L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Salif Diallo : "Le baobab va-t-il tomber ?"

Salif Diallo

"Le baobab va-t-il tomber ?"

C’est à un véritable panégyrique de Salif Diallo, ministre d’Etat chargé de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des Ressources halieutiques que se livre l’auteur de la tribune qu’on va lire. S’il reconnaît que l’homme a certainement fait des erreurs et que nul n’est inamovible, il loue cependant ses mérites et s’insurge contre les "petits rois et les intrigants" qui, de son avis, ne pourront rien contre celui qu’il porte aux nues....

Avant tout propos, permettez-nous, Monsieur le Directeur de publication de L’Observateur paalga, de vous présenter nos meilleurs vœux pour l’année 2008, et aussi de vous féliciter pour la qualité et l’objectivité dont fait montre votre journal ; que disons-nous, notre journal. Félicitations !

Depuis un certain temps, une avalanche de rumeurs se fait entendre autour de la personne du ministre Salif Diallo. Des rumeurs, disons-le, persistantes qui laissent entendre que Salif Diallo pourrait être débarqué très prochainement du gouvernement actuel.

Et plusieurs raisons sont, entre autres, sa mésentente avec François Compaoré, de même qu’avec l’actuel Premier ministre, et toujours, selon ces mêmes rumeurs, entre lui et le chef de l’Etat, les relations ne seraient plus au beau fixe.

Que toutes ces rumeurs soient fondées ou non, les observations suivantes méritent d’être soulignées.

Nous l’avions sans cesse répété : Salif Diallo est un digne fils de ce pays. Que les gens l’accablent de tous les péchés du monde, cela n’entachera en aucun cas l’estime et la forte sympathie que nous avons pour lui.

Du reste, ce n’est pas la première fois que le ministre d’Etat est traité de tous les noms d’oiseaux et ce n’est pas la première fois qu’il est l’objet de médisances.

Tantôt, c’est lui qui est à l’origine de la chute de tel ou tel homme politique, tantôt c’est lui qui empêche tel autre d’émerger ou lorsqu’un autre n’est pas retenu sur la liste électorale du CDP, c’est encore Salif Diallo !

L’homme a certainement fait des erreurs

Cependant, jamais on a entendu des hommes politiques lui reconnaître publiquement leur position confortable. Jamais aussi nous les avons entendus saluer les efforts inlassables qu’il fait pour apporter à notre peuple, et plus précisément aux paysans, une vie digne de Burkinabè.

Sa tenacité et ses convictions ont donné à notre agriculture un autre visage et nous en sommes tous fiers aujourd’hui. Combien sont-ils ces politiciens bureaucrates à la longue cravate qui n’oseront pas se rendre dans ces profondeurs du Burkina Faso ? Ces profondeurs à vous couper le souffle à cause de l’hostilité de leur paysage.

Bravant toutes ces hostilités et parfois au détriment de sa santé, Salif Diallo est toujours allé à la rencontre de ces valeureux paysans pour leur apporter le soutien et tout le réconfort qu’ils méritent. Ce n’est pas un fait du hasard s’il est affectueusement appelé aujourd’hui "l’homme des paysans".

Certes, et nous le reconnaissons, l’homme a certainement fait des erreurs. Mais cela est l’essence même de l’humain. Nous ne sommes pas des anges. Alors, nul n’est parfait ici-bas. Si des gens et non des moindres, du même bord politique que lui l’indexent comme l’homme à combattre, c’est que assurément il a du potentiel ! C’est un homme qui concentre en lui d’immenses atouts qui font peur à bon nombre de personnes qui voient en lui un adversaire.

Pourtant, nous le savons tous, Salif Diallo n’a pas d’ambitions personnelles. Il nous plaît ici de reprendre ses propos : "Je ne suis pas candidat au palais de Kossyam ni aujourd’hui, ni demain parce que pour moi, ce qui compte c’est vraiment la dynamique collective ; ce n’est pas l’équation personnelle.

