L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Une mise au point qui s'impose

Droit de réponse

Une mise au point qui s'impose

 

Dans notre édition n°7011 du mercredi 14 novembre 2007 et sous la rubrique "Médias", nous avons rendu public un écrit de monsieur Lohé Issa Konaté, directeur de publication du journal "L'Ouragan".

L'écrit est relatif au procès en diffamation intenté contre le journal par monsieur Diagne Mohamed Fadhel, chef de bureau de la zone d'observation n°2 de la CEDEAO pour la prévention et la gestion  des conflits.

A la suite de la parution dudit écrit, maître Franceline Toé/Bouda, avocat-conseil de monsieur Diagne Fadhel, nous a fait parvenir le droit de réponse suivant.

 

Dans l'édition N°231 du 15 juillet 2007 du journal fantôme perfidement appelé "l'Ouragan", le sieur Issa Lohé Konaté, directeur de publication, a cautionné un article signé "S. Zougmoré" dans lequel mon client, monsieur Diagne Mohamed Fadhel, a été gravement diffamé.

Pour ces faits, le Sieur Issa Lohé Konaté a donc été cité devant le Tribunal Correctionnel de Ouagadougou, en même temps que "S. Zougmoré", pour répondre de leurs agissements.

En raison de la non-observance par la chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Ouagadougou du délai d'un mois qui lui était imparti pour statuer dans les affaires de diffamation, la procédure a été déclarée caduque. L'affaire n'a donc pas été abordée au fond.

C'est cela qui a permis au sieur Konaté Lohé Issa d'écrire dans l'article que vous avez accepté de publier, Monsieur le Directeur dans le n°7011 de votre quotidien, le 14 novembre 2007, les grossiers mensonges qui s'y trouvent ;

1- Le sieur Konaté écrit que «le lundi 05 novembre plaignant et accusés se retrouvent de nouveau devant le Tribunal correctionnel», alors qu'en tant que prévenu principal il a "courageusement" évité à trois reprises de se présenter devant ledit Tribunal: le 13 août, le 29 octobre et le 5 novembre 2007.

Il n'y a donc pas de quoi être triomphaliste, car la responsabilité du sieur Konaté reste entière.

Le sieur Konaté, dont tout le monde s'étonne de la parution à nouveau du journal, semble être un récidiviste notoire, comme il l'affirme lui-même (cf. son article du 14/11/2007) et, fidèle à sa réputation, récidive en faisant de nouveau paraître dans des journaux de la place son article daté du 14 novembre 2007 dans lequel il tient sur mon client des propos encore plus mensongers et diffamatoires, tentant de manipuler et de conditionner l'opinion, notamment

1 - quand il écrit que le Tribunal a débouté monsieur Diagne; cela est absolument faux ! 

2 - Ensuite, quand il dit que son conseil tente de faire revenir le Tribunal sur sa décision et surtout quand il parle d'une scène d 'hystérie chez mon client qui crie à l'injustice et à la xénophobie. Ce sont là, des méthodes honteuses et détestables qu'utilise Konaté Lohé Issa, prêtant ainsi à mon client des propos qui sont en fait les siens pour braquer la Justice contre une haute personnalité de la CEDEAO, respectueuse de l'accord de siège entre notre pays et la Communauté, un homme qui demande simplement que ses droits soient respectés!

Enfin, et j'en passe, le procès opposant le quotidien Sidwaya au bimensuel l'Evènement retenait l'attention de plusieurs membres de la presse burkinabè le 05/11/2007 et tout opportuniste, qui avait son procès le même jour, aurait pu se flatter d'avoir le soutien de cette presse présente à ladite audience ainsi que de ses sympathisants comme le fait allègrement le sieur Konaté dans son article en cause quand il dit que les «sympathisants de la presse burkinabè sont sortis très nombreux pour soutenir l'Ouragan».

Comment ce sieur Konaté, qui a brillé par son absence aux audiences, peut-il relater des propos qui auraient été tenus à l'issue d'une audience à laquelle lui-même n'a pas assisté? Il est dommage que monsieur Konaté n'acceptera jamais une confrontation, car le courage n'est malheureusement pas une vertu chez lui.

D'ailleurs, comment prêter du crédit à un individu qui se prévaut de sa propre turpitude (ses quatre (04) procès pour le délit de diffamation) selon ses propres déclarations pour se présenter sous des dehors vertueux? Manifestement, le sieur Konaté n'a pas tiré, à bon escient les leçons de sa condamnation de 1996 au profit du clergé de Koupèla qu'il avait diffamé, ce qui lui a valu: «cinq (05) millions de dommages intérêts, 250 000 F d'amende, six (06) mois d'interdiction de parution, trois (03) mois d'emprisonnement ferme».

Directeur de publication d'un journal à scandales et de mœurs, monsieur Konaté qui ne s'embarrasse guère des principes déontologiques du métier de journaliste dans lequel il semble être entré par effraction, est plutôt un sycophante, un individu dangereux pour la société, car il est un vrai journaliste à gages.

La Justice dans sa sérénité ne tombera pas dans le piège d'un manipulateur aux desseins inavoués.

 

Pour mon client

Me Franceline Toé/Bouda

L’Observateur Paalga du 19 novembre 2007



19/11/2007
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