L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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CEP et entrée en 6e : Les couleurs nationales à l’épreuve

CEP et entrée en 6e

Les couleurs nationales à l’épreuve

L’heure de la moisson a sonné pour plus de cent quatre-vingt mille (180 000) élèves du primaire. Depuis le 10 juin, ils tentent de décrocher le Certificat d’études primaires (CEP) et l’entrée en 6°. Du centre de Guiloungou à Ziniaré au Centre de la Cathédrale en passant par celui de l’école Bao yam à Ouaga, tous les acteurs de l’éducation s’appliquent à accompagner les enfants dans cette période d’évaluation.

Ecole privée Saint-Paul de Guiloungou à Ziniaré, chef-lieu de la province d’Oubritenga, région du Plateau central. Il est 7h18.

Le ministre de l’Enseignement de base et de l’Alphabétisation, Odile Bonkoungou, ses proches collaborateurs et les autorités locales arrivent au Centre d’examen de la circonscription Ziniaré I. Après une rencontre éclair avec les parents d’élèves, ils entrent dans une salle d’examen pour procéder au lancement officiel des épreuves.

A 7h 30 mn comme prévu, quelques représentants des candidats et des surveillants assistent à l’ouverture de la première enveloppe et tous découvrent le sujet de la rédaction :

"Pendant la montée du drapeau dans votre école, un passant refuse de marquer l’arrêt. Donne-lui des conseils". Un intitulé qui réjouit le premier responsable du département :

"Nous avons constaté une bonne préparation des acteurs sur le terrain, je suis d’autant plus contente que la première épreuve, la rédaction, a porté sur l’instruction civique". Avec un tel libellé, les couleurs nationales se sont certainement mises à flotter dans l’esprit des enfants.

Paradoxalement, dans cette école de Guiloungou, nous avons trouvé un mât sans drapeau. Est-ce une exception dans cet établissement, du fait de la particularité de la journée, ou la règle ? Espérons que c’est la première hypothèse qui est la bonne. A l’école privée Baoyam, qui a accueilli les officiels peu avant 8h30, nous avons trouvé les couleurs nationales flottant au gré du vent.

Soucieux comme les parents

Dans ce centre de la circonscription Ouaga 12, la présidente, Mariam Topan, nous a assuré qu’il n’y avait rien à signaler comme dysfonctionnement. Lorsque nous avons quitté les officiels, c’est le Centre de la Cathédrale (circonscription Ouaga 11) qui nous a reçus. Pendant que les candidats affrontaient l’épreuve de dessin, les enseignants accompagnateurs attendaient sous les arbres. Sylvie Diarra, enseignante de l’école de Bilbalgo, nous a éclairé sur leur rôle :

"Nous, les accompagnateurs, nous jouons le rôle du père ou de la mère pour les candidats ; nous faisons tout pour qu’ils se présentent à l’heure prévue et signalons aux parents par téléphone les éventuels problèmes. Nous avons du paracétamol et du parégorique, qu’on pourrait utiliser en cas de besoin.

54 élèves de mon école sont dans ce centre et je suis soucieuse d’eux comme leurs parents". A en croire, l’inspectrice Constance Kinda, le tour fait dans les trois centres de la circonscription Ouaga 11 lui permet de dire que les examens se déroulent comme souhaité.

Entre autres innovations de cette édition, la directrice des examens et concours, Christine Lucie Youl/Da, nous a cité le reversement des candidats ayant échoué au concours d’entrée en 6e, option ET (Enseignement technique) mais qui ont une moyenne au moins égale à celle retenue pour l’option EG (Enseignement général) dans celle-ci ;

deuxième innovation : le début du Secrétariat au 3e jour de l’administration des épreuves et la mise en place de deux (2) Secrétariats (Ouagadougou et Bobo-Dioulasso) pour le traitement des résultats de l’entrée en classe de 6e.

Il est intéressant de savoir ce que les enfants savent du drapeau. Nous avons tendu le micro à quelques-uns à ce sujet : "Comme conseil au passant j’ai dit qu’il doit respecter le drapeau, car c’est le symbole de notre pays", nous a confié Arnaud Amara de l’école Bilbalgo.

"le drapeau est important, il représente notre pays, il faut toujours le respecter", nous a dit Sita Diakité. L’effectif des candidats est passé de 172 822 en 2007 à 187 400 en 2008, soit un taux d’accroissement de 8,43%, et les épreuves se dérouleront jusqu’au 13 juin. Bon courage et que la moisson soit bonne !

Abdou Karim Sawadogo

Alima Koanda (stagiaire)

L’Observateur Paalga du 11 juin 2008



11/06/2008
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