L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Projet Al Fateh : Les ex-travailleurs réclament leurs droits

Projet Al Fateh Ouaga 2000

Les ex-travailleurs réclament leurs droits

 

Le projet Al Fateh comprend le Sofitel hôtel de Ouaga 2000 déjà réalisé et le centre commercial toujours en construction. L'entreprise Nord France international qui en assurait l'exécution depuis 2002 s'est retirée en mai 2004 au profit de Nord France Africa (NFA) accusé aujourd'hui par les ex-travailleurs de ne pas respecter les termes du transfert.

Hier, ils ont manifesté leur mécontentement au siège de l'entreprise.

 

Nord France international (NFI) est l'entreprise qui avait en charge l'exécution pour un délai de 26 mois, du projet Al Fateh, débuté en juillet 2002.

En juin 2004, elle a passé le témoin à Nord France Africa (NFA) dirigé par les Libyens alors que la fin du chantier était censée intervenir dans 9 mois, c'est-à-dire en décembre 2004. La nouvelle société demanda ainsi le transfert des contrats de tous les travailleurs pour lui permettre d'avancer dans les travaux, car l'hôtel Libya, actuel Sofitel hôtel devait servir pour le Sommet de la Francophonie en novembre 2004. Les travailleurs qui se sont réjouis à l'époque de leur maintien dans le chantier avaient toutefois exigé qu'on leur paye leurs droits avant qu'ils ne s'engagent avec la nouvelle entreprise. Celle-ci a demandé et obtenu qu'on paie la moitié des droits et le reste à la fin du chantier afin de maintenir les 240 employés.

"Ainsi et comme convenu, la moitié de vos droits légaux et gratifications vous seront payés le 30 juin 2004, comme avance sur ces droits par NFI, le reste payable par NFA en fonction de votre temps de présence", précise un accord entre les 3 parties (NFI - NFA et les travailleurs).

Le 31 mars 2005, est intervenue la cessation du chantier suivie du licenciement des employés. Selon le délégué du comité syndical, Jean-Pierre Tapsoba, NFA en payant les droits des travailleurs n'a pas complété le reste octroyé par son prédécesseur et, pire, a considéré que ce que celui-ci avait donné le 30 juin 2004 était un prêt remboursable et l'a coupé pendant le paiement. Ce que les ex-travailleurs demandent, c'est la restitution de la somme "coupée" et le reste des droits versés par  NFI.

Au niveau de la direction où nous avons été reçu par le responsable des ressources humaines, Karimou Millogo, la version des faits est tout autre.

Selon ce dernier, ce que les employés ont perçu en juin 2004 est une avance sur les droits qui s'étendent du 3 juillet 2004 (début des travaux) jusqu'au 31 mars 2005, ce qui déborde la période de NFI. Cette avance avait été donnée, selon lui, en vue de stimuler les travailleurs dans le travail.

Dans l'ensemble des droits, on devait ainsi soustraire ce qui a été déjà perçu. La nouvelle direction, qui ne connaît pas le fond du dossier s'en est remise à son avocat, Souleymane Ouédraogo, et à l'Inspection du travail dont elle est prête à exécuter les décisions. Les inspecteurs ont demandé des compléments de dossiers qui leur permettront de commencer à statuer le mercredi 25 avril 2007.

En attendant, la gendarmerie interdit l'accès des plaignants au siège de l'entreprise d'où ils ont été expulsés pendant leur sit-in, le jeudi 19 avril 2007. Les réalisations de ce projet faisant la fierté de notre pays, il faut espérer que ces travailleurs à tous les niveaux soient récompensés à la hauteur de leur sueur.

 

Abdou Karim Sawadogo

L’Observateur Paalga du 20 avril 2007



20/04/2007
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