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Convention collective des travailleurs de la presse : Le CSC réchauffe le plat

Convention collective des travailleurs de la presse

Le CSC réchauffe le plat

 

"L'entreprise de presse au Burkina et la situation sociale du journaliste : de la nécessité et des conditions d'adoption d'une convention collective", tel était l'intitulé du séminaire qui s'est tenu, les 30 et 31 juillet 2007, à l'Excellence hôtel à Ouagadougou.

Ces journées de réflexion étaient organisées par le Conseil supérieur de la communication (CSC), en partenariat avec les ministères de la Communication, du Travail et les associations de médias.

Au sortir des travaux, on constate que "le CSC a réchauffé le plat", car d'ici  décembre 2007, il doit y avoir du nouveau pour ce qui est de la convention collective des travailleurs des médias.

 

Pour donner au séminaire des 30 et 31 juillet 2007, organisé par le Conseil  supérieur de la communication (CSC), une signification profonde, le ministre Filippe Sawadogo (Culture, Tourisme et Communication) a rehaussé de sa présence l'ouverture des travaux.

Après les mots d'Etienne Songré Sawadogo (président du Comité d'organisation), de Jean-Claude Méda (président du Comité thème) et d'Emmanuel Adjovi (représentant de l'Organisation internationale de la Francophonie), Luc Adolphe Tiao, président du CSC, est monté au créneau. Il a eu ces propos : "Durant les deux jours de cet atelier, les journalistes et techniciens de l'information ainsi que les patrons de presse seront amenés à réfléchir ensemble sur des sujets dont l'importance ne fait l'ombre de nul doute. Il s'agit de la convention collective des journalistes et de la carte de presse".

Passé le cérémonial d'ouverture du séminaire, les participants ont eu droit à une communication introductive du président du CSC sur les enjeux de la concertation.

Des experts du ministère du Travail  et de la Sécurité sociale ont ensuite donné un éclairage technique sur la notion de convention collective.

Ils ont alors fait place à Samba Koné et Marie Soleil Frère pour une approche comparative d'expériences dans la sous-région, toujours sur le sujet.

 

Convention collective et carte de presse

 

Pour les travaux en atelier, les séminaristes ont été scindés en deux groupes.

Le premier devait plancher sur la convention collective, à savoir son examen,  son amendement et l'exploration des mesures d'accompagnement de la presse pour sa mise en œuvre.

Le second a travaillé sur les critères de délivrance de la carte de presse, la structure habilitée à le faire et son champ d'application.

Intervenant à l'issue des deux jours de réflexions et de discussions, le président Luc Adolphe Tiao dira que le séminaire a permis de faire un grand bond en avant dans l'organisation de la vie médiatique dans notre pays.

Car, "grâce à l'action conjuguée, déterminée et dynamique aussi bien institutionnelle qu'associative, un cadre consensuel est dégagé pour la mise en place de la convention collective. C'est une ère nouvelle  qui s'annonce pour le monde de la presse et des médias au Burkina.

L'environnement de l'entreprise de presse sera plus sécurisé, et le journaliste aura la sécurité nécessaire pour inscrire sa plume dans une perspective beaucoup plus enthousiaste et, en conséquence, normée sur des repères déontologiques et ethiques.

Mais pour une application complète et efficiente de la convention collective, il convient de travailler à créer les conditions favorables au développement de l'entreprise de presse".

Le président Luc Adolphe Tiao a enfin annoncé la mise en place d'un comité ad hoc chargé de finaliser l'adoption de la convention collective d'ici fin décembre 2007 et d'une commission technique chargée d'élaborer dans les meilleurs délais des propositions à faire au gouvernement pour l'appui au développement des entreprises de presse. Et pour apporter de l'eau au moulin de M. Tiao, le ministre Jérôme Bougouma (Travail et Sécurité sociale), qui était présent, a laissé entendre qu'il facilitera la tâche des commissions en leur octroyant 500 000 FCFA.

Que ces deux commissions se mettent à l'œuvre, car il y a dix (10) ans que les documents de la convention collective traînent dans les tiroirs !

 

Pierre Tapsoba

L’Observateur Paalga du 3 août 2007



03/08/2007
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