L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Le Premier ministre supervise l'oral des ministres à l'AN

Assemblée nationale

Le Premier ministre supervise l'oral des ministres


Cinq questions orales sans débat ont été posées au gouvernement de Tertius Zongo le 9 novembre 2007. Cet exercice a vu la présence du Premier ministre lui-même, aux côtés de ses ministres. En la matière, c'est une première.

Les ministres en charge de la sécurité foncière, de l'environnement, de l'enseignement supérieur étaient face aux députés le 9 novembre 2007. Le Premier ministre a justifié sa présence par le fait que la question orale n'engageait pas que le ministre concerné, mais plutôt le gouvernement auquel il appartient. A ce titre, en tant que chef du gouvernement, sa place est aux côtés des membres du gouvernement.

La représentation nationale voulait des réponses sur la récurrence des conflits fonciers en milieu rural et aux mesures envisagées, le bilan chiffré des campagnes de reboisement, les mesures pour combattre l'insécurité routière. La dernière question a été adressée au ministre Joseph Paré des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique sur les retards pris dans les chantiers des cités universitaires et leurs conséquences.

Le ministre Paré a expliqué le retard pris par le chantier de la cité de Kossodo où 750 lits sont prévus. L'entreprise en charge des gros oeuvres , notamment les 4 pavillons, est à 70 % de taux d'exécution. Des problèmes d'approvisionnement en matériaux et d'organisations seraient à l'origine du retard. Le ministre Paré a rappelé l'implication du chef du gouvernement dans ce dossier. La fin des travaux est prévue, selon le ministre, au 31 décembre 2007. L'université Ouaga II sera finalement construit dans la zone de Gonsé à Lilgou sur un espace de 30 000 ha.

Pour ce qui est des mesures palliatives, le ministre Paré a annoncé que le site du SIAO et le centre de formation de la CNSS basé à Tampouy seraient requis. L'université de Ouahigouya et de Fada ne sont pas encore en chantier.

Le ministre des Transports a été interpellé sur les accidents que causent les véhicules de transport de bois de chauffe en ville, et les véhicules sans plaques d'immatriculation. Gilbert Ouédraogo a rappelé la réglementation en vigueur en matière de circulation en agglomération. En ville, la limite autorisée est de 50 km/h. La circulation des camions de bois est régie, selon lui, par un raabo de 1989. Toute chose qui fait dire au ministre qu'il y a lieu de relire ce texte au vu des changements survenus dans les villes comme Bobo et Ouagadougou.

Sur les plaques d'immatriculation, le ministre a annoncé la tenue par son département de missions foraines afin de permettre à tout propriétaire de véhicule sur le territoire national d'être en règle et d'éviter l'engorgement des directions régionales. C'est l'objectif du guichet unique qui permet à tout véhicule qui quitte la douane d'être totalement en règle. En matière de sécurité routière, le département des transports a expliqué son dispositif qui consiste à la sensibilisation (surtout des jeunes usagers de la route), à la dissuasion et à la répression, en concertation avec les forces de sécurité.

Le ministre de l'Environnement et du Cadre de vie, Laurent Sedogo, a expliqué aux députés la philosophie de l'éco-citoyenneté qui vise l'implication réelle et la responsabilisation des acteurs. Un travail de suivi et de planification est fait depuis trois ans. Environ 7 millions de plants ont été mis en terre, et le taux de reprise serait de 50% , vérification faite après la saison des pluies.

Sur la suspension de la production du charbon, le bilan fait par le ministre laisse entendre que le problème écologique est jugulé, reste que des discussions se poursuivent entre les acteurs de la filière pour une meilleure gestion des ressources. Un office est en gestation pour s'occuper de toutes ces questions.

Le ministre délégué à l'Agriculture et celui en charge de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, Boukari Maïga et Clément Sawadogo, se sont expliqués sur la solution à l'insécurité foncière. Le plan national d'aménagement du territoire en cours d'élaboration a été présenté comme une solution, toutes les réformes précédentes ayant montré leurs limites. Une loi sur la politique de sécurisation foncière est également en vue pour tenter de régler les questions de propriété et d'aménagement.

Les débats ont été suivis par 61 députés. On a noté 14 absents et 10 procurations. L'hémicycle était amputé des membres de la commission Finance et Budget, en retraite à Tenkodogo sur le budget 2008.

Par Abdoulaye TAO

Le Pays du 12 novembre 2007



12/11/2007
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