L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Prix des hydrocarbures : Des Bobolais réagissent aux nouvelles hausses

Prix des hydrocarbures

Des Bobolais réagissent aux nouvelles hausses

 

Comme annoncé le 11 juillet dernier lors de la conférence de presse du secrétaire général du ministère du Commerce, de la promotion de l’Entreprise et de l’Artisanat, Jean- Claude Bicaba, les nouveaux prix des hydrocarbures sont entrés en vigueur depuis quelques jours à Bobo. Le moins qu’on puisse dire, c’est que les Bobolais ne sont pas contents de ces augmentations. C’est ce qui ressort du micro- trottoir réalisé auprès de certains d’entre eux le 17 juillet 2008.

 

Seydou Zongo

"Qu’ils revoient les prix à la baisse !"

 

C’est vraiment difficile parce que la vie est chère : le manger est cher, le carburant est cher. Dans ce contexte, quand un problème survient dans la famille, c’est très compliqué. J’ai du mal à comprendre ces augmentations dans un pays pauvre comme le nôtre. On ne sait plus à quel saint se vouer. Il faut qu’ils aient pitié de nous, les pauvres, parce que ceux qui sont devant ne sentent pas ces augmentations. Je suis un ancien chauffeur. Actuellement, je me débrouille au marché, faute de moyens. Alors que j’ai cinq enfants qui sont tous à l’école. Vous voyez, c’est très difficile pour nous ! Le sac de riz coûte 20 000 F CFA aujourd’hui. Vraiment, il faut qu’ils revoient les prix à la baisse, sinon ça ne va pas.

 

Idrissa Kaboré

"L’Etat doit soulager les ménages"

 

L’avènement des nouveaux prix est grave. La vie est de plus en plus chère. Cela augmente les dépenses dans nos familles alors que les affaires ne marchent pas. Que faire ? Je pense que l’Etat doit travailler à revoir à la baisse les prix des hydrocarbures pour soulager un tant soit peu les ménages qui sont confrontés à beaucoup de problèmes mais ont peu de moyens pour y faire face. C’est vraiment une nécessité pour le gouvernement de travailler à réduire les prix des hydrocarbures dans le pays. Autrement, la pauvreté va continuer à toucher beaucoup plus de monde. Et cela ne fait pas honneur à un gouvernement.


Boureima Ouattara

"C’est très compliqué"

 

Nous sommes vraiment touchés par ces nouvelles augmentations des prix des hydrocarbures. Et nous, taximen, ne savons pas quoi faire. C’est très compliqué. Vraiment, nous sommes en train de chercher des solutions pour tenir le coup. Mais il faut que les autorités travaillent aussi à stabiliser les prix des produits pétroliers dans le pays, compte tenu du faible revenu des populations. Leur situation économique ne peut pas s’améliorer si les coûts de ces produits doivent augmenter de jour en jour. Sans compter que ces augmentations ont des incidences sur les prix des autres denrées de grande consommation.

 

Abdoulaye Ramdé

"Elles viennent aggraver les conditions de vie"

 

Dans un contexte de vie chère, on ne peut pas dire que les nouvelles augmentations des prix des hydrocarbures sont les bienvenues. Elles viennent aggraver les conditions de vie des populations dont la majorité peine à joindre les deux bouts. Je pense que le gouvernement devrait plutôt œuvrer à la réduction des coûts de ces produits de grande consommation. La lutte contre la pauvreté passe aussi par l’accès à des prix abordables à ces produits sans lesquels l’on ne peut véritablement plus rien faire aujourd’hui. Que le gouvernement pense à la souffrance des populations !

 

Moussa Kindo

"Ramener les prix à des proportions supportables"

 

Pour ce qui est des nouvelles augmentations des prix des produits pétroliers, je pense qu’il appartient aux autorités de tout faire pour les ramener à des proportions supportables pour les populations. La situation socio-économique se dégrade de jour en jour. Elles ne devraient pas se permettre d’augmenter les prix comme dans les autres pays. Le Burkina n’est pas un pays riche. Donc, on ne peut pas faire comme ailleurs. Le gouvernement doit faire en sorte pour que tout le monde puisse s’en sortir. Vraiment, le gouvernement doit revoir sa copie s’il ne veut pas perdre son estime vis- à- vis des populations, qui commencent à en avoir assez.

Propos recueillis par Grégoire B. BAZIE

Le  Pays du 21 juillet 2008



21/07/2008
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