L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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L’excision, un danger permanent

Les mots des maux

L’excision, un danger permanent

Excision et infibulation ne sont pas simplement que des mots. Ils évoquent la douleur. Ces mots se conjuguent au maux. Violence faite à la femme, l’excision se définit comme la mutilation génitale féminine. Il existe trois grands types : l’excision “simple”, complète et l’infibulation. L’excision simple consiste à enlever le capuchon (prépuce) qui recouvre le clitoris. Appelée Sunna ou excision symbolique, elle peut consister à couper la membrane du clitoris ou à inciser le clitoris. Quant à l’excision “complète”, elle consiste à couper le clitoris et les petites lèvres, la plus courante, cette forme est encore appelée clitoridectomie.
L’infibulation ou excision pharaonique pratiquée depuis plusieurs siècles en Egypte, consiste à couper le clitoris et les petites lèvres puis à coudre ensemble les grandes lèvres en ne laissant qu’un petit orifice pour l’évacuation de l’urine et l’écoulement du sang menstruel. Les conséquences de l’excision sont énormes. En effet, la plupart des fillettes excisées sont marquées à vie dans leur chair et dans leur esprit. Nombreuses sont les victimes qui ne savent pas que leurs problèmes physiques et psychiques sont directement liés à l’excision. Elles ne peuvent oublier le traumatisme et la douleur. Beaucoup de petites filles décèdent des suites du choc, de la douleur insoutenable ou d’une hémorragie.
Nombre d’entre elles souffrent toute leur vie de douleurs chroniques d’infections internes, de stérilité ou de dysfonctionnements rénaux chez les femmes ayant subi une infibulation, l’évacuation de l’urine et l’écoulement du flux menstruel ne se .faisant que difficilement. Lors des accouchements, l’excision est à l’origine de graves complications, qui coûtent souvent la vie à la mère ou l’enfant. Des rapports sexuels sont pour beaucoup de femmes (pour les hommes aussi d’ailleurs, une véritable torture. Les Mutilations génitales féminines (MGF) sont pratiquées dans 28 pays africains. On estime à 130 millions le nombre de fillettes et de femmes excisées. Et au moins 2 millions de fillettes par an risquent de les subir sous une forme ou une autre.

Boureima SANGA

Sidwaya du 26 avril 2007



25/04/2007
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