L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

L'Heure     du     Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

Les militaires se font de nouveaux menaçants

Une Lettre pour Laye du 5/10/2007

 

Cher Wambi,

 

Bien sûr qu'au village les paysans ne désespèrent pas de recevoir l'ultime pluie par laquelle s'accomplira certainement la volonté divine de nourrir à satiété tous les êtres.

Ici, à Simonville, la trêve des pluies observée ces jours-ci inquiète, certes, mais les sorciers du ciel demeurent, eux, optimistes et confiants.

Car  l'histoire est pleine d'enseignements :

en octobre 2002, en effet, 39,4 mm d'eau étaient tombés sur la capitale en 5 jours, dont la dernière pluie le 25 octobre ;

en octobre 2003, 54,5 mm en 5 jours dont la dernière pluie le 26 octobre ;

en octobre 2004,  16,3 mm en 2 jours dont la dernière pluie le 22 octobre :

en octobre 2005, 21,9 mm en 2 jours dont la dernière pluie le 03 octobre ;

en octobre 2006, 32,3 mm en 7 jours dont la dernière pluie le 25 octobre,

ce qui me conforte dans l'idée que, cher cousin, l'espoir reste permis ; même si la cause semble déjà entendue pour la moitié Nord du Burkina, à en croire les services de l'ASECNA.

En attendant, cher Wambi, ainsi se présentent les relevés pluviométriques de la semaine du jeudi 27 septembre au mercredi 3 octobre 2007 dans nos différentes stations : Dori = traces ; Ouahigouya = traces ; Ouagadougou-aéro = 4,5 mm ; Dédougou = 4,6 mm ; Fada N'Gourma = 5,1 mm ; Bobo-Dioulasso = 13,8 mm ; Pô = 11,9 mm ; Gaoua = 20,7 mm ; Bogandé = 6,5 mm.

 

Cher Wambi, tu te rappelles sans doute les affrontements entre militaires et policiers, qui ont fait quelques morts fin décembre 2006 et qui avaient débouché sur une fronde dans les garnisons de Ouagadougou, de Bobo-Dioulasso et de Kaya. La fureur militaire avait fort heureusement été contenue moyennant la satisfaction de certaines revendications d'une Grande Muette devenue trop bruyante et le calme était revenu dans les rangs. Tant bien que mal.

Mais les comptes sont à peine soldés que de nouveau on entend une rumeur diffuse monter des casernes sans qu'on puisse encore en connaître les raisons et l'intensité.

Une chose est sûre : une commission composée d'une douzaine d'officiers supérieurs et de représentants de la troupe a été installée il y a quelque temps pour passer en revue les différents points de revendications, mais après trois ou quatre rounds de négociations, ils seraient tombés d'accord sur leur désaccord.

Le fil du dialogue semble donc rompu, cher cousin, et les troufions projetteraient de se retrouver le dimanche 7 octobre 2007 à la Maison du combattant pour décider de la suite des événements.

A l'heure où je t'écris, je ne sais pas si cette réunion des bérets rouges aura effectivement lieu ou si la velléité a été interdite ou tuée dans l'œuf, mais certains se faisaient déjà, et de nouveau, menaçants.

La question que l'on peut en tout cas se poser est de savoir si cette grogne est le fait d'éléments isolés ou si elle est plus générale et surtout s'il y a un lien quelconque avec la commémoration du 20e anniversaire du 15-Octobre qui, comme chacun le sait, divise la société burkinabè.

 

Cher cousin, ce vendredi 5 octobre 2007 est commémorée la Journée mondiale des enseignants.

Intervenant aux lendemains de la rentrée scolaire et universitaire, elle offre l'occasion aux autorités en charge des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique de décerner des distinctions à certains enseignants dans l'Ordre des Palmes académiques.

Aujourd'hui, ils sont une centaine de récipiendaires qui arboreront leurs médailles à partir de 9h00, au cours d'une cérémonie prévue face à l'immeuble abritant les ministères en charge de l'Education à Ouagadougou.

La liste des impétrants est si longue que je ne puis la reproduire pour toi, cher cousin, mais sache seulement qu'elle découle du Décret n° 2007/574/PRES/GC, portant nomination à titre normal dans l'Ordre des Palmes académiques à l'occasion du 11 décembre 2007, pris par le président du Faso, Blaise Compaoré.

Nul doute que tu sauras joindre ta voix à la mienne pour présenter tes félicitations aux heureux récipiendaires.

