L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Le stade Wobi pour le bouquet final pour la renaissance démocratique

20e anniversaire de la renaissance démocratique

Le stade Wobi pour le bouquet final

 

Pour la clôture des manifestations marquant les 20 années de sa prise du pouvoir, Blaise Compaoré a choisi la ville de Sya pour faire un show à l’américaine. Bain de foule, adresse aux «partisans» dans une aisance sans pareil, prestation d’artistes de renom et feu d’artifice ont été les temps forts de cette célébration, qui s’est déroulée dans un stade Wobi plein comme un œuf.

 

C’est peu après 16 heures que le chef de l’Etat, vêtu d’une simple chemise aux manches longues fourrée dans un pantalon kaki et qui avait visiblement fière allure en cet après-midi du dimanche 21 octobre 2007, fit son apparition au stade Wobi sous les ovations du public. Il eut juste le temps de serrer la main à quelques rares personnalités qui l’attendaient au bas de la tribune avant d’embarquer dans son véhicule décapotable pour un tour de piste. L’occasion est alors pour Blaise Compaoré de mesurer l’ampleur de la mobilisation en ce 20e anniversaire de la renaissance démocratique au Burkina, et aussi de tester sa popularité dans cette ville aux multiples facettes. Pour un grand coup politique, c’en était vraiment un avec ces milliers de personnes massées dans les tribunes et scandant à tue-tête «Blaise Compaoré» au passage du véhicule. Le bain de foule n’aura duré qu’un quart d’heure environ avant que le président du Faso  prenne place à la tribune officielle, à côté de son épouse. Des présidents d’institutions, des membres du gouvernement, des autorités politiques, administratives, religieuses et coutumières avaient également effectué le déplacement au stade Wobi, devenu trop exigu pour la circonstance. Les choses sérieuses pouvaient alors commencer avec le discours de bienvenue de Barro Dianguinaba lu par Seydou Traoré des ABC. Puis, suivra l’intervention du chef de l’Etat, qui a été principalement axée sur la notion de liberté. Car, dira-t-il, «Nous sommes désormais conscients que notre destin doit être construit sur la base de la liberté». Et pour ceux qui s’attendaient à un discours de bilan des 20 années du pouvoir de Blaise Compaoré, ils devront encore patienter, car pour le tombeur de Thomas Sankara, «Nous avons vécu la plupart, ces 20 dernières années au Burkina Faso et nous avons vu les évolutions». Une façon pour le président du Faso d’inviter ses partisans comme ses contempteurs à se référer aux réalisations effectuées durant sa gestion du pouvoir d’Etat. L’homme qui affichait une certaine sérénité semblait plus optimiste que jamais lorsqu’il disait ceci : «Le Faso sera encore plus beau demain. Je voudrais vous remercier pour cette mobilisation et je suis sûr que l’avenir nous appartient parce que nous sommes nombreux, nous sommes la majorité». Mais pour Blaise Compaoré, le succès passe par la liberté qui, dit-il, est une denrée rare que chacun doit travailler à  renforcer et à élargir pour d’autres victoires, les années à venir. Et c’est dans une telle atmosphère que le président du Faso s’empressera de décocher des flèches à l’opposition pure et dure, à ceux qu’ils qualifient d’aigris. Et de conclure : «Sur notre chemin, nous avons croisé des ennemis politiques, nous avons croisé des aigris. Et lorsqu’un mouvement aussi puissant que celui que nous vivons depuis 20 ans, ce mouvement doit avoir dans son coffre-fort arrière, les aigris, c'est-à-dire tout ce qui ne sert pas à l’avancement du pays». Après ce discours, qui aura duré vingt minutes environ, le stade Wobi se transformera en un temple de la culture africaine. L’entrée en scène des artistes commencera d’abord par DJ YAYOUSS, avec son morceau «Burkina Faso», qui fera chavirer de bonheur le public. Puis, suivront Jah Verity, Bézou, Améty Méria, DJ Lewis, Yeelen, l’Ensemble instrumental du Mali, Extra musica, Meiwey. Et c’est avec le groupe Magic Système que le spectacle prendra fin, sous un ciel illuminé par un feu d’artifice.

 

Jonas Apollinaire Kaboré

L’Observateur Paalga du 23 octobre 2007



23/10/2007
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