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Norbert Tiendrébéogo : « Le FFS reste et demeure »

Norbert Tiendrébéogo

« Le FFS reste et demeure »

A l’issue du Congrès extraordinaire de dissolution du Front des forces sociales, nous avons échangé avec celui qui a fondé ce parti, le député Norbert Tiendrébéogo, qui donne son point de vue sur l’événement.

 

Un congrès extraordinaire s’est tenu ce matin (Ndlr : dimanche 4 mai) et a dissous le Front des forces sociales (FFS). Qu’en dites-vous ?

• Je pense qu’il ne s’agit, ni plus ni moins, que d’une mascarade honteuse. Ceux qui en sont les auteurs ne savent pas ce que c’est que la honte, sinon ils n’allaient pas descendre aussi bas. Le FFS, comme tout parti politique, est régi par des textes. On ne convoque pas un congrès comme si on invitait ses copains au marché. Nous avons des instances qui sont là. Ce sont le Secrétariat exécutif, le BPN et le Conseil national qui sont autant de structures par lesquelles on passe pour convoquer un congrès extraordinaire.

Justement, ceux qui l’ont organisé disent avoir réuni le Secrétariat exécutif…

• Je regrette, mais nous n’avons jamais été ampliateurs d’une telle invitation.

Ils affirment pourtant vous avoir envoyé une convocation par voie d’huissier…

• Oui. Pour un congrès extraordinaire de fusion, nous a-t-on dit, alors que le FFS n’a jamais cherché à fusionner avec qui ce soit. Nous sommes donc bien étonnés. Pire, celui qui a procédé à cette convocation n’a aucune autorité pour le faire…

Mais c’est tout de même le président du parti !

• Bassière Nestor, puisque c’est de lui qu’il s’agit, ne dispose d’aucun pouvoir pour le faire, fût-il le président national. Nos textes sont clairs là-dessus. Un congrès extraordinaire est convoqué par les 2/3 des provinces dans lesquelles le parti est représenté ou alors sur décision du Conseil national.

De votre côté, il semble que la veille de cette rencontre, vous aviez organisé une rencontre du BPN…

• Oui. Il s’agