L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Lutte contre l’inflation : Les solutions de Toubé Dakio

Lutte contre l’inflation
Les solutions de Toubé Dakio


Toubé Clément Dakio, président de l'UDD jette un regard critique sur l'inflation que le pays traverse et propose ses solutions en vue de changer la situation.

Grâce aux média, on se rend compte que beaucoup de Burkinabè considèrent les hausses de prix comme des phénomènes justiciables d’une police plus que d’une politique économique. Or la lutte contre l’inflation relève surtout de la politique monétaire et de la politique budgétaire qui sont deux instruments de la politique économique globale. Cela doit être bien perçu par l’opinion publique afin d’éviter, dans la lutte contre l’inflation, de se contenter de mesures administratives immédiates telles que le contrôle des prix, inefficace et source de pénurie et de corruption. Il s’agit là de mesures conservatoires. Dans le même temps d’autres mesures à court et à moyen terme doivent être prises en profondeur pour enrayer l’inflation. Par ailleurs, il faut harmoniser les revenus afin d’apaiser le climat social.

Si dans les pays développés la politique monétaire joue un rôle central dans la lutte contre l’inflation, il y a cependant lieu de souligner que la panoplie anti-inflationniste est très large.

On peut penser à priori qu’une politique anti-inflationniste doit agir à la fois sur l’offre, la demande , les prix et les coûts. Malheureusement, aucun instrument ne peut avoir des effets positifs partout à la fois.

L’inflation au Faso s’explique essentiellement par l’inflation importée qui augmente le coût des importations et par la rareté des denrées vivrières dont les céréales qui servent d’aliments de base pour 95% environ de la population du pays.

Au Burkina, le libéralisme économique est proclamé. Cela suppose la libre concurrence.

C’est le lieu de dire que les conditions d’une libre concurrence ne sont pas satisfaites sur les marchés de certains produits. Il s’agit notamment :

- de l’eau et de l’électricité dont le monopole de distribution est accordé à deux sociétés d’Etat

- du riz dont les conditions d’importation ne permettent pas l’atomicité du marché

- du ciment dont la production au Faso est assurée par une seule société.

Tous ces produits (eau, électricité, riz, ciment) sont relativement chers. Il est aussi possible que certains commerçants aient une entente tacite sur les prix.

L’Etat doit donc intervenir pour la mise en place et le maintien des conditions permettant à la concurrence de se développer. Il doit aussi instaurer et faire appliquer une politique favorable à la concurrence.

Prix le plus bas possible

Car, pour les libéraux, l’économie de marché orientée par la concurrence aboutit à la satisfaction des consommateurs au prix le plus bas possible, le profit récompensant les entreprises les plus efficaces.

Au Burkina, pour les carburants, des observateurs avisés pensent que leur cherté est liée, non seulement à l’inflation importée, mais aussi et surtout aux diverses taxes imposées par l’Etat.

La lutte contre l’inflation consistera à accroître la production de denrées vivrières pour ce qui est de l’inflation de rareté et à réduire les importations pour ce qui concerne l’inflation importée, ou bien diversifier les sources d’approvisionnement pour bénéficier des prix les plus bas.

La réponse à ces deux formes d’inflation est, à mon sens, l’indépendance économique, option économique proclamée au lendemain des indépendances par les dirigeants africains. Car, sans l’indépendance économique pensait-on l’indépendance politique n’est qu’un leurre, un cadre vide.

L’indépendance économique est synonyme de développement auto-centré. Pour lutter contre l’inflation, le Burkina doit donc auto-centrer son développement. Pourquoi cela ?

Parce qu’il s’agit de centrer le développement sur la satisfaction des besoins de la majorité de la population au lieu que ce développement reste orienté par l’extérieur. Le développement du marché intérieur doit être l’objectif principal recherché. Actuellement, les marchés extérieurs sinon les marchés des pays du Nord deviennent le principal objectif des jeunes industries du tiers monde.

