L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Coup de gueule sur le réaménagement des dates des examens de fin d’année

Examens de fin d’année

Coup de gueule sur le réaménagement des dates

Les dates des examens de fin d’année du primaire et du secondaire pour la session 2007-2008 ont été avancées de quelques semaines. Si l’auteur de ce point de vue n’a rien contre ce réaménagement, il s’insurge contre l’annonce tardive de la mesure.

De rumeur en rumeur, elle a fini par s’avérer. A partir de cette année scolaire (2007-2008) les examens des enseignements de base et secondaire subiront un réaménagement quant aux dates de leur déroulement. En effet, les différentes dates ont été avancées de quelques semaines et cela afin de répondre favorablement à la doléance de l’UEMOA, qui est que désormais tous les pays membres devraient organiser leurs examens scolaires aux mêmes dates.

Cependant, l’objet de mon propos ne se situe pas au niveau des différentes dates qu’elles aient été avancées ou pas, mais plutôt au niveau du temps qu’a mis le premier responsable du ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique pour nous donner cette information. En effet, c’est après plus d’un trimestre de cours que les différents acteurs (responsables administratifs, professeurs, parents d’élèves, élèves) ont été informés de cette nouvelle disposition.

Pour certains, c’est un non-événement qui n’est pas sujet à polémique. Mais il convient également de constater le véritable tollé que la nouvelle a soulevé en milieu scolaire notamment. D’abord les professeurs, eux, sont restés pour la plupart impassibles. Pour eux, pas de soucis à se faire, mais seulement disent-ils « on doit terminer le programme, alors écrivez encore plus vite même si vous ne comprenez pas ».

Pour les chefs d’établissement, ils sont pour la majorité mi-figue, mi-raisin, et sont prompts à rendre effective une décision qui émane de la haute hiérarchie, mais ils ont peur à la fois de voir s’envoler loin leur rêve de 100% tant souhaité.

Quant aux parents, quelques grincements de dents, mais on préfère garder l’essentiel dans le cœur ; du reste, on ne peut que continuer d’encourager les fistons afin de leur donner encore du tonus.

Qu’on réduise alors les programmes

Venons-en aux élèves, qui sont les plus concernés par cette problématique. Lorsque la nouvelle tomba, partout, dans l’immédiat, l’on a crié au scandale, s’ensuivront ensuite toutes formes de critiques que les uns et les autres ont formulées ouvertement sans plus passer par quatre chemins. Si ça nous a surpris, disent-ils, ça n’a quand même pas surpris les décideurs.

En fait, il s’agit de reconnaître que les nombreuses dispositions devraient être prises avant l’application effective de la décision. A titre d’exemple, en classe de Tle, il y a nécessité de revoir, voire réduire le programme dans certaines matières telles que l’histoire, la géographie et les sciences de la vie et de la terre. En effet voilà une chose sur laquelle tous les encadreurs sont unanimes même quand le BAC se déroulait en juillet.

Maintenant que le BAC est prévu pour juin et que le programme « géant » difficilement maîtrisable par les élèves s’impose toujours, qu’est ce qui va se passer ? D’autres y voient en tout cas, une mesure subtilement précipitée en vue de répondre à l’insoluble problème de surnombre qui se pose dans les universités.

On sait effectivement que les universités, même les plus récemment construites, sont pleines et comparables à des camps concentrationnaires, mais un problème peut-il avoir pour solution un autre ? Décidément, ces bureaux climatisés savent prendre des mesures, mais n’en mesurent pas la portée dans tous les cas comme il se doit.

Zongo B. Benjamin

Tle D, Collège St Joseph Moukassa

L'Observateur Paalga du 11 mars 2008



11/03/2008
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