 

Cher Wambi, les enfants veulent gâter la fête à l'Université de Ouagadougou. Alors que plus d'un nourrissaient le secret espoir que les étudiants participeraient massivement aux manifestations commémoratives de la Journée mondiale des enseignants ce vendredi 5 octobre, ne voilà-t-il pas en effet que certains ont fait le triste choix de réveiller les vieux démons dans ce controversé temple du savoir.

Et ce n'est ni plus ni moins qu'une déclaration de guerre qu'ils ont faite aux enseignants de la Géo1.

Dans quel monde sommes-nous, cher cousin ?

La question en tout cas mérite d'être posée à la lecture de cette fatwa estudiantine, affichée dans tous les amphis.

 

"Aux enseignants de la Géo1.

Ceci est une invitation à la méfiance : nous vous savons très forts, mais ce n'est pas la fin du monde.

Nous avons trop encaissé et l'heure de la vengeance va bientôt sonner et cela dépendra de vous : ceux parmi vous qui désirent survivre survivront, et vice versa, car nous serons les martyrs et vous les victimes. Vous vous croyez des dieux, mais des dieux mortels comme nous autres.

Sachez que vous n'êtes pas cachés dans ce petit Burkina et de surcroît à Ouaga, vos entrées et sorties sont dans nos mains et vos familles sous nos yeux, parce que vous nous remuez le couteau dans la plaie.

Nous nous côtoyons tous les jours, parce que nous avons des associés parmi vous qui sont vos proches collaborateurs, bref...

Ce que nous vous demandons sans négociation :

- nous devons être traités comme tous les autres étudiants;

- nos copies doivent être remises ;

- pas de P.-V. sans la remise des copies et la recomposition des deux devoirs boycottés.

Si vous croyez que nous plaisantons, essayez, et vous serez convaincus pour la première fois.

 

Juste un joli petit FEU pour endeuiller des familles.

ANEB, vous marchez de paire avec eux, mais vous serez servis.

 

C'est juste le début.

Merci pour votre compréhension".

 

Eh bien, cher cousin, la réaction du corps professoral ne s'est pas fait attendre. Le Syndicat national autonome des enseignants-chercheurs (SYNADEC) a donc saisi la balle au bond pour stigmatiser la  propension trop grande de certains étudiants à rejeter la responsabilité de leur insuffisance de travail, voire de leur échec, sur les professeurs, dont ils contestent l'autorité.

Je ne t'en dirai pas plus, cher cousin, écoute seulement la voix des enseignants, qui prennent l'opinion nationale à témoin :

 

"Quelle journée pour les enseignants du supérieur du Burkina ?

 

L'Internationale de l'éducation a encore retenu pour cette année, 2007, le thème suivant : "des enseignants de qualité pour un enseignement de qualité". Le message de cette année insiste particulièrement sur les conditions de travail des enseignants. Les politiques sont invités à créer de meilleures conditions de travail pour les personnels de l'éducation et d'études pour les étudiants.

Cependant, depuis plusieurs années, les conditions de travail et d'études se sont sensiblement dégradées au Burkina et finalement, ce sont les principaux acteurs de l'éducation qui s'opposent sinon s'affrontent quand vient l'heure de la vérité, c'est-à-dire l'heure des délibérations. Devant les difficultés multiples qu'ils rencontrent dans leurs études, une certaine catégorie d'étudiants, à la recherche de la réussite sans effort et du bonheur idyllique, élargissent le cercle de leurs ennemis jusqu'à inclure les enseignants, qui apparaissent rapidement comme leurs cibles à abattre. Faut-il considérer qu'ils se trompent d'ennemis ? En tous cas, les enseignants ne sont plus considérés comme des maîtres spirituels, ces autorités morales incontestées auxquelles on entend se référer pour se projeter dans l'avenir. Nous évoluons dans une crise de la société où l'éducation s'est délogée de la famille pour se réfugier on ne sait où. Les parents ont voulu la loger exclusivement à l'école, destinée à façonner et à modeler les prodiges des familles; certes, l'école joue ce rôle dans les pays où l'on cultive les valeurs cardinales du travail et de la probité morale. Au Burkina, l'éducation "a foutu son camp" de l'école pour se retrouver dans la rue. Car, à l'école burkinabè, représentée ici par l'université, l'enseignant devient objet de mépris, de suspicion et de contestation avec la condescendance la plus déplorable. Méprisés et contestés, les enseignants sont simplement érigés en véritables ennemis sur qui bien des étudiants rejettent la responsabilité de leur insuffisance de travail. C'est donc désormais la méchanceté des enseignants qui justifie l'échec !

