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Privatisation de la BIB et de la BACB : Les députés s'inquiètent du sort du personnel

Privatisation de la BIB et de la BACB

Les députés s'inquiètent du sort du personnel

Les députés se sont réunis le vendredi 16 novembre dernier à l'hémicycle pour l'audition de 3 questions orales sans débats adressées aux ministres de la Sécurité, de l'Énergie et de la Jeunesse. Mais avant, le député Norbert Michel Tiendrébéogo a interpellé le ministre du Budget sur une question dite d'actualité, relative à la privatisation de la BIB et de la BACB.

La rencontre a été ouverte par la question d'actualité du député Norbert Michel Tiendrébéogo, relative à ce qu'il a appelé "les rumeurs sur la privation partielle ou totale de la BIB et de la BACB". Le député s'est dit inquiet d'une part par le caractère quelque peu confidentiel de ces privatisations, et d'autre part, sur le sort des travailleurs de ces deux institutions financières dont certains pourraient être victimes de compression.

En guise de réponse, le ministre délégué chargé du Budget, Lucien Marie Bembamba, n'a pas démenti ce qui était une rumeur jusque- là, mais a plutôt indiqué que le gouvernement était à la recherche de repreneurs pour céder ses parts à ces deux banques qui, selon lui, connaissent des difficultés de fonctionnement parce que non constituées en réseaux. Il a également rassuré le député Tiendrébéogo de ce que cette privation répondrait à des normes de transparence, et que les éventuels repreneurs qui seraient désignés par appel d'offre auraient intérêt à s'appuyer sur le personnel actuel qui, selon le ministre Bembamba, est très bien qualifié. En ce qui concerne le cas précis de la BIB, l'éventuel repreneur est la United Bank of Africa (UBA), un groupe banquier nigérian dont l'expérience a été relevée par le ministre délégué en charge du Budget.

Au chapitre des questions orales, la première a été celle formulée par les députés Hyacinthe Kafando et Sambo Antoine Komi du groupe parlementaire CDP. Ils ont interpellé le ministre de la Sécurité à qui ils ont demandé, d'une part, le bilan de la mise en oeuvre graduelle de la Police de proximité dans les provinces, et d'autre part, les dispositions prises pour éviter la traversée de notre pays par des malfaiteurs, suite à la suppression des postes de contrôle de police et de gendarmerie. En réponse, le ministre Hassane Sawadogo en charge de la Sécurité a rappelé que la police de proximité était un moyen d'arriver à une participation des citoyens à la gestion de leur propre sécurité. Il a ensuite indiqué à la représentation nationale que la fin de la mise en oeuvre des polices de proximité était prévue pour 2008. Mais, en attendant, a -t-il ajouté, "le ministère poursuit sa politique de sécurisation des axes routiers, des villes et des campagnes par les patrouilles permanentes.

La seconde question orale est venue du député Bertin Ouiya qui a interpellé le ministre de l'Energie sur "les coupures intempestives d'électricité sur toute l'étendue du territoire, et en particulier à Ouagadougou". En réponse à la question du député qui voulait connaître les raisons de ces coupures, le ministre de l'Energie a d'abord rassuré la représentation nationale de ce que ces coupures ne sont pas dues à une insuffisance de production, car les besoins de consommation à Ouaga en "heures de pointe" sont estimés à 124 mégawatts, contre une disponibilité de 134 mégawatts. Le ministre Kader Cissé attribue par conséquent ces coupures à ce qu'il a appelé les défauts sur les installations (câbles aériens), les risques de foudres et l'action de l'homme sur les câbles souterrains lors des travaux sur les chantiers à Ouaga 2000 et à Kossodo.

La troisième et dernière question orale a interpellé le ministre Justin Koutaba de la Jeunesse et de l'Emploi, sur le bilan global des "conclaves musicaux" lors de la dernière commémoration de la journée internationale de la jeunesse. Le député Niguiébo Fancani qui voulait en savoir plus a entendu du ministre Koutaba que la célébration de la journée de la jeunesse répondait à une résolution des Nations unies en date de décembre 1999. Et l'organisation de giga- concerts à Ouaga et Bobo, et de mégaconcerts dans les autres chefs-lieux de régions visait deux objectifs qui ont d'ailleurs été atteints, selon le ministre: sensibiliser la jeunesse sur des fléaux de l'heure tels que le SIDA, et lui permettre de connaître des moments de joie.

Paul-Miki ROAMBA

Le Pays du 19 novembre 2007



19/11/2007
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