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La "reine des avares" : Harpagon chez l'Oncle Sam

La "reine des avares"

Harpagon chez l'Oncle Sam

 

Du fond de sa tombe, elle serait prétentieuse si elle voulait revendiquer la renommée posthume d'Harpagon, mais aurait eu tort de son vivant de ne pas postuler à un rôle d'acteur principal dans l'Avare de Molière.

Leona Helmsley, puisque c'est d'elle qu'il s'agit, avait certes elle aussi de l'aversion pour le mot "Donner", mais avec une circonstance atténuante : celle d'être misanthrope.

Ce n'est donc pas par hasard qu'elle avait été "baptisée" la "reine des radines" dans l'empire des bourgeois américains, au pays de l'Oncle Sam.

Décédée en début août à 87 ans, ce magnat de l'immobilier ferait des émules au "Pays dit des hommes intègres", elle qui confessait en 1992, à l'issue d'une condamnation à la peine de prison pour évasion fiscale: "Nous ne payons pas d'impôts, il n'y a que les petites gens qui paient des impôts".

Mais le plus cocasse était à venir avec son testament, dévoilé mardi dernier devant un tribunal newyorkais.

Que Brigitte Bardot, la célèbre avocate des animaux, nous pardonne ; Mamy Leona, surnommée aussi la "reine des avares", ainsi que le révèle l'Agence France Presse, n'a pas failli à sa réputation, puisque, même dans la mort, elle a privé de l'héritage deux de ses petits-enfants au profit de... son chien.

Le cabot de Leona Helmsley, un bichon maltais appelé "Trouble", qui aurait pu finir utilement quelque part dans nos marmites traditionnelles, se retrouve ainsi subitement riche de 12 millions de dollars.

Et selon sa volonté testamentaire, à sa mort, le chien devra être enterré auprès de sa maîtresse et de son mari, Harry, décédé, lui, en 1997.

Ignominie des ignominies, le frère de Leona Helmsley, qui a la garde du chien, a reçu 10 millions de dollars dans la clef de répartition.

Deux petits-fils recevront chacun 5 millions de dollars, mais à condition qu'ils aillent se recueillir au moins une fois par an devant la tombe de leur père.

Les deux autres petits-enfants ne recevront pas un centime "pour des raisons connues par eux", précise le testament.

On est en tout cas bien curieux de savoir qu'elle infamie ils ont bien pu commettre !

Mais voyez-vous, bonnes gens, il est des âmes qu'un simple doua, une messe ou un culte ne pourraient sauver.

Malheureusement, ça se passe là-bas aux States, sinon le petit chien riche en milliards de nos francs CFA aurait pu connaître meilleur sort... à Sâaba par exemple.

Nous ne vous en dirons pas plus !

 

L’Observateur Paalga du 3 septembre 2007



04/09/2007
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