Les réponses à 17 doléances passées à la loupe (Négociation gouvernement/syndicats)
Négociation gouvernement/syndicats
Les réponses à 17 doléances passées à la loupe
Le Premier ministre Tertius Zongo a ouvert, le 15 novembre 2007 à Ouagadougou, la rencontre gouvernement/syndicats pour discuter des doléances des organisations syndicales. Elle va consister en l'examen, en principe jusqu'aujourd'hui 16 novembre, par les représentants des syndicats des réponses du gouvernement à 17 points de préoccupation, faites sur la base de leur plate-forme revendicative minimale.
Initialement prévu en septembre dernier, c'est finalement en ce mois de novembre que le gouvernement et les premiers responsables et représentants de centrales syndicales et syndicats autonomes du Burkina se retrouvent. Du 15 au 16 courant, le gouvernement va soumettre aux seconds ses réponses aux préoccupations à lui soumises essentiellement par le biais d'une plate-forme revendicative. Les réponses du gouvernement sont au nombre de 17, correspondant à des points de préoccupation. Lesdits points vont de l'augmentation de 25% des salaires et pensions pour compter de janvier 2001 à la participation plus systématique et plus efficace des centrales syndicales aux sessions annuelles du Bureau international du travail (BIT) en passant par la réouverture et l'instruction sérieuse du dossier Norbert Zongo, les atteintes et menaces contre la liberté syndicale, les fraudes aux examens et concours, etc. Autres doléances objet de réponses de la part du gouvernement, les Accords de partenariat économique (APE), la diminution des impôts et taxes sur les produits pétroliers, la suppression de
Temps forts de la rencontre
Selon le secrétaire général de
La rencontre gouvernement/syndicats des 15 et 16 novembre a été marquée, à son ouverture, le premier jour, par la présence du Premier ministre Tertius Zongo. Laquelle a été saluée dans son intervention par Tolé Sagnon qui l'a interpretée comme une marque de considération et le signe d'une attention aux préoccupations des travailleurs. Ceux-ci, a-t-il relevé, du fait du contexte de vie chère, ont les yeux tournés vers la rencontre dans l'espoir de résultats fructueux.
Dans son discours d'ouverture, le Premier ministre Tertius Zongo a dit l'attachement des autorités au dialogue social à propos duquel il a de la conviction en ses vertus en tant qu'élément structurant des sociétés démocratiques et moteur de la bonne gouvernance au niveau des entreprises. Le dialogue social, a-t-il ajouté, est une condition essentielle du succès des politiques de développement et sans lequel il est difficile, voire impossible, de promouvoir le progrès et la justice sociale. Mais le dialogue social, ce sont aussi des exigences dont Tertius Zongo a tenu à énumérer quelques-unes. Il s'agit de l'acceptation du principe du compromis; de la discussion à égalité de points de vue sans confusion de statut, en toute liberté et indépendance; du respect des engagements pris.
Comme Tolé Sagnon, le Premier ministre a relevé le "contexte économique mondial défavorable aux pays sans ressources" dans lequel intervient la rencontre, et espéré que les syndicalistes feront preuve "de discernement sur les réalités économiques de notre pays" et, comme par le passé, de "hauteur d'esprit de compréhension et de responsabilité". Avant de donner le coup d'envoi de la rencontre, Tertius Zongo s'est dit convaincu que les discussions "vont se dérouler de manière constructive et réaliste afin de parvenir à des solutions justes, appropriées et réalisables dans l'intérêt bien compris des uns et des autres, mais surtout dans l'intérêt supérieur de notre pays et du peuple burkinabè, car le travail est l'essence de la vie".
Par Séni DABO
Le Pays du 16 novembre 2007
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