Il ne saurait être question de prêcher l’autarcie et l’isolement, car dans l’histoire, les développements solitaires sont rares. C’est le lieu de souligner que beaucoup de pays n’ont pas un poids économique capable de leur éviter l’extraversion de leurs économies.

C’est aussi le lieu de dire que la réduction des coûts humains de la croissance et l’accélération du développement appellent la coopération et l’échange. Cela ne doit pas empêcher le Burkina, pays du Sud, de se définir d’une manière autonome, de choisir sa propre voie de développement, de lui donner une base interne qui diminue sa vulnérabilité.

Auto-contrer le développement, c’est renforcer les structures économiques et sociales internes afin de limiter les destructions, notamment celles entraînées par les dominations.

Les conditions du développement auto-centré sont notamment :

1) Donner la priorité à l’agriculture, en particulier à l’agriculture vivrière, afin d’accroître la production des denrées alimentaires et remédier ainsi à la rareté de ces denrées.


La politique agricole appliquée dans le cadre de la colonisation, puis la coopération française dans les pays africains du Sahel dont la Haute-Volta devenue Burkina Faso, était cause de pénurie vivrière chronique. L’application de cette politique a conduit leur agriculture vivrière à la ruine et anéantit pratiquement toutes les chances d’un décollage économique. En effet, ce décollage devrait s’appuyer pendant une première phase sur la mobilisation de la paysannerie traditionnelle, de son surplus en produits et surtout de sa force de travail comme moyen primaire de l’accumulation. Or, cette mobilisation s’est faite au profit des puissances étrangères qui laissent derrière elles une agriculture exsangue incapable désormais de remplir cette fonction. Au contraire, la dépendance s’est aggravée et repose sur un déficit en produits de subsistance c'est-à-dire en produits absolument essentiels pour la survie. Mériter l’aide par son attitude conforme aux intérêts des pays fournisseurs et la recevoir est désormais vital.

Même de nos jours, l’agriculture vivrière est reléguée au second plan par les pouvoirs publics au profit des cultures de rente ou de l’industrie.

Dans un pays sous développé tel que le Faso, la priorité doit être la satisfaction des besoins fondamentaux notamment nourrir convenablement les populations.

La politique agricole doit donc permettre une croissance alimentaire supérieure à la croissance démographique de manière à dégager un surplus agricole pour le financement de l’industrie. C’est ainsi qu’ont cheminé, pour leur développement, les pays aujourd’hui industrialisés.

Pour les cultures vivrières, l’objectif principal immédiat devrait être d’obtenir une amélioration quantitative et qualitative de la production vivrière (céréales, fruits légumes, tubercules, oléagineux, etc) afin de substituer dans une proportion considérable les produits locaux aux produits actuellement importés. En vue de réduire les importations croissantes du blé, de l’orge, et du riz, une attention particulière devrait être portée à la culture des céréales telles que le mil, le maïs, le sorgho, le riz.

Pour l’élevage et la pêche, des mesures appropriées devraient être prises pour accroître la production

2) Desserrer les contraintes économiques et sociales qui pèsent sur le monde rural.

Dans le domaine des revenus et des prix, la politique devrait être formulée et mise en application afin de s’assurer que les prix et les dotations agricoles et des produits agricoles fournissent des incitations suffisantes pour les agriculteurs et en particulier que les petits exploitants augmentent leur production alimentaire, tout en préservant les intérêts des consommateurs les plus pauvres. Des efforts sont à faire pour réduire l’écart croissant entre les revenus ruraux et ceux des centres urbains aussi bien qu’entre les riches et les pauvres du monde rural.

3) Assurer un financement interne au développement

A l’analyse, on voit que les objectifs globaux de développement tendus vers l’indépendance économique proclamée par les dirigeants et les objectifs sectoriels adoptés par les pouvoirs publics (le développement de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, le développement et la revalorisation des ressources naturelles énergétiques, minières, les infrastructures administratives, scolaires et universitaire, les infrastructures de communication, les infrastructures sanitaires etc). également tendus vers le développement auto-centré sont compatibles entre eux.

