Une grève comme prix du désaccord du transport à Koudougou
Coût du transport à Koudougou
Une grève comme prix du désaccord
Le bras de fer qui oppose les organisations de la société civile et les compagnies de transport de Koudougou n’a pas encore trouvé un dénouement qui satisfasse toutes les parties. En tout cas pas au moment où nous écrivions ces lignes, à savoir hier mardi. En effet, pour protester contre les coûts pratiqués par les transporteurs sur les axes Koudougou-Ouaga, Koudougou-Réo et Koudougou-Bobo, les organisations de la société civile ont observé une grève ce mardi 23 octobre avec à la clé une marche suivie de meeting.
Il faut dire que c’est maintenant le prix appliqué au transport des engins qui constitue le principal nœud de cette affaire, même si de 1000 F pour les motos JC, Yamaha et assimilés, 750 F pour les P50 et 250 pour les vélos, les transporteurs sont revenus, à travers un communiqué radiodiffusé le lundi dernier, au prix unique de 500 F pour tout engin embarqué à Koudougou pour Ouaga, Bobo, Réo et vice versa.
Les acteurs de la contestation trouvent que ces tarifs ont été fixés de façon unilatérale et réclament que le maire initie une rencontre conjointe entre autorités communales, sociétés de transport et organisations de la société civile afin de trouver une solution durable. Ils l’ont signifié à travers une déclaration lue et remise au maire par le biais de sa 2e adjointe, pendant une halte devant la mairie au cours de la marche.
Cette marche, partie du Théâtre populaire (TP), a connu une forte participation des élèves et étudiants venus renforcer les rangs des fonctionnaires et autres. Ce beau monde a parcouru les artères de la ville, brandissant des pancartes, hurlant des chansons et des slogans appelant à la diminution du coût du transport et dénonçant la cherté de la vie. Des escales ont été faites devant les gares pour signifier à leurs responsables que c’est à eux que les messages sont destinés. Une pause de plus de 15 mn a été observée au niveau du feu tricolore afin de donner plus d’éclat et de visibilité à l’action.
A la porte de la mairie, la tension est montée d’un cran entre ceux qui voulaient qu’on fasse le forcing pour pénétrer à l’intérieur et ceux qui y étaient opposés. Heureusement que les organisateurs ont su jouer de tact pour faire entendre raison à la ‘’troupe’’. C’est finalement quelques responsables qui sont entrés dans la mairie, juste pour la remise du message à la 2e adjointe au maire. Après quoi tous ont convergé vers les TP pour le meeting. Là, tout comme durant les différentes étapes de la manifestation, ce fut des cris, des slogans et des chansons à l’encontre des responsables des sociétés de transport, des autorités communales et de la cherté de la vie, ainsi que des lectures de déclarations, du préavis de grève et autres.
La grève, bien que n’ayant pas paralysé le secteur informel, a été relativement bien suivie au niveau des services de santé et de l’enseignement (primaire, secondaire et supérieur). Avant de se quitter les organisateurs ont promis de ne pas démordre tant que satisfaction n’est pas obtenue. Ce qui incite à souhaiter que d’ici là les vertus du dialogue soient mises en exergue afin de concilier les différentes positions.
Cyrille Zoma
L’Observateur Paalga du 24 octobre 2007
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