Face à l'angoisse de l'échec, les pressions, la suspicion et les menaces exercées sur les enseignants sont des phénomènes récurrents à l'Université de Ouagadougou. Pour mémoire, nous n'en citons que les plus récents :

- en août 2005, le chef du département de géographie recevait une menace de la part des étudiants ;

- un an plus tard, le président de jury de 1re année d'histoire, qui avait décelé des irrégularités dans la liste des étudiants et exigeait que ceux qui étaient en situation douteuse justifient de leurs inscriptions administrative et pédagogique, s'était vu traiter de "bâtard" et menacé de mort ;

- dans la nuit du 31 juillet au 1er août 2007, des étudiants de l'Institut des sciences (IDS) ont séquestré l'administration et les enseignants, en délibérations, pour obtenir des résultats de leur désir et non des résultats sanctionnant leur niveau de connaissance réel ;

- il y a seulement une dizaine de jours, pendant que nous nous débattions entre corrections des copies et délibérations, la menace a de nouveau plané sur les enseignants de 1re année de géographie en des termes si durs qu'ils perturbent le climat de quiétude qui doit caractériser l'activité académique.

Les enseignants ont besoin de quiétude, de liberté de jugement pour la transmission du savoir et de la liberté de sanction comme acte pédagogique vis-à-vis des étudiants. Toute pression, d'où qu'elle vienne, est contraire à la déontologie de leur métier !!!

La menace actuelle, qui vise des enseignants et leurs familles, atteste de l'insécurité à la fois psychologique et physique dans laquelle nous menons notre métier et des risques que nous encourrons dans la poursuite de l'acte pédagogique.

Nous voulons bien commémorer année après année des journées  à notre intention. Mais bien plus, nous voulons que la société-si elle a une conscience collective tournée un tant soit peu vers l'avenir de ses enfants-nous aide à l'aider dans des aspects indispensables à la formation de ses futurs dirigeants.

Confrontés directement à la réalité du terrain, nous faisons écho de certaines de nos préoccupations, qui débordent largement les compétences de la communauté des enseignants. Où allons-nous si des enfants, pendant le temps fort de leur apprentissage, découvrent l'efficacité d'une forme de dictature et de chantage comme arme de réussite scolaire au détriment de l'acquisition objective du savoir ? Quel type de cadres voulez-vous pour la société de demain ?

Le Syndicat national autonome des enseignants-chercheurs (SYNADEC) stigmatise de telles menaces, qui n'honorent aucunement les cadres burkinabè de demain, que nous nous efforçons de former dans des conditions très difficiles de traitement salarial qui nourrit à peine nos familles et de précarité du cadre du travail. Il condamne vigoureusement des comportements de ce genre et n'acceptera jamais que les enseignants deviennent les victimes innocentes de la forfaiture d'une certaine catégorie d'étudiants "cartouchards" souffrant d'une insuffisance notoire de travail dont les enseignants ne sauraient être tenus pour responsables.

 

Pour le SYNADEC

Le Secrétaire général

Magloire Somé"

 

Tu t'en souviens, cher cousin, à la faveur du remaniement ministériel de juin, Filippe Sawadogo, alors ambassadeur du Burkina Faso en France, s'est vu confier les rênes d'un superministère, si j'ose dire :

celui de la Culture, du Tourisme et de la Communication, qui, auparavant, se décomposait en deux départements bien distincts. C'est ainsi que Filippe s'est retrouvé avec deux secrétaires généraux, deux directeurs des affaires administratives et financières (DAAF), deux directeurs des Ressources humaines (DRH), deux directeurs de la communication et de la presse ministérielle (DCPM), et j'en oublie.

Un bicéphalisme qui, si j'en crois ceux  qui rodent aux alentours du cabinet, avait fini par handicaper Filippe le revenant dans sa nouvelle mission, et créer des conflits de compétence.

Ces bicéphalismes, depuis mercredi dernier, appartiennent à la préhistoire, puisque l'hebdomadaire conseil des ministres a enfin tranché.

