L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Nos «Béninois» entrent dans la danse de la Renaissance démocratique avec Blaise

Renaissance démocratique avec Blaise

Nos «Béninois» entrent dans la danse

 

Les manifestations commémoratives des 20 ans de renaissance démocratique au Burkina avec Blaise Compaoré se sont exportées à Cotonou.  Dans la capitale béninoise, notre consul honoraire, Lamine Ouédraogo, et l’association des Burkinabè résidant au Bénin ont aussi célébré cette renaissance démocratique le 2 novembre 2007 au palais des Congrès à Cotonou. Une conférence-débat, un match de football, un repas communautaire et une soirée de gala ont constitué le programme de cette journée d’hommage au président du Faso.

 

Sous la houlette du consul honoraire, Lamine Ouédraogo, les Burkinabè du Bénin ont, en un temps record, organisé cette journée pour marquer leur adhésion à la célébration des 20 ans de renaissance démocratique au Burkina avec Blaise Compaoré. Le consul a expliqué cette initiative par le fait que «la diaspora burkinabè au Bénin ne pouvait pas rester en marge de cette grande commémoration qui a eu lieu au Faso. J’en ai parlé à nos compatriotes et très vite, ils ont adhéré à mon idée». Ils se sont aussitôt tous mis à l’ouvrage et en moins d’une dizaine de jours, ils ont pu concocter cette journée, après avoir reçu toutes les autorisations nécessaires aussi bien au Bénin, au Burkina Faso qu’à l’ambassade du Burkina au Ghana, qui a compétence sur le Bénin. Une conférence-débat, un match de football, un repas communautaire et une soirée de gala ont été inscrits au programme de cette journée de célébration, dans l’organisation de laquelle l’association des Burkinabè du Bénin et son président, Gilles Oulla, se sont impliqués à fond.

Le parti au pouvoir, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), qui a loué cette «bonne initiative», a dépêché à Cotonou une délégation composée des députés Achille Tapsoba, de Gisèle Guigma et du Pr Basile Guissou. Chacun d’eux avait préparé une communication sur l’histoire et l’évolution du Burkina ces 20 dernières années sous la conduite de Blaise Compaoré. Cerise sur le gâteau, Antoinette Ouédraogo/Compaoré, la sœur cadette du président du Faso, a fait le déplacement de Cotonou.

Pour animer cette journée, le consul a fait appel à trois talentueuses troupes folkloriques du Faso. Il s’agit de la troupe Weeltaré du Séno, la troupe Warba de Mogtedo et la troupe Naba Yadéga du Yatenga.

Le samedi 3 novembre donc, la salle polyvalente J Nana du palais des Congrès de Cotonou, décorée aux couleurs du Bénin et du Burkina, était fin prête à accueillir les Burkinabè et leurs invités.

 

Magnifier l'action de Blaise

 

Dans la salle, on notait la présence, non seulement de nos compatriotes du Bénin (région de Cotonou et de Parakou), mais également d'une délégation de ceux vivant au Togo et en Côte d’Ivoire. Le doyen des Burkinabè du Bénin, El Hadj Boubacar Kéita, malgré ses 82 ans, a tenu à être de la partie pour manifester son attachement au président Compaoré et pour bénir et conseiller ses «enfants».

La cérémonie a débuté par une animation assurée par la troupe Weeltaré du Séno. Cette prestation a été bien accueillie par l’assistance. Puis, Amadou Ouédraogo, représentant des Burkinabè ressortissants du Bénin Nord, a ouvert le bal des allocutions. Il a rendu hommage aux autorités béninoises et burkinabè et loué l’intégration entre nos deux peuples.

Le discours du représentant des Burkinabè au Togo était inspiré de la même veine. Quant à Lamine Cissé, s’exprimant au nom des ressortissants de l’espace CEDEAO, il a déclaré que la communauté burkinabè au Bénin est travailleuse et intègre et, donc, reflète bien l’image du Faso. Il a magnifié l’action de Blaise Compaoré et fait la proposition qu’une délégation de la CEDEAO puisse se rendre à Ouaga pour féliciter et remercier le président du Faso.

Dans son discours, le représentant du ministre des Affaires étrangères du Bénin a salué la fraternité qui lie les deux peuples : «Je dis à mes frères du Burkina qu’ils sont au Bénin comme au Burkina. Quand je vais au Burkina, je me sens à l’aise et il doit en être de même pour les Burkinabè au Bénin». Il a remercié le consul pour l’organisation de cette rencontre de fraternité. «Le Burkina est un pays de paix et a décidé de bâtir la paix dans la sous-région. Vous avez des raisons d’être fiers d’appartenir à un peuple de paix. Yayi Boni et Blaise Compaoré travaillent pour la paix, mettons-nous derrière ces deux chefs d’Etat pour construire la paix», a-t-il ajouté.

