L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Le fonds commun divise les travailleurs du Trésor

Syndicat des agents du Trésor

Le fonds commun divise les travailleurs

 

Le Syndicat des agents du Trésor du Burkina (SATEB) a tenu une Assemblée générale qui a connu une forte participation des travailleurs de l'institution le mardi 23 juillet 2007, à la Bourse du travail à Ouagadougou. Fait majeur de cette rencontre vespérale qui s'est terminée en queue de poisson, les agents communaux et les contractuels du Trésor se sont opposés aux agents spécifiques qu'ils accusent de vouloir les écarter du partage du fonds commun.

 

C'est autour de 18 heures que les agents du Trésor, tous statuts et catégories confondus, ont pris place dans la salle de conférences de la Bourse du travail pleine à craquer. Après des slogans de mobilisation, les premiers responsables du Syndicat des agents du Trésor du Burkina (SATEB) ont pris la parole pour camper le décor de la rencontre avec pour ordre du jour : "Grève du 18 juillet 2007 ; compte rendu de la rencontre avec le ministre sur le fonds commun et divers".

Au sujet de la grève générale des travailleurs du 18 juillet 2007 contre la vie chère (principalement le prix de l'essence) et les atteintes aux libertés syndicales, il a été expliqué aux militants que la structure n'ayant pas pu signer le préavis de grève, n'a pas voulu entraîner les agents dans cette manifestation par mesure de prudence.

Ce sujet rapidement évacué, c'est la question du fonds commun qui a déchaîné les passions et a laissé apparaître, paradoxalement, une division profonde dans la salle.

D'un côté, les agents communaux et les agents contractuels du Trésor accusaient les agents spécifiques, c'est-à-dire ceux issus de l'Ecole nationale des régies financières (ENAREF) de vouloir les écarter injustement du partage du "gombo". Ces derniers pour leur défense estiment que les textes qui définissent les emplois spécifiques au sein du ministère de l'Economie et des Finances ne sont pas de leur fait. Le bureau du SATEB, qui défend la position des agents spécifiques, pense que la diversité de la grande famille du Trésor est une richesse, mais ne doit pas empêcher le respect des statuts et celui de la hiérarchie.

 

Pas question de discriminer

 

Pour le chauffeur Tégawendé Sawadogo, soutenu par beaucoup de ses camarades, le syndicat va au-delà de sa sacro-sainte mission qui est de défendre les intérêts moraux et matériels de tous les travailleurs sans distinction.

"Si vous êtes là seulement pour les grands en voulant brimer les petits, vous n'avez pas votre raison d'être", a-t-il lancé aux leaders syndicaux. L'inspecteur du Trésor Michel Naon, en service à la mairie de Ouagadougou, ne dit pas le contraire.

Selon lui, le fonds commun est le fruit du dur labeur des agents dits spécifiques, des communaux, et de tout le personnel de soutien. C'est sur la base des recettes recouvrées qu'on leur alloue ce fonds comme prime d'encouragement. Il n'est donc pas question de faire de la discrimination dans le partage.

A l'en croire, 60% dudit fonds est réparti équitablement et le partage des 40% restants, tient compte des catégories et de l'ancienneté de l'agent.

C'est donc dans une atmosphère pour le moins surchauffée que les échanges ont eu lieu sans pouvoir concilier les deux camps dont les positions étaient, on ne peut plus, tranchées. Sachant que rien de productif ne pouvait se faire dans ces conditions, les responsables du SATEB ont levé la séance. Malheureusement, ils n'ont pas voulu se prêter à nos questions sur-le-champ et leur promesse de nous contacter hier à 12 heures pour nous donner des éclairages n'a pas été tenue pour des raisons que nous ignorons.

Il faut regretter au passage le comportement digne  de loubards de certaines personnes présentes lundi soir à la Bourse du travail. En effet, d'aucuns n'ont pas trouvé mieux à faire que de tomber à bras raccourcis sur l'équipe de reportage de l'Observateur, traitée de tous les noms d'oiseaux, quand elle a voulu, par souci d'équilibre et d'équité, avoir leur son de cloche sur le problème.

Qu'à cela ne tienne, nous souhaitons vivement qu'un modus vivendi soit trouvé pour que la quiétude revienne dans cette régie indispensable à notre économie.

Il convient de souligner que le secrétaire général du Syndicat autonome des agents du ministère des Affaires étrangères (SAMAE), Désiré Boniface Somé, et son adjoint, Mamadou Ilboudo, sont venus solliciter la solidarité de leurs camarades du SATEB. Ces responsables du SAMAE les ont en outre informés qu'aujourd'hui ils seraient en audience pour les trois (3) requêtes auprès du tribunal administratif de Ouagadougou. Ce sont le sursis à exécution ; l'annulation pure et simple des sanctions et l'annulation des blâmes et avertissements contre les militants du SAMAE.

 

Abdou Karim Sawadogo

L’Observateur Paalga du 25 juillet 2007



25/07/2007
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