L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Le RPN exclu des émissions et tranches spéciales

Législatives 2007

Le RPN exclu des émissions et tranches spéciales

Le Conseil supérieur de la communication (CSC) a organisé dans l'après-midi du 5 avril 2007 à Ouaga le tirage au sort de l'ordre de passage des candidats dans les médias publics pour les élections législatives du 6 mai 2007. Fait notable dudit tirage, l'exclusion du Rassemblement politique nouveau (RPN) de Harouna Dicko des émissions et tranches spéciales du CSC. Ce parti a la particularité de ne présenter des candidats que sur la liste nationale.

Dans le souci de favoriser un égal accès aux médias publics de tous les partis, surtout durant la période de campagne électorale, le Conseil supérieur de la communication (CSC) a conçu des émissions et des tranches spéciales. Pour la campagne électorale des législatives du 6 mai qui s'ouvre le 14 avril prochain pour une durée de 3 semaines, l'instance de régulation a "ressuscité" lesdites émissions et tranches spéciales diffusées à la Télévision nationale, à la Radio nationale, à la Radio rurale et dans le quotidien d'Etat Sidwaya. Les tranches spéciales dont il est question sont des temps d'antenne de 10 mn accordés à chaque parti pour délivrer son message à l'électorat par l'intermédiaire de la Télévision et de la Radio nationales. Pour la durée de la campagne, chaque parti a droit à 3 passages, soit au total 30 mn. L'appellation émissions spéciales regroupe 3 types d'émissions diffusées à la Télévision nationale, à la Radio nationale, à la Radio rurale et dans le quotidien Sidwaya. La première émission a pour nom "Les 5 mn du parti" et consiste à recevoir en direct au cours de journaux d'informations générales en français et en langues nationales un parti ou un regroupement de partis politiques. Elle se compose d'une phase en français diffusée sur les antennes de la Télévision et de la Radio nationales et d'une autre en langues nationales diffusée à la Radio rurale et lors des sessions d'informations en langues nationales de la Télévision nationale. La latitude est laissée aux partis politiques de choisir les langues nationales dans lesquelles ils veulent faire passer leur message parmi, bien sûr, la panoplie de langues utilisées sur ces médias.

Le RPN out comme le 28 mars dernier

La deuxième émission spéciale s'intitule "Au coeur des législatives". Elle consiste en des débats regroupant un certain nombre de partis politiques, au cours desquels chaque parti expose son programme. L'émission est diffusée en synchronisation avec la Radio nationale. La troisième et dernière émission est les interviews à Sidwaya avec des questions posées à chaque parti par 2 journalistes et les réponses sont publiées dans les colonnes du journal. Durant toute la campagne, chaque parti sera soumis à 3 reprises à cet exercice. Pour déterminer l'ordre de passage des partis à ces différentes émissions et tranches spéciales, l'instance de régulation a organisé, dans l'après-midi du 5 avril à Ouaga, un tirage au sort. Ce sont les représentants des partis en lice qui ont déterminé les différents ordres. Initialement le tirage devrait concerner 48 partis, formations et regroupements de partis politiques, mais il n'a concerné que 47. Le Rassemblement politique nouveau (RPN) de Harouna Dicko, bien que figurant sur la liste communiquée par la CENI, n'a pas été pris en compte. La raison est que ce parti se présente sur la liste nationale et dans aucune province, qui est la circonscription électorale.

6 tirages en 1 heure

Toute chose qui a valu également, l'on se rappelle, l'exclusion de ce parti du bulletin de vote unique définitivement établi après le tirage au sort du 28 mars dernier. Successivement, et durant une heure d'horloge, l'ordre de passage a été établi au cours de 6 tirages. On note qu'aux tranches spéciales, le PAREN ouvre le bal à la télévision et le parti CFDB le ferme. A la radio, c'est l'inverse concernant toujours les tranches, et c'est ce dernier parti qui passe le premier et le PAREN en dernière position. Au niveau des émissions spéciales audiovisuelles, le PFID est premier aux "5mn du parti" dans la phase en français, et l'ADR est dernière. Dans la phase en langues nationales, le CDP ouvre les antennes le premier et l'UNIR/MS les ferme. Six groupes de partis ont été formés (5 de 8 partis et 1 de 7) pour passer "Au coeur des législatives" et dans les interviews à Sidwaya. Au niveau de la première émission, l'ADF/RDA, le CNC, la LCR, le PAREN, le PPECN, l'UDPS, l'UFP et l'USB forment le premier groupe. L'ACP, le MPF, le PDP/PS, le PPRN, le PSU, l'UNDD et l'UNIR/MS constituent le 6e et dernier groupe qui doit passer. Pour les interviews dans Sidwaya, le CNR/MS, le GDP, la LCB, l'ODT, le PFID, le PSU, le RDEB et l'UNIS sont les partis qui répondront en premier aux questions du quotidien d'Etat. L'ACP, l'ADR, le PCP Faso, le PPECN, l'UNDD, l'UNIR/MS et l'UPD le feront en dernière position. Concernant toujours Sidwaya, le tirage au sort pour le passage dans les colonnes pour exposer les programmes a donné dans l'ordre le MUPDP en première position et le MTP en dernier lieu. Avant le tirage proprement dit, le président du CSC, Luc Adolphe Tiao, a fait savoir la volonté de l'instance de régulation d'assurer, autant que faire se peut, un égal accès aux médias publics et l'équité dans la couverture des activités politiques. A cette fin, Luc Adolphe Tiao a fait part à l'assistance d'une proposition du CSC, qui sera étudiée avec les responsables des médias publics, de plafonner, à l'avenir, la couverture des activités par parti. Le président du CSC n'est, jusque-là, pas satisfait de la couverture des activités telle que faite, même si, a-t-il relevé, le principe de l'égal accès aux médias publics est respecté. Luc Adolphe Tiao a invité les partis à tout mettre en oeuvre pour que leurs activités durant la campagne puissent être couvertes correctement. Pour cela, les partis ont été invités à faire parvenir leurs programmes aux organes de presse au moins 72 heures avant. La visibilité des activités dépend des partis car le CSC ne peut pas l'inventer, a fait savoir Luc Adolphe Tiao.

Séni DABO

Le Pays du 10 avril 2007



10/04/2007
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