Tu l'as certainement déjà appris, depuis ce mercredi 3 octobre 2007, au titre du ministère de la Culture, du Tourisme et de la Communication :

- M. Souleymane Ouédraogo, Mle 04317 C, professeur certifié, 3e classe, 5e échelon, est nommé secrétaire général ;

- Mme Aminata Ouédraogo/Bakayogo, Mle 18095 W, conseiller de presse et techniques de l'information, 2e classe, 9e échelon, est nommée conseiller technique ;

- M. Désiré Clément Conombo, Mle 18410 U, conseiller des affaires culturelles, 1re classe, 14e échelon, est nommé conseiller technique

- M. Abdoulaye Sankara, Mle 18073 B, administrateur des services touristiques et hôteliers, 1re classe, 13e échelon, est nommé conseiller technique ;

- M. Salifou Belem, Mle 22094 C, conseiller de presse et techniques de l'information, 1re classe, 13e échelon, est nommé inspecteur technique ;

- M. Marcel Toé, Mle 13432 K, conseiller en sciences et techniques de l'information et de la communication, 2e classe, 9e échelon, est nommé directeur général des centres émetteurs ;

- M. Désiré Ouédraogo, Mle 28937 G, conseiller des affaires culturelles, 1re classe, 11e échelon, est nommé directeur des études et de la planification ;

- M. Halidou Nigna, Mle 26740 U, administrateur civil, 1re classe, 12e échelon, est nommé directeur de l'administration et des finances;

- M. Hamadou Congo, Mle 25898 F, conseiller en gestion des ressources humaines, 1re classe, 3e échelon, est nommé directeur des ressources humaines ;

- Mme Régina Ouattara, Mle 29428 R, conseiller de presse et techniques de l'information, 1re classe, 11e échelon, est nommée directrice de la communication et de la presse ministérielle.

Bref, ce sont là, cher cousin, les premières nominations sous le règne de Filippe Sawadogo au département de la Culture, du Tourisme et de la Communication.

Car, de sources généralement bien informées, une nouvelle direction pourrait bientôt voir le jour, celle du développement des médias (DDM), qui sera, dit-on, confiée à Jean-Baptiste Ilboudo, lequel a en charge actuellement la direction du CIERRO (Centre inter-Etats d'études en radio rurale de Ouagadougou).

En tout cas, me confie-t-on, cette nouvelle direction du développement des médias (DDM) s'occupera essentiellement des médias privés, qui, eux aussi, jouent le rôle de service public.

C'est ça la touche Filippe !

 

Une nouvelle page se tourne donc au moment où le Burkina Faso s'apprête à accueillir le 4e Salon international du tourisme et de l'hôtellerie de Ouagadougou (SITHO) du 25 au 28 octobre.

En attendant de voir Filippe sur les vastes chantiers de la culture, du tourisme et de la communication, je t'invite à feuilleter très rapidement, avec moi cher cousin, le carnet secret de Tipoko l'Intrigante :

 

Le jugement rendu par le Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso en son audience du 26 septembre 2007 fait l'objet de vives protestations des plaignants, qui estiment que le droit n'a pas été dit. De quoi s'agit-il ? Une affaire de vente de parcelle d'habitation au secteur 17 (Sarfalao) entre L.D., qui en est le propriétaire, et Z.P., l'acheteur. Jusque-là, aucun problème. Mais  cette transaction fait fi des valeurs sociales, puisque du coup, c'est toute la famille de L.D. qui se trouve privée de l'unique bien qu'elle considère aujourd'hui comme un patrimoine. Ex-agent de la SITARAIL à la retraite, L.D., le chef de famille, aurait trouvé refuge quelque part à Bobo, abandonnant ses épouses et ses enfants dont une dizaine de mineurs. Lesquels sont perpétuellement sous la menace d'une éventuelle expulsion. D'où cette action judiciaire  des épouses Gnassani Zarata et Ouattara Dada. Malheureusement, elles ont été déboutées de leur plainte. Pourtant, les épouses se référaient à l'article 305 du code des personnes et de la famille qui dit ceci : "Les époux ne peuvent l'un sans l'autre disposer des droits par lesquels est assuré le logement de la famille, ni des meubles meublants dont il est garni. Celui des deux qui n'a pas donné son consentement à l'acte peut en demander l'annulation. L'action en nullité lui est ouverte dans le délai d'un an à partir du jour où il en a eu connaissance". Et c'est ce qui explique aujourd'hui l'action en justice des épouses de L.D., et qui interpellent, dans le même temps, les organisations de défense des droits de l'homme ou toute autre structure œuvrant dans le sens de l'application du code des personnes et de la famille à leur venir en aide.