Il faut trouver des moyens de financement compatibles avec ces objectifs hautement nationaux. A cet égard, pour donner au développement un dynamisme interne, il faut d’abord lui assurer un maximum de financement interne. Si un financement extérieur peut être nécessaire, il doit être judicieusement utilisé et ne doit jamais conditionner l’essentiel.

L’emprunt extérieur ne se justifie que quand toutes les possibilités d’endettement intérieures sont épuisées ou, ce qui revient au même, quand des conditions internes sont plus contraignantes pour l’Etat.

Le financement interne du développement peut se faire par une création d’épargne, par une épargne préconstituée ou par la fiscalité.

a) La création d’une épargne

Il n’est pas toujours besoin d’une épargne préconstituée pour financer un investissement.

On peut aussi financer le développement soit par une avance de l’institut d’émission à l’Etat, soit par un crédit bancaire.

Dans le premier cas, l’investissement est financé par une création de monnaie fiduciaire, c’est cette faculté de l’institut d’émission, que péjorativement, on appelle planche à billets, alors qu’autrement, il y aurait pas de moyen de faire effectuer à l’économie les déplacements désirés.

Dans le second cas, l’investissement est financé par une création de monnaie scripturale.

Il faut souligner que la BCEAO, Institut d’émission des Etats membres de l’UEMOA n’a pas la possibilité de financer un investissement d’un Etat membre par une création de monnaie fiduciaire, c'est-à-dire la planche à billets.

Dans les pays africains de la zone franc notamment les Etats membres de l’UEMOA, l’avance de la banque centrale à un Etat membre est un véritable concours qu’il faut rembourser.

Or, ailleurs notamment les pays développés, en vertu du droit régalien de battre monnaie, une telle avance n’est pas remboursée. Ces pays disposent ainsi d’un instrument pour orienter leurs économies dans le sens désiré.

Dans les pays africains de la zone franc, pays sous développés, l’exclusion du financement par la création de monnaie s’explique par le risque des tensions inflationnistes que ces concours pourraient provoquer, ce qui peut rompre l’équilibre économique.

Au contraire, certains économistes africains, considérant que la monnaie peut jouer un rôle actif dans une économie nationale, et considérant également les conditions générales de validité de la définition du niveau de plein emploi par Keynes, ne trouvent pas rationnelle la distinction entre pays développés et pays sous développés.

Pour eux, c’est la mainmise de la France sur la politique monétaire des pays africains de la zone franc qui explique la parcimonie des financements dans la zone d’émission de la BCEAO. On voit que cet Institut d’émission n’est pas permissif de l’inflation. Il joue plus un rôle dans la stabilité monétaire qu’un rôle dans le financement du développement.

Supposons que les banques commerciales accordent des crédits au secteur privé pour la construction immobilière à des fins spéculatives.

Une partie de ces crédits seraient consacrée à l’importation des matériaux et matériel de construction et le reste utilisé pour payer des salaires à la main d’œuvre chargée de la construction des immeubles. La distribution de salaires entraînerait une demande supplémentaire de denrées alimentaires alors qu’il n’y aurait pas une production correspondante de vivres.

Comme résultat on aurait :

- une inflation importée

- une hausse des prix des vivres

- un déséquilibre des échanges extérieurs

- des immeubles à but spéculatif

Supposons, au contraire, que les banques accordent des crédits aux producteurs de vivres. Ces crédits permettraient à ceux-ci d’embaucher de la main d’œuvre, d’acheter des charrues ou de louer des tracteurs pour accroître la production de denrées vivrières en mettant en valeur des terres qui, autrement, resteraient incultes. Faut-il rappeler que le chômage est important au Faso.

A travers l’accroissement de la demande de vivres, les salaires distribués à la main d’œuvre provoqueraient temporairement une hausse des prix des vivres, le temps que les nouvelles récoltes arrivent sur le marché soit 3 à 4 mois.

Outre cela comme mesures d’accompagnement, on pourrait :

- améliorer le réseau routier c'est-à-dire désenclaver les différentes régions du pays,

- promouvoir le transport des denrées de première nécessité.

