L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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"Les salles demandées ont été utilisées à d'autres fins"

Issouf Ouattara,  SG du ministère de la Fonction publique

"Les salles demandées ont été utilisées à d'autres fins"

 

Face au "bordel inacceptable" dans l'organisation des concours directs de la Fonction publique comme nous le titrions dans notre édition d'hier, nous avons rencontré le secrétaire général du ministère de la Fonction publique, Issouf Ouattara, par ailleurs président du Comité national de pilotage desdits concours.

Il donne des explications sur le désordre organisationnel constaté.

 

Lire aussi le compte-rendu de l'équipe 

 

Nous sommes en pleine session des concours directs ; pouvez-vous nous dire les secteurs concernés, le nombre total de candidats et celui des postes à pourvoir ?

 

• Nous avons globalement quatre-vingt-neuf (89) concours directs qui sont organisés. Près de trois cent vingt-cinq mille (325 000) candidats y prennent part pour huit mille cinq cents (8 500) postes à pourvoir.

 

L'administration des épreuves a connu du retard à l'allumage. Qu'est-ce qui explique cette  situation ?

 

• Les concours étaient prévus pour démarrer le 6 août ; ce qui a été le cas. Mais nous avons eu quelques difficultés au niveau du lycée Zinda où nous nous sommes retrouvés avec les candidats au BTS.

Nous avons été obligés de transférer nos candidats à l'Ecole nationale d'administration et de la magistrature (ENAM) et à l'université de Ouagadougou. C'est un incident  dû à  un manque de coordination au niveau des services des enseignements secondaire et supérieur. Nous avions reçu un avis favorable à notre demande dudit lycée pour la tenue des concours, et c'est la veille que nous avons été informés de cette situation alors que nos services apprêtaient les salles.

 

Est-ce le seul fait qui a engendré les changements  d'endroits constatés à bien de niveaux ?

 

• C'est essentiellement la non-disponibilité des salles au lycée Zinda et au collège d'enseignement technique de Ouagadougou qui a engendré le déplacement des candidats concernés vers les deux sites précités.

En dehors de cela, tous les lieux de composition ont été maintenus.

 

Comment avez-vous fait face à la situation ?

 

• Dans la soirée du 6 août, nous nous sommes retrouvés en réunion technique avec les responsables du ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, chargés de la gestion des lycées, et nous avons convenu de maintenir le dispositif du 6 août en place jusqu'au 9 du même mois. A savoir que les candidats qui devraient composer au lycée Zinda les 6, 7, 8 et 9 soient transférés à l'université pour ces dates  et à partir du 10 août, on se retrouve au lycée Zinda qui sera libéré .

 

Il semble que dans certaines salles, il n'y avait pas de surveillants ?

 

• Je ne suis pas au courant de cela. Nous avons eu quelques difficultés au tout début parce qu'il y a eu des retardataires ; mais qui se sont vites rattrapés. En dehors de cela, il n'y a eu aucune salle sans surveillant.

 

Outre la modicité des frais de surveillance, les intéressés se plaignent de ne pouvoir entrer en possession de leur dû que des mois plus tard et à dose homéopathique. N'est-ce pas cela qui décourage les bonnes volontés ?

 

• Il nous revient effectivement que les surveillants et superviseurs ne montrent pas beaucoup de zèle à nous assister dans l'organisation des concours en raison de la somme qui leur est payée comme indemnité. C'est une réalité, mais il faut reconnaître que nous travaillons avec les moyens qui sont mis à notre disposition. S'agissant des versements gradués de ces perdiems, cela est dû au fait que le budget des concours n'est pas exécuté de façon globale. C'est dire que les fonds que nous avons demandés pour l'organisation des concours  ne sont pas virés en totalité dans un compte.

 

Votre département a de l'expérience dans l'organisation des concours, et la machine devait maintenant être huilée. Pourquoi et où est-ce que ça coince chaque fois ?

 

• L'organisation des concours en ce qui concerne notre département ne pose aucun problème. Les difficultés que nous avons rencontrées ne relèvent pas de ce dernier. Ce n'est pas parce que nous n'avons pas su programmer ou prendre des dispositions à temps pour disposer des salles que le problème est né.

En ce qui concerne les perdiems dont vous parlez, c'est un décret d'ordre général qui en fixe le montant pour tous les examens et concours organisés dans notre pays. L'organisation des concours fait intervenir plusieurs acteurs issus de plusieurs ministères. Le nombre de candidats, comme évoqué plus haut, demande beaucoup de coordination, et des imperfections peuvent intervenir.

 

Est-ce que des mesures sont prises pour que la session se poursuive normalement ?

 

• La non-disponibilité des salles au lycée Zinda est un incident aujourd'hui dépassé et avec l'appui des autres sites, tout se déroule  normalement.

 

Quelles solutions préconisez-vous pour que les autres auteurs s'investissent plus en vue d'éviter les désagréments que les candidats ont vécus ?

 

• Il faut tenir compte qu'il y  a un programme qui a été élaboré et que le déroulement des concours est un événement national  qui demande que chacun respecte la programmation.

Si les salles pour lesquelles nous avons reçu un avis favorable n'avaient été autrement utilisées, ce problème ne se poserait pas.

En dehors de ce problème, rencontré à Ouagadougou, les autres centres n'ont pas connu de difficultés sauf qu'ils  obligés de nous attendre parce que c'est un concours national. Ce n'est pas une situation voulue, et tous les acteurs doivent s'investir pour que cela ne se produise  plus jamais.

 

Propos recueillis par

Damiss Ouédraogo

&

Abdou Karim Sawadogo

L'Observateur Paalga du 8 août 2007



08/08/2007
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