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Meutre à Ouidi : Témoignages sur les lieux du drame

Meutre à Ouidi

Témoignages sur les lieux du drame

Les résidents du quartier Ouidi, secteur 11 de Ouagadougou, sont toujours sous le choc du crime perpétré le samedi 24 mars dernier par un responsable d'une société de gardiennage. Nous avons pu recueillir des témoignages anonymes sur le malheureux incident et des actes antécédents du présumé meurtrier, Fulgence Tapsoba, alias Fulo.

Qu'est-ce qui a bien pu pousser Fulgence Tapsoba à tirer à bout portant sur son agent ? A cette question, des personnes qui étaient assises à côté du domicile partiellement incendié de "Fulo", lors de notre passage le 26 mars 2007, sont restées muettes un bon bout de temps avant de délier leurs langues. "On s'explique difficilement l'acte qu'il a commis", nous a confié un jeune, qui dit être un proche de la victime, Boureima Ouédraogo, dit Le Prince, le fils d'un certain "Salam affaires". Dans sa relation des faits, il nous a laissé entendre que "Fulo" avait approché entre-temps la victime pour qu'il vienne travailler dans sa société de gardiennage, proposition que "Prince" acceptera, non sans avoir traîné les pas. "Il lui faisait la cour à telle enseigne qu'on se posait certaines questions", fait remarquer notre interlocuteur anonyme.

Un autre a poursuivi dans le témoignage en relevant que l'homme est connu pour ses actes de violence envers les vigiles qu'il emploie quand ceux-ci osaient lui réclamer leurs dus à la fin du mois, ou même après plusieurs mois. "Une fois, il a rabroué un de ses agents et l'a mis à genoux devant sa porte pour être venu réclamer son dû."

Selon toujours les témoignages, quand "Prince" s'est présenté au siège de la société (qui est également le domicile), le 24 mars dernier, il n'avait travaillé que 6 jours seulement au sein de la société, et "Fulo" a décidé de le mettre à la porte. A en croire la version d'un témoin de la scène macabre, "Prince" s'est assis d'abord au kiosque, voisin immédiat du siège de la société, et "Fulo" l'a fait appeler par un autre vigile qui était en faction. "Prince" serait ressorti quelques instants après, la poitrine ensanglantée, qui aurait probablement reçu la première balle de l'arme dans le bureau de "Fulo" dont le rentissement a alerté les voisins. "Je veux mon argent !" Tels auraient été les propos de la victime avant que son bourreau ne le poursuive au dehors pour l'abattre de deux autres balles malgré les supplications de personnes qui assistaient à la scène.

En attendant l'issue des enquêtes des services compétents, les versions sur les circonstances du drame divergent. Nous avons tenté vainement de recueillir la version des proches du présumé meurtrier.

K. Paul Kaboré

Le Pays du 27 mars 2007



27/03/2007
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