Et les banques ne devraient pas s’inquiéter, car la rareté des céréales dans le monde en général et au Burkina en particulier garantit que les céréales se vendraient pour le remboursement des créances bancaires.

Mais hélas, les banques refusent le crédit au cultivateur. Ce faisant, elles répriment la production agricole. Ce qui crée la rareté des céréales et donc la hausse de leurs prix.

Il a été relevé qu’en Afrique, l’absence de liaison entre le marché monétaire organisé et les marchés non organisés (prêteurs d’argent non professionnels, boutiquiers, agents divers) se traduit par d’une part, la concentration des crédits sur le secteur moderne urbain et en contrepartie le manque d’intérêt pour le secteur rural et les petites entreprises.

D’autre part, la carence du système bancaire moderne dans le financement du secteur traditionnel entraîne la prolifération de ces marchés "informels" où sont pratiqués, bien entendu, des taux usuraires qui à leur tour nourrissent l’inflation.

C’est donc l’action conjuguée des pouvoirs publics qui n’accordent pas suffisamment d’attention à la population rurale, des banques qui refusent le crédit au cultivateur, l’inflation importée qui accroît le coût des importations, et le non-respect des conditions de la libre concurrence, qui expliquent l’inflation au Faso.

b) La collecte de l’épargne

Le développement a été financé dans les pays actuellement développés par la petite épargne collectée jusqu’au fin fond des campagnes les plus reculées par les organismes financiers.

En Afrique en général et au Faso en particulier, la banque ne s’efforce guère pour collecter l’épargne des petits épargnants locaux. Cela se traduit à travers :

- la faiblesse de la couverture du territoire par les institutions financières,

- les conditions draconiennes d’ouverture de compte : 25 000 à 50 000 F CFA de versement initial.

A la Caisse nationale d’épargne (CNE), les conditions d’ouverture de compte sont moins dures. Cependant en raison de la forte inflation, ses taux d’intérêt créditeurs réels sont négatifs.

- la quasi-inexistence dans les pays africains d’emprunts publics alors que ces emprunts contribueraient à réduire la dette extérieure beaucoup trop onéreuse pour les économies nationales.

Avec la politique dynamique d’emprunts, l’Etat disposerait d’un moyen supplémentaire de régulation de l’activité économique.

Il y a donc plusieurs causes conjuguées pour expliquer la faiblesse de la mobilisation de l’épargne interne et le manque d’ardeur du système financier.

Une politique de collecte dynamique et active exige:

- une couverture intégrale du territoire par les institutions financières ;

- des mesures incitatives pour amener l’agent économique à épargner et à mettre à la disposition de l’économie ses encaisses oisives ; des techniques existent pour cela :

* La politique des taux d’intérêt suffisamment rémunérateurs, car actuellement en raison de l’inflation forte dans le système financier sert des taux créditeurs réels négatifs. Cela veut dire que l’épargnant perd une partie de la valeur de son capital par an.

* La politique dynamique d’emprunt.

On peut joindre à ces techniques des mesures fiscales tendant à alléger la charge fiscale, notamment des petits épargnants.

Une politique dynamique et active de collecte de l’épargne au Burkina exige que l’intermédiaire financier aille à l’épargnant réel ou potentiel au lieu d’attendre que celui-ci vienne à lui. Cette attitude freinerait la croissance et le développement, le placement d’argent dans une institution financière n’étant pas dans les mœurs de la majorité de la population.

c) le rôle de la fiscalité

La fiscalité doit d’abord équilibrer les dépenses du budget de l’Etat. Il ne faut pas cependant employer à cette fin n’importe quel impôt.

Il est ainsi dangereux d’équilibrer le budget grâce à des recettes essentiellement douanières.

Mais dans les pays sous-développés une grande partie des recettes fiscales provient des droits de douane.

Le gouvernement est alors tenté de perpétuer les importations c'est-à-dire l’extraversion de l’économie, afin de financer ses dépenses, d’où l’inflation importée.

