L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Mariage collectif : 4 + 1 = 1 : foi de Cheick Aorèma

Mariage collectif

4 + 1 = 1 : foi de Cheick Aorèma

Le mariage religieux dispense-t-il de celui civil ? La réponse est évidemment non. Nous dirions même que mieux vaut sacrifier aux deux qu’à un seul. Cheick Adama Aorèma Ouédraogo, pour sa part, n’a pas eu à hésiter longuement avant de s’engager sur cette voie, lui qui, le 17 mars dernier, a accepté que ses quatre épouses lui mettent la corde au cou afin qu’ils deviennent un et un seul.

Cheick Adama Aorèma Ouédraogo est le fondateur de l’Institut et du Lycée privé franco-arabe Aorèma, et il dirige l’ONG At.Tarbiya Islamiya/Song kiibsé. De commun accord, l’homme et celles avec lesquelles il partage sa vie depuis déjà plus d’une dizaine d’années, pour certaines d’entre elles, ont décidé de faire ce qu’on appellerait à Aorèma à une certaine époque, le mariage du Blanc, autrement dit le mariage civil.

Et c’est la salle des mariages de la mairie de Bogodogo qui a servi de cadre pour cette cérémonie le samedi 17 mars 2007. Sur le banc des heureux du jour, Adama Ouédraogo, dont le témoin pour cet acte solennel est un autre Adama, pas Ouédraogo, mais Derma celui-là ; Rasmata Guiro (avec laquelle il était en ménage depuis le 02 janvier 1980), Rakiéta Ouédraogo, Koritimi Zougmoré et Fatimata Porgo, qui deviendront toutes, sur acte du premier adjoint au maire, Moustapha Ouédraogo, épouses Ouédraogo. Elles avaient comme témoin unique, Mme Habibou Guiro née Kagoné.

Mais pourquoi cette option ?

Selon le chef de famille, tout serait parti d’un constat : de plus en plus, dans le cadre de ses missions, il lui est demandé, au nombre des pièces administratives, un acte de mariage. Evidemment, au regard de son statut, c’est bien gênant de dire à ses interlocuteurs qu’il n’en dispose pas. En outre, certaines de ses femmes sont des employées de l’Etat. C’est leur faire donc ombrage que de ne pas régulariser leur situation matrimoniale. Enfin, tout le monde gagne en se sentant officiellement mari ou épouse.

Et de poursuivre : "Quand j’ai soumis mon idée à mes femmes, elles l’ont accueillie à bras ouverts. Elles m’ont même dit qu’elles s’apprêtaient à me faire la proposition...".

Comme quoi c’étaient des intentions qui se croisaient. En guise de conseils à ceux qui hésiteraient encore à se présenter devant le maire, Cheick Ouédraogo les exhorte à le faire pour plus de sécurité dans le foyer. Car, pour lui, une femme qui se sait en sécurité est prête à accompagner son mari dans toutes ses entreprises. Retenons que monsieur et mesdames ont opté pour la polygamie avec biens séparés.

O. Sidpawalemdé

L’Observateur Paalga du 27 mars 2007

 



27/03/2007
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