Pour sa part, le consul, Lamine Ouédraogo, dans son allocution de reconnaissance, a salué tous ceux qui se sont investis dans l’organisation de cette journée. Il a remercié les autorités béninoises pour la diligence avec laquelle elles ont accepté et autorisé cette rencontre. Il a salué Blaise Compaoré pour son grand rôle dans la stabilité et l’intégration sous-régionales : «Blaise a engrangé des victoires, nous devons redire notre engagement auprès de ce grand bâtisseur, lui rendre hommage pour le rôle qu’il joue avec brio pour la stabilité et la paix en Côte d’Ivoire et au Togo. Pour Blaise,  nous ne cesserons jamais de prier pour que Dieu lui accorde la sagesse et la force à la tête de l’Etat burkinabè. Succès et longévité au président Compaoré». Pour terminer, le consul a émis le vœu que «les Burkinabè de l’étranger puissent voter lors des prochaines consultations électorales».

 

«Nous célébrons 20 ans de labeur»

 

Finalement, par manque de temps, au lieu de trois, c’est une seule communication qui a été faite pour introduire les débats. Elle a été présentée par Achille Tapsoba, qui a conduit à Cotonou la délégation du CDP. Il a retracé l’histoire politique de notre pays depuis 1960 en marquant un arrêt sur les grandes dates qui l’ont jalonnée. Il a insisté sur l’engagement et l’acharnement de Blaise à construire au Faso un Etat de droit. Achille Tapsoba a expliqué dans quel contexte se sont produits les événements du 15-Octobre. Un mal nécessaire, selon lui, et qui a mis durablement le pays sur la voie de la démocratie. Il ne pouvait en être autrement, puisque «pour Blaise, seule la démocratie véritable peut assurer la stabilité dans un pays. C’est pourquoi avec lui, le Burkina a fait le choix responsable d’opérer des réformes politiques et institutionnelles et de les assumer. Ce que nous célébrons aujourd’hui, c’est seulement 20 ans de labeur et de construction d’une nation démocratique et non quelque chose d’autre».

Pendant le jeu des questions-réponses, les uns et les autres ont voulu soit comprendre davantage la portée de cette renaissance démocratique soit avoir une idée de ce que le président entend faire pour le développement du Burkina. Ce moment d’échanges a été très démocratique, puisque dans la salle, certaines personnes, des élèves et des étudiants notamment, n’ont pas hésité à poser les questions qui fâchent, les questions dérangeantes. Ils ont pour cela dénoncer cette fête en l’honneur d’un pouvoir qui dure depuis longtemps et ont voulu savoir pourquoi Blaise a tué son ami Sankara, pourquoi c’est avec Blaise qu’on a enregistré le premier coup d’Etat ayant entraîné la mort d’un président, pourquoi fêter 20 ans d’un pouvoir, à quand l’alternance au Burkina ; pourquoi on présente Blaise comme un messie.

Dans les réponses, Basile Guissou a expliqué que la révolution a elle-même créé les conditions de sa chute et partout dans le monde, les révolutions mangent leurs enfants. Pour Gisèle Guigma, «il faut transcender toute ces questions et saluer surtout la paix qui règne dans notre pays grâce à Blaise, qui avait volontiers donné le pouvoir en 1983. Seulement, à cause de l’intolérance et de l’arbitraire, il a été contraint à reprendre ce pouvoir quelques années plus tard».

 

«Blaise n'est pas un messie»

 

Quant à Achille Tapsoba, ce qui l’intéresse, lui, ce ne sont pas les faits qui ont conduit à la mort du président Sankara, mais l’importance de cette date dans la vie du Burkina. Notre pays, ce jour-là, a enfanté dans la douleur la renaissance démocratique.  Pour lui, Blaise n’est pas un messie, il est un camarade qui milite pour les causes justes. A propos de l’alternance, Achille a estimé que ça ne se décrétait pas, car il s’agit d’un jeu de forces dynamiques entre les partis politiques. Il a confessé qu’à l’heure actuelle «notre démocratie n’est pas parfaite. Mais Blaise reconnaît ses erreurs et les corrige. C’est avec un tel homme qu’on peut construire un pays».

Concernant les questions ayant trait aux tracasseries routières que subiraient nos compatriotes,  Alain Francis Ilboudo, le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, qui représentait le ministre Bassolet, a promis de les emmener à la prochaine commission mixte de coopération Bénin-Burkina.

Après la conférence-débat, un repas fraternel a été servi à midi au consulat. Puis sur place, les trois troupes folkloriques venues du Burkina se sont produits sur une scène improvisée au grand bonheur de tout le monde.

Dans l’après-midi, un match de football a opposé les Burkinabè  de la région de Parakou à ceux de Cotonou. Après les séances des tirs au but, c’est Cotonou qui a remporté le gain du match. Les deux équipes ont reçu en récompense des jeux de maillots et des numéraires. Ces lots ont été dotés grâce à l’importante contribution envoyée par le Moro Naba, qui a aussi donné une enveloppe au meilleur gardien de but. Ce dernier lot est allé au gardien de Parakou.

Dans la soirée, toujours au palais de Congrès, une soirée de gala a eu lieu. Les artistes se sont encore produits, mais cette fois, on notait la présence de vedettes de la chanson béninoises. A cette soirée, les invités n’ont pas hésité à accompagner les artistes sur scène, transformant ainsi, par moments, la salle en un véritable dancing.

Aux environs de minuit, le gala s’est achevé. C’était également la fin de cette journée «d’exportation» hors de nos frontières de la célébration des 20 ans de la renaissance démocratique au Burkina avec Blaise Compaoré.

 

San Evariste Barro

L'Observateur Paalga du 7 novembre 2007



06/11/2007
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