Une production interne qui se substitue à une importation ne peut être frappée aussi durement qu’un produit étranger.

C’est le lieu de souligner que tout doit être mis en œuvre pour réorienter la fiscalité sur l’économie interne.

Dans les pays du tiers monde, le bas niveau des revenus, la faiblesse de l’épargne, l’effet de démonstration, et les difficultés de l’investissement productif accroissent considérablement le rôle de la politique fiscale. Facilitant le développement de l’économie, l’impôt se substitue partiellement à l’épargne. Il peut être un moyen de financer directement l’investissement par des crédits publics, et en tout cas, doit être systématiquement incitatif pour l’investissement.

La lutte contre l’inflation est un impératif pour tout gouvernement soucieux du bien-être des citoyens, car celle-ci finit par appauvrir les riches comme les pauvres.

Il importe de souligner que l’inflation au Burkina n’est pas liée à la croissance économique (puisqu’il y a plutôt un ralentissement de l’activité économique) mais est générée surtout par une insuffisance de production agricole vivrière et la politique fiscale nationale.

De nos jours, on admet que toutes les formes d’organisation sociale ne conduisent pas nécessairement à la prospérité et au développement des populations concernées. Mais, on admet aussi que la démocratie, en tant que forme de gouvernement où les citoyens naissent libres et égaux en droit, permet de mobiliser et de canaliser toutes les bonnes volontés et tous les efforts vers l’œuvre commune de construction nationale. Il a été constaté que la croissance économique soutenue et équitable est mieux assurée dans une démocratie que dans un pays à à régime antidémocratique. Ce n’est donc pas un fait du hasard que les nations les plus prospères et les plus pacifiques du monde en soient les plus démocratiques. Une bonne démocratie doit donc être performante économiquement et pacifique.

Mais force est de constater que le régime de la IVe République, par égoïsme et en raison de faible niveau socio-culturel de la population burkinabè, a vidé la démocratie de son contenu réel, la rendant désormais incapable de promouvoir la prospérité et la paix sociales.

C’est donc une imposture, et les émeutes des jeunes à Bobo, Ouahigouya et ailleurs, ainsi que les opérations "Ville morte" à Ouagadougou en sont une conséquence. Car logiquement, avec un taux de 80% des suffrages exprimés obtenu par le pouvoir à la dernière élection présidentielle et avec une administration en grande partie engagée en faveur du pouvoir, tout cela devrait conduire à une démocratie développante et pacifique ou du moins permettre d’éviter ces émeutes tellement révélatrices de la fracture sociale au Faso.

Cette fracture sociale rompt l’harmonie au sein de la nation burkinabè. Or la paix ne signifie pas seulement l’absence de guerre mais aussi l’harmonie entre les membres d’un groupe, l’harmonie au sein de la nation.

Il serait illusoire de penser que l’on peut maintenir dans la misère la quasi-totalité de la population du pays de plus en plus consciente de son droit à des conditions de vie décentes en ce qui concerne l’alimentation, la santé, l’éducation, etc. En effet, la misère du peuple est une violence faite au peuple et la violence appelle la violence, dit-on. La crise est donc profonde, très profonde. C’est pourquoi nos partis ont le devoir de s’interroger sur l’efficacité de notre système partisan, de notre processus démocratique.

C’est pourquoi il est plus qu’impératif et urgent que par un dialogue refondateur inclusif les "Fassodé" (NDLR : les fils du Faso) recherchent une solution consensuelle aux problèmes ardus et lourds de dangers pour la paix sociale au Faso.

La Refondation de la gouvernance nationale devrait à mon sens, viser, entre autres, à mettre en œuvre des actions en vue de promouvoir la bonne gouvernance démocratique au Burkina Faso.

C’est la condition sine qua non pour rendre les populations du Burkina et de la sous-région comme un poisson dans l’eau, c’est-à-dire tout à fait heureuses et prospères.

 

Toubé Clément DAKIO

Président de l’UD

Le Pays du 18 avril 2008



18/04/2008
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