L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Meurtres en série à Kona

Fait divers

Meurtres en série à Kona

Après le crime odieux de Lah en 2007, où un homme aurait été assassiné et ses organes génitaux arrachés, la série noire des crimes ignobles ne fait que se poursuivre dans le département de Kona.

Dans la nuit du 8 au 9 mars 2008, une vieille femme âgée d’environ soixante-dix (70) ans aurait été décapitée dans son sommeil dans le village de Kouana, un des villages du département de Kona. C’est le lendemain aux environs de 10 heures que le corps de Dao Flanso, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, aurait été découvert dans sa maison, située aux abords du marché du village. Suite aux investigations des forces de sécurité, le présumé coupable aurait été déféré à la maison d’arrêt et de correction de Dédougou.

Dans la nuit du 6 mai dernier, Kientéga B. Michel dit Ousmane, qui passait la nuit à la belle étoile, aurait été sauvagement poignardé dans le village de Tona aux environs de minuit. Les tentatives de secours ayant été vaines et la victime, âgée de 57 ans, a rendu l’âme avant l’aube. Le village allait se réveiller dans une peur générale et les supputations alimenter les causeries dans le village.

Selon certains, la victime aurait été abattue par un neveu, qu’il a accueilli dans sa famille, depuis son bas âge après la disparition de ses parents. Que s’est-il passé en réalité pour que la famille Kientéga soit plongée dans ce crime odieux ?

Selon un recoupement d’informations, la victime serait à l’origine de la mort du père du meurtrier. Vrai ou faux ? Seules les investigations des forces de sécurité pourront nous éclairer davantage.

Après avoir avoué son crime, le meurtrier aurait tenté de se suicider en ingurgitant des produits toxiques. Transporté d’urgence au CSPS de Kona, le chef-lieu de département, il sera à son tour assommé avant d’être étranglé sur son lit d’hospitalisation par le fils de Kientéga B. Michel dans la nuit du dimanche 11 mai 2008. Décidément, la vengeance a la peau dure dans cette famille.

Rappelons que Kona est le seul département de la province du Mouhoun où les voies de communication sont inexistantes. Il est situé à 55 km de Dédougou, chef-lieu de la province, à 29 km de Ouarkoye et à 18 km de Safané. Quant au village de Tona, où ces deux crimes ont été perpétrés, il est situé à cheval entre Kona et Ouarkoye à 63 km environ de Dédougou.

Le cadavre d’une femme abandonné devant la cour paternelle

Un fait rocambolesque s’est passé dans la nuit du samedi 10 mai 2008 à Baszaïdo, village situé à 10 km de Gourcy : deux individus d’un village voisin ont tenté d’abandonner le cadavre d’une femme devant la cour de son père. Au moment où ils déposaient le cadavre, ils ont été surpris par des jeunes de la cour.

Ces derniers les ont encerclés pour demander des explications. Sentant le roussi, les deux indélicats ont pris la fuite, et ne durent leur salut qu’à la rapidité de leurs jambes. Informés, un infirmier et des agents de sécurité sont venus faire un constat le dimanche 11 mai 2008, avant d’autoriser l’inhumation du corps.

Arrêtés par les agents de sécurité, les deux individus au comportement étrange ont été relaxés quelques jours après. Il s’est révélé qu’auparavant, la femme en question avait été donnée en mariage par ses parents dans un autre village. Elle s’est enfuie de chez son mari pour retourner chez ses parents, où elle est restée un bon bout de temps, avant de déménager chez un de ses anciens amants à l’insu de ses géniteurs. Ces derniers auraient sollicité à plusieurs reprises le retour de leur fille, mais l’amant et son entourage avaient toujours nié son existence chez eux.

Entre-temps, elle tomba gravement malade et sa mère serait partie clandestinement la voir, lui conseillant de ramener la malade en famille. Ce dernier n’a pas eu le temps de le faire avant que l’irréparable ne se produise.

Entendu

Morts pour excès de vitesse ?

La route a encore tué ! Dans la nuit de samedi à dimanche dernier, aux environs de 3 heures, deux jeunes gens ont trouvé la mort du côté du square Yennenga. Le film du drame : les deux victimes allaient de l’ASECNA vers l’aéroport de Ouagadougou.

Juchés sur des motos Rainbow, il semble qu’ils roulaient à vive allure lorsqu’ils croisèrent une jeune fille à pied et l’un d’entre eux se mit à la héler. Cette dernière fit la sourde oreille, mais ils ne s’en offusquèrent point. Après avoir constaté qu’il quittait sa trajectoire, l’un des deux jeunes voulut revenir à son point initial, et il y eut un télescopage entre les deux.

Le choc fut tellement brutal qu’ils furent projetés loin de leurs montures. Des témoins de la scène racontèrent que leur mort fut instantanée. Les témoignages sont concordants pour dire que les victimes roulaient trop vite, on ne le dira jamais assez, la vitesse est dangereuse, même à une heure tardive sur une voie dégagée.

Espérons que d’autres usagers de la voie publique prendront bonne note pour ne pas passer l’arme à gauche. Assurément la nuit de samedi à dimanche dernier fut mouvementée du côté du square Yennenga.

En effet, une jeune fille, qui y aurait été agressée avec une arme à feu, a été transportée vers des centres de soins.

Dame Rumeur laisse entendre que l’agresseur, un homme de tenue, aurait eu maille à partir avec la fille, qui serait sa copine. Difficile à vérifier en l’absence de toutes ces deux personnes. Mais disons qu’un différend ne se règle pas dans la rue avec une arme à feu. Nous souhaitons qu’une enquête soit ouverte et qu’elle permette de situer les responsabilités.

A la BNSP

Au cours de la semaine du 12 au 18 mai 2008, la première compagnie de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (BNSP) a effectué 215 interventions pour porter secours à 214 victimes, dont 4 sont décédées.

Parmi elles, un individu tombé dans un caniveau à 300 m environ du château d’eau de Katr-Yaar et qui n’est plus de ce monde. 2 citoyens ont perdu la vie dans des accidents de la route.

Une personne s’est donné la mort par pendaison à l’intérieur d’une salle vide dans l’enceinte du Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo. On ignore tout de ce qui a pu le pousser à un tel acte, puisqu’il a emporté son secret dans la tombe.

L’Observateur Paalga du 18 mai 2008



20/05/2008
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