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Solenzo : des ressortissants défendent le maire

Droit de réponse

Solenzo : des ressortissants défendent le maire

 

L'article de Sanga Souleymane sur les agissements du maire de Solenzo, paru dans notre édition du 26 octobre dernier, a suscité le droit de réponse ci-dessous d'un groupe de ressortissants de la province des Banwa. Pour eux, les propos de M. Sanga sont truffés de contrevérités.

 

La présente fait suite à l'écrit de monsieur Sanga Souleymane, instituteur certifié en service à la DPEBA des Banwa, billetteur de la province et premier adjoint au maire de Solenzo, paru dans votre livraison du vendredi 26 octobre 2006 à la page 35. Dans cet écrit, monsieur Sanga traite monsieur le maire de tendance xénophobe et ethniciste. Ces propos divisionnistes ne sont pas de nature à contribuer à la cohésion sociale et au développement de notre commune. Il nous paraît indiqué, en tant que ressortissants et acteurs du développement local de la province et de la commune, d'apporter quelques éléments d'éclaircissements à l'opinion nationale.

Cet écrit de par sa forme et son fond se caractérise par son insolence, son audace et sa caricature.

M. Sanga Souleymane et ceux qui se cachent derrière lui semblent tout ignorer de la légendaire hospitalité des populations de la commune voire de la province des Banwa.

M. Sanga Souleymane est arrivé dans la province dans les années 1994 à Ban où il était directeur d'école. Avant d'être élu premier adjoint au maire de Solenzo, il était directeur d'école à Dissankui. Comme quoi en douze (12) ans de séjour au Banwa et non à Solenzo, M. Sanga s'est retrouvé adjoint au maire de Solenzo, qu'il nous cite une localité où cela a pu ce faire. En traitant M. le maire de tendance xénophobe, M. Sanga ne s'attaque pas seulement au maire mais à tous les ressortissants de la province ayant le souci permanent de la vie en commun avec les autres communautés.

Nous avons cru que M. Sanga a été élu premier adjoint au maire en tant que conseiller municipal du CDP au secteur 4 et non représentant d'une communauté quelconque. A titre d'information, Solenzo compte une dizaine de communautés.

 

Une aide extérieure

 

M. Sanga fait partie de la tendance qui conteste l'élection de monsieur Coulibaly Luc comme maire de Solenzo, et ce depuis mai 2006. Depuis cette date, M. Sanga et son groupe ne siégeaient plus aux sessions du conseil municipal et, pire, il ne passait jamais à la mairie. Alors comment déléguer des pouvoirs à un fantôme ?

Nous avons connu M. Sanga dans le temps comme étant un des confidents du maire, et ça tout Solenzo peut témoigner. En plus, nous passons sous silence les différentes aides dont M. Sanga a bénéficié au moment où entre lui et le maire, c'était le parfait amour.

Si le fait de ne pas s'entendre avec quelqu'un peut l'amener à vous traiter de xénophobe et d'ethniciste, alors il y a une grande probabilité pour que tous les Burkinabè soient qualifiés comme tels.

Les propos de M. Sanga et de ceux cagoulés qui se cachent derrière lui sont truffés de contrevérités. Il paraît évident et clair que la motivation exclusive est de travestir les faits et la personnalité du maire à des fins que eux seuls savent.

Nous savons que le chauffeur du maire et son épouse sont d'ethnie moaga.

Pour ceux qui connaissent bien le maire, de tels propos relèvent de la folie. Et il est évident que M. Sanga Souleymane pour sa soif du pouvoir n'a plus les capacités d'analyse nécessaires pour faire la différence entre les termes. C'est lui qui boycotte le conseil, et nulle part on n'a vu quelqu'un, fût-il adjoint d'un maire, à qui on va déléguer des pouvoirs à la maison ou dans les "grins" de thé.

Si M. Sanga est venu dans la province et veut y rester pour sa prospérité et la cohésion entre les communautés qui y vivent, alors il est le bienvenu. Dans le cas contraire, nous lui rappelons qu'il n'a pas commencé sa carrière au Banwa. Ils sont nombreux, les fonctionnaires qui y vivent sans accéder à de telles responsabilités.

M. Sanga est adjoint au maire en tant que conseiller CDP et non représentant d'une communauté. Il y a des gens de son groupe ethnique qui résident à Solenzo depuis belle lurette et mieux placés pour évoquer certaines questions touchant sa communauté.

Dans la ville de Solenzo, sur les huit (8) conseillers municipaux, seuls trois (3) sont Bwaba.

M. Sanga peut-il nous dire combien d'élus non mossi y a-t-il eu dans son village natal où les gens ne sont ni ethnicistes ni xénophobes ?

Si le maire n'aimait pas les autres communautés, il est fort probable que nous n'aurions pas eu ce nombre de conseillers.

Vu la qualité littéraire de l'écrit et connaissant le niveau d'instruction de monsieur Sanga, nous doutons qu'il ait pu l'écrire sans aide extérieure. Alors, nous demandons à ses parrains de réviser leur position, car c'est ensemble que nous réussirons à construire la commune de Solenzo.

 

Ouagadougou, 02/11/2007

Pour le groupe de ressortissants par délégation

Boubacar Sanou

 

Le Pays du 16 novembre 2007



16/11/2007
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