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Manifestations de militaires : Une A.G. pour rejeter les propositions du comité ad hoc

Manifestations de militaires

Une A.G. pour rejeter les propositions du comité ad hoc

 

A la maison du combattant où ils se sont rencontrés le samedi 17 novembre 2007, les militaires à la retraite et proches de la retraite ont rejeté les nouvelles propositions de réemploi dans la Fonction publique présentées par le comité ad hoc chargé d’étudier leurs revendications. C'était lors d'une assemblée générale, au cours de laquelle les mécontents de l’armée ont laissé éclater leur colère, et les membres du bureau, des signes de dissonance.

 

2713. C’est le nombre d’emplois proposés, au nom du ministère de la Défense, par le comité ad hoc au bureau du groupe des militaires réclamant de meilleures conditions de départ à la retraite. Cette proposition est issue de la rencontre du vendredi 16 dont l’annonce avait entraîné la suspension, in extremis, de la sortie des croquants initialement prévue pour le lundi 12 novembre dernier. Réunis en assemblée générale pour un compte rendu de cette énième rencontre avec ledit comité, ils ont perçu la nouvelle offre de la hiérarchie  comme un «mépris» à l’égard des revendicateurs.  Tout au long de la laborieuse lecture de la «fiche de synthèse», à laquelle s’est prêté le délégué des manifestants, Rakiswendé Kaboré, les mines, déjà maussades, deviennent de plus en plus hargneuses. Les dents grincent de plus belle, la tension monte, et, finalement, la colère explose. Les appels au silence se multiplient. Le calme, apparent, est de retour. Pas pour longtemps. La suite à réserver à l’offre  gouvernementale, discutée en «trois séances de Conseil de ministres», déclenche de nouveau l’agitation. Les uns préconisent que la parole soit donnée à chacun pour faire entendre son avis, les autres penchent en faveur d’une autre procédure, plus rapide, qui consiste à se rallier au point de vue de quelques personnes. Finalement par trois fois «non», l’assemblée générale a rejeté les nouvelles avances présentées par le comité ad hoc. «Nous refusons d’aller occuper des emplois qui normalement devraient revenir à nos enfants et à nos petits frères, aujourd’hui frappés par le chômage», déclarant en fulminant l’ancien soldat de première classe Augustin Kaboré. Un refus motivé par le peu de crédit que certains bidasses nourrissent à l’égard du document portant sur les types d’emplois ainsi proposés. «Regardez, il n’y a aucune signature, aucun cachet ni aucune date. Je doute de l’authenticité du document», dit, méfiant, un autre, qui a souhaité gardé l’anonymat.

La rencontre aura également révélé des signes de discordances au sein des membres du bureau des manifestants. Alors que certains meneurs parlaient de rejet pur et simple des nouvelles propositions, le délégué, Rakiswendé Kaboré, a laissé entendre : «Le gouvernement a beaucoup fait pour nous en nous proposant de nouveaux emplois. Nous ne rejetons pas cette main tendue».

Rendez-vous a été pris pour le dimanche 25 novembre 2007 pour décider de la suite à donner au mouvement. Mais d’ores et déjà, les couleurs sont annoncées : «Nous ne retournerons plus à la table de négociations. Depuis longtemps, on nous fait tourner en rond», nous a confié le sergent actuellement en congé libérable Clément Ouédraogo.

 

Alain Saint Robespierre

L’Observateur Paalga du 19 novembre 2007



19/11/2007
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