L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Les Burkinabè plus virevoltants en lutte traditionnelle

Festival international de lutte de Tougan

Les Burkinabè plus virevoltants

 

La 6e édition du festival international de lutte traditionnelle, chants et danses du Sourou s’est déroulée le samedi 5 avril dernier à Tougan. Initié par la députée Saran Séré, ledit festival a réuni dans l’arène du stade Sangoulé-Lamizana les lutteurs burkinabè, sénégalais, togolais et nigériens, avec comme «guest star»,  le président du Parlement de la CEDEAO, le nigérien Mahamane Ousmane. Au terme des combats qui se sont achevés presque dans l’obscurité, l’équipe du Burkina est sortie victorieuse devant le Sénégal.

 

Quand on dit lutte traditionnelle au Burkina, on voit forcément le pays san (dans la boucle du Mouhoun). Là-bas, la lutte est ce que le football est au Brésil. Et pour magnifier cette discipline sportive qui passe pour être une valeur culturelle sûre dans le Sourou, la députée Saran Séré y a lancé un festival. Pour sa 6e édition, cette rencontre culturelle a drainé dans la cité de Tougan un monde fou. A la présence des fils de la région on ajoutait également celle d’autorités politiques de haut rang. Il n'y a qu’à voir le déplacement effectué par le président du Parlement de la CEDEAO, Mahamane Ousmane, assemblée dans laquelle madame Séré est membre. Ses collègues parlementaires de l’AN et de la CEDEAO y étaient aussi, en plus de quelques membres du gouvernement.

Pour la promotrice, il s’agit de sauvegarder la culture en donnant à la jeunesse les moyens de la valoriser. Ce qui n’était pour elle qu’une ambition est devenue aujourd’hui une réalité pour traduire l’intégration des peuples dans notre espace communautaire. Le président Mahamane Ousmane dira dans le même sens que le festival permet aux différents pays de se découvrir.

Place à la lutte ; il y avait 2 catégories : une compétition interprovinces en individuel et une autre internationale en équipe. Chez les locaux et en Dames, c’est Anne Toé qui s’est adjugée la première place lui conférant le droit d’obtenir une moto JC Best. Mais la meilleure lutteuse de la soirée a été Ki Rolande du Nayala.

Chez les locaux hommes, Badi Zan, gagnant de la moto Kaizer, n’a fait cadeau à aucun de ses adversaires. Denis Toé et François Drabo en ont fait les frais.

Dans le pool international, les empoignades étaient de taille. Les Sénégalais, en verve, ont failli passer tout le monde à tabac. Il a fallu un Hermann Kouané des grands jours pour leur tenir tête. Même Athanase Moussiané n’a pas pu résister d’entrée devant un remuant Adama Diouf. Heureusement que la victoire finale était calculée en fonction du nombre de combats gagnés par les éléments d’une même équipe. Et dans ce calcul, les Burkinabè (500 000 F) sont passés respectivement devant les Sénégalais (400 000 F), les Togolais (300 000 F) et les Nigériens (250 000 F).

Les oppositions ont été si rudes que le soleil s’est couché sur le stade Sangoulé avant la fin du tournoi. Malgré l’arène peu éclairée et une foule immense, l’on a pu boucler toutes les oppositions. Signalons que Hermann Kouané s’est adjugé le prix du meilleur international et Adama Diouf, le meilleur jeune.

La Côte d’Ivoire s’est retrouvée bloquée à l’aéroport et n’a pas pu regagner Tougan.

 

Kader Traoré

L’Observateur Paalga du 8 avril 2008

 

Les prix spéciaux

 

-    Meilleur international homme : Hermann Kouané (Burkina) : 250 000 F

-    Meilleur jeune international: Adama Diouf (Sénégal) : 150 000 F

-    Meilleure lutteuse dame : Ki Rolande (Nayala) : 100 000 F



07/04/2008
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