S’il y a des gens qui veulent participer à une pareille compétition, ils peuvent me considérer comme non- partant..." Salif Diallo n’a pas la langue de bois. S’il avait des ambitions, il les aurait exprimées. Et si tel était le cas, eh bien, il aurait tout notre soutien.

Chaque fois que nous avons pris fait et cause pour ce digne fils, on nous a tout de suite taxé d’hommes à la solde de Salif Diallo. Pourtant ce monsieur, nous ne le connaissons ni d’Eve ni d’Adam, même s’il est vrai que le rencontrer ne nous gênerait aucunement. Bien au contraire !

Nous ne voudrions pas jeter de l’huile sur le feu, mais il est important pour nous d’attirer l’attention de tous sur ce qui peut être appelé la guerre des clans au CDP. Parce que des clans au CDP, il y en a. Personne n’est dupe.

Querelles mesquines de positionnement

L’intérêt du peuple burkinabè passe très largement au-dessus de ces querelles mesquines de positionnement. C’est vrai, la politique n’a pas de morale et la politique est ingrate ; hélas ! Mais nous insistons sur le fait que le ministre Salif Diallo fait partie de ces rares hommes politiques qui ont pu susciter chez le peuple de l’admiration grâce à la qualité de leur travail et de leur engagement patriotique.

En effet, on ne mérite la confiance du peuple que parce qu’on lui apporte de meilleur. Toute autre compréhension est dénuée de sens. Nous n’insinuons pas que Salif Diallo doit demeurer toujours ministre, non. Nul n’est inamovible. Mais, s’il doit quitter le gouvernement parce que certains en veulent à sa tête, là, c’est un véritable problème ; surtout quand on connaît l’impopularité de ceux qui veulent en découdre avec lui.

Au Burkina et de façon générale en Afrique, on a cette malchance de voir les médiocres, ceux qui n’aiment pas leur peuple remporter des "victoires". Quelle malédiction ! Le Burkina n’est pas la propriété d’un clan, encore moins d’un individu. Nous l’avons dit à maintes reprises : le fossoyeur du CDP, c’est le CDP lui-même.

Les intérêts des uns et des autres au sein de ce mégaparti ne sont pas forcément convergents. Il est évident que la ligne idéologique n’est pas ce qui les rassemble. Le CDP est chargé de parvenus dont le seul objectif n’est autre chose que le ventre. Et ces personnes en général sont très douées dans la semence de zizanies. Elles sont très faciles à manipuler et toujours prêtes à vous lécher les bottes tant que le pouvoir est dans votre camp.

Les petits rois et les intrigants ne pourront rien faire

Aujourd’hui, certains sont arrivés à délier leurs langues et osent s’en prendre à Salif Diallo parce qu’ils croient que l’homme agonise politiquement. Ils ont déjà oublié que Salif a beaucoup œuvré dans l’enracinement et la longévité du pouvoir actuel.

Du reste, vingt années de renaissance démocratique avec Blaise Compaoré riment avec vingt années de loyauté, de fidélité et d’engagement de Salif Diallo pour Blaise Compaoré. Quel exemple d’amitié ! Salif Diallo, contrairement à ceux qui le considèrent comme un adversaire, a marqué l’esprit collectif des Burkinabè. Il aime son pays, il se bat pour son mieux-être et il a démontré à tous qu’il a de la compétence.

C’est un homme de convictions et nous estimons qu’il n’a plus rien à prouver. Les petits rois et autres intrigants ne pourront rien contre lui parce que le grand baobab s’est fortement enraciné dans nos cœurs et nous le portons à cœur joie ! Et c’est ça l’essentiel. Tant pis pour le reste !

Monsieur le Directeur de publication, tout en vous réitérant mes meilleurs sentiments, je vous prie de publier intégralement le présent écrit qui n’engage que moi. Dieu bénisse le Burkina et le débarrasse de ses fossoyeurs. Bon vent à l’Observateur paalga.

Ouattara Jean-Louis

L’Observateur Paalga du 20 février 2008



20/02/2008
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