L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Louis André Dacoury-Tabley au Burkina : Sur les traces des réfugiés ivoiriens

Louis André Dacoury-Tabley au Burkina

Sur les traces des réfugiés ivoiriens

 

En visite de travail et d’amitié au Burkina Faso, le ministre ivoirien de la Solidarité et des Victimes de la guerre, Louis André Dacoury-Tabley, a été reçu en audience le lundi 23 juillet dans la soirée par son collègue burkinabè, Pascaline Tamini, ministre de l’Action sociale et de la Solidarité nationale. Figurait, entre autres, au menu des échanges, la situation des réfugiés ivoiriens dans notre pays.

C’est en principe hier que le ministre de la Solidarité et des Victimes de la guerre de Côte d’Ivoire devait rencontrer ses compatriotes réfugiés dans notre pays depuis le 19 septembre 2002, date du déclenchement de la crise ivoirienne. A l’issue de son audience avec le ministre de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, Pascaline Tamini, Louis André Dacoury-Tabley, nommé en Avril 2007, a déclaré être venu en précurseur pour se faire une idée de la situation des Ivoiriens déplacés, avant l’arrivée d’une équipe d’experts pour leur recensement. « Nous voulons avoir une situation exacte des mouvements de nos populations. Certains diront que notre démarche arrive un peu tardivement, mais il n’est jamais trop tard pour bien faire. C’est pourquoi, nous voulons donc connaître les zones ou villes de résidence des réfugiés ; savoir comment ils sont gérés par le gouvernement;  quelles sont leurs motivations ; etc.», a ajouté le numéro 2 des Forces nouvelles qui a estimé, même sans disposer de chiffres exacts, que le nombre de ces réfugiés  est important. «C’est un réflexe spontané que les Ivoiriens prennent la direction du Burkina, car depuis la nuit des temps tous ceux victimes d’affres politiques en Côte d’Ivoire ont su trouver la quiétude ici. Mais avec l’accalmie, certains sont retournés », a-t-il relevé. Le ministre ivoirien a donc prôné l’adoption d’une politique commune pour gérer les mouvements de populations. Pascaline Tamani et Louis André Dacoury-Tabley ont échangé aussi sur la situation des rapatriés burkinabè. Sur ce point, le chef du département en charge de la Solidarité et des Victimes de guerre a regretté ce qui est arrivé aux ressortissants burkinabè. « Nous avons pris acte et nous sommes comme des frères siamois. Quand on veut les séparer, il y a des cris et des douleurs, et cela nous interpelle à plus de responsabilité les uns à l'endroit des autres ». Et de féliciter notre pays qui a donné une leçon de solidarité à l'occasion du grand flux de rapatriés par différents programmes. « En la matière, on a beaucoup appris de l’expérience burkinabè, et des promesses ont été faites de nous revoir afin de développer une solidarité forte profitable à toute la sous-région ", a-t-il martelé.

Interpellé sur les indemnisations des Burkinabè victimes du conflit ivoirien, le ministre ivoirien répliquera que ce problème est très délicat et relève de la souveraineté des deux Etats. Il lâchera donc : «Il faut laisser les gouvernements traiter tout cela progressivement. Nous sommes frères, on a le temps de régler ces problèmes-là ». 

Avec cette visite qui s’achève ce jour, le ministre ivoirien retrouvera les nombreux chantiers qui lui tiennent à cœur, à savoir la poursuite de l’opération d’identification des victimes de guerre ; le programme d’aide au retour volontaire des personnes déplacées de leur zone d’origine ; la restitution des biens immobiliers à leurs vrais propriétaires surtout en zone sous contrôle des Forces nouvelles; le programme de prise en charge psychosociale des personnes ; l’indemnisation.

Cyr Payim Ouédraogo

L’Observateur Paalga du 25 juillet 2007



25/07/2007
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