L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Sénégal : La diaspora burkinabè réclame son droit de vote

Communauté burkinabè du Sénégal

La diaspora réclame son droit de vote

 

En marge de sa participation à la prestation de serment de Me Abdoulaye Wade et à la fête nationale du Sénégal les 3 et 4 avril 2007, le président du Faso, Blaise Compaoré, a rencontré la communauté burkinabè vivant au pays de la Téranga. Les échanges ont porté sur la contribution de cette diaspora au développement de la patrie.

La communauté burkinabè du Sénégal est forte et diverse. Elle est présente dans plusieurs secteurs d’activités aux quatre coins du pays de la Téranga. Les Burkinabè installés au Sénégal sont soit agriculteurs dans les bassins arachidiers, soit fonctionnaires internationaux (BCEAO, ASECNA, ...) ou des étudiants dans des instituts et des universités. D’autres par contre, sont des demandeurs d’emplois, tentés souvent par le périple de l’immigration clandestine dont le Sénégal est l’épicentre en Afrique de l’Ouest. Cette diaspora est constituée de quatorze (14) amicales membres de l’Union fraternelle des Burkinabè du Sénégal. «Pour un rayonnement international du Burkina Faso, une communauté burkinabè au Sénégal engagée et disponible». C’est ce message qu’elle a adressé au président du Faso, Blaise Compaoré à la rencontre du mercredi 4 avril 2007 à la résidence de l’ambassadeur à Dakar. Environ trois cents (300) Burkinabè ont échangé avec leur chef de l’Etat sur des sujets divers : organisation de la communauté, difficultés rencontrées, nouvelles du pays. «Les Burkinabè vivant au Sénégal s’associent à vos efforts de faire du Burkina Faso un pays respecté, un pays refusant la fatalité et luttant chaque jour pour son développement», a confié Mme Salimata Sawadogo, ambassadeur du Burkina Faso au Sénégal. Elle a également salué l’engagement du président du Faso à l’émergence d’un climat de paix au Togo et en Côte d’Ivoire. «Notre communauté porte haut le flambeau de l’identité burkinabè à l’extérieur. D’ailleurs, une Journée de l’enfant burkinabè sera organisée le 14 avril prochain», a-t-elle indiqué. Cependant, la première des Burkinabè au Sénégal n’a pas manqué de signifier à Blaise Compaoré la nécessité pour sa représentation diplomatique de disposer de ses propres locaux. Elle a également suggéré l’ouverture d’une ligne budgétaire aux fins des rapatriements. «L’arrivée de jeunes en quête d’emplois, souvent sans papiers et malades, crée des problèmes à l’ambassade» , a rappelé Mme Salimata Sawadogo. Tout en saluant la création d’une ambassade burkinabè à Dakar, le président de l’Union fraternelle des Burkinabè du Sénégal Idrissa Compaoré a demandé au chef de l’Etat de mener un plaidoyer auprès de ses pairs pour une véritable application du traité de l’UEMOA. Il a recommandé des facilités pour l’acquisition de terrains à construire au pays, des décorations pour la diaspora, un soutien pour les élèves et les étudiants, le droit de vote des Burkinabè de l’étranger. «Notre communauté comprend en son sein, une quarantaine d’étudiants boursiers et 960 autres non boursiers. Elle sollicite des vols spéciaux pour ceux-ci à la rentrée», a souligné entre autres Idrissa Compaoré. «Nous sommes conscients de la necessité du vote des Burkinabè de l’Etranger. Mais cela demande une administration forte pour mener à bien cette opération. C’est un sujet qui nous tient à coeur», a répondu le président du Faso, Blaise Compaoré. Il a exhorté ses compatriotes à vivre en communauté en mettant en avant les valeurs de solidarité et d’intégrité : le savoir-faire et le courage des Burkinabè à l’extérieur. «La vie d’un homme n’a de sens que si elle s’inscrit dans la collectivité, dans la communauté. Chaque fois que l’on rassemble, ce sont des intelligences et des forces que l’on gage», a-t-il conseillé. Le président du Faso a traduit sa volonté de tracer les sillons du développement du pays en comptant sur la contribution de tous les Burkinabè. Ainsi Blaise Compaoré a exposé son programme quinquennal «Le progrès continu pour une société d’espérance» qui place le capital humain au coeur de ses actions : «Tout peuple doit lui-même choisir librement ses dirigeants. Nous avons fait le choix pour l’essentiel malgré les opinions diverses et les incompréhensions». Le chef de l’Etat burkinabè est revenu sur l’exemplarité de la coopération sénégalo-burkinabè et souhaité que chaque compatriote à l’étranger se comporte comme un ambassadeur de son pays en s’efforçant d’y vivre en bonne intelligence avec les citoyens. «Le Sénégal et le Burkina Faso ont toujours partagé la même vision sur la construction de l’Afrique. La vraie économie commence par la proximité», a expliqué Blaise Compaoré. Les échanges commerciaux entre le Sénégal et le Burkina Faso ont atteint dix sept (17) milliards de F CFA en 2003.

Jolivet Emmaüs

Sidwaya du 11 avril 2007



11/04/2007
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