 

Les artistes membres du Bureau burkinabè du droit d'auteur (BBDA) ont été aperçus pour la troisième fois l'année à la caisse de cette structure pour percevoir leurs droits. La répartition de ce mois de septembre concerne les droits de reproduction mécanique (DRM), la rémunération équitable (RE), la rémunération pour copie privée (RCP) et les droits en provenance de l'étranger. Ces droits sont payés du vendredi 28 septembre au mercredi 31 octobre 2007.

Au total, c'est la somme de 94 481 774 FCFA que le BBDA met à la disposition des bénéficiaires, dont 1 516 nationaux, qui se partagent 85 725 564 FCA ; et les artistes étrangers dont les œuvres ont été exploitées sur le territoire burkinabè durant la période concernée, à qui reviennent 8 756 210 FCFA.

Au titre des DRM, de la RE et de la RCP, les montants perçus vont de 700 000 FCFA environ à ... 1 000 francs. C'est surtout au titre des droits en provenance de l'étranger que ceux de nos musiciens qui ont une certaine dimension internationale engrangent beaucoup, puisque certains s'en tirent avec une dizaine de millions de nos francs.

En rappel, les droits de reproduction mécanique sont des redevances perçues par le BBDA au titre des reproductions ou de la duplication des supports audio et audiovisuels tels les cassettes, les CD, etc.

Les droits voisins sont les droits reconnus aux artistes interprètes ou exécutants pour leurs interprétations ou exécutions : i s'agit des guitaristes, des batteurs, des choristes, des percussionnistes, etc. Ces droits sont reconnus également aux producteurs de phonogrammes.

 

Les lecteurs auront bientôt le plaisir de lire un ouvrage public à titre posthume dont l'auteur est un illustre disparu, le Pr Joseph Ki-Zerbo. Intitulée "Repères pour l'Afrique", la publication entre dans le cadre d'un projet global du CEDA (Centre d'études pour le développement africain), dénommé "Histoire d'Afrique", et aborde quatre thèmes bien chers à l'auteur . Ce sont : l'historicité de l'Afrique, l'identité africaine, le développement endogène, l'unité africaine. Le livre a été largement soutenu par le gouvernement du Grand-Duché du Luxembourg et Lux-Development, l'Agence luxembourgeoise pour la coopération au développement.

Une séance de dédicace du document sera organisée courant octobre 2007. 

 

De patrons voyous le "Pays des hommes intègres", hélas,   regorge. Quand ils ne s'érigent pas en seigneurs séquestrant, brimant, flinguant même parfois leurs employés en toute impunité, c'est à des combats de boxe qu'ils se livrent dans des services publics.

Les exemples sont légion à Simonville, et le dernier en date se serait passé à l'Ecole nationale d'administration et de la magistrature (ENAM) le 15 septembre dernier, où un vigile a été copieusement  rossé  par son employeur.

Licencié sans droits pour s'être opposé à un changement de poste, il en appelle à l'autorité pour qu'au moins ses frais d'ordonnances soient honorés.

On croyait l'ère de l'esclavage à jamais révolue, mais voilà qu'elle vient de se rouvrir au Faso.

Si la police de Bogodogo, saisie du dossier, fait la sourde oreille ou tente de rouler en faveur du célèbre boxeur barbu de l'ENAM, que l'Inspection du travail sévisse alors !

 

Le département de Sourgoubila célèbre ce week-end sa fête annuelle du Bôkô.

En marge de cette manifestation culturelle ancestrale, l'Association pour le développement  dudit(ADDS) présentera ce samedi 06 octobre à partir de 10 h 00 à la Maison des jeunes et de la culture du secteur 10 à Ouagadougou un livre sur l'histoire de  Surgu et du Bôkô.

L'ouvrage, qui est une édition du mémoire de maîtrise en histoire présenté en juin 2006 à l'université de Ouagadougou par Koudbi Kaboré, est intitulé : "De Surgu à Surgubila. Aux origines de la fondation de Surgu, de Surgubila et du Bôkô".

 

Non loin des rives du Kadiogo, rendez-vous à Bazoulé (Tanghin-Dassouri) le samedi et le dimanche pour fêter le Koumb Lackré du chef, la grande fête coutumière locale qu'aucun ressortissant du coin ne voudrait manquer.

Les "caïmans sacrés" de Bazoulé vous souhaitent la bienvenue et vous promettent une belle sortie.

 

L’Observateur Paalga du 5 octobre 2007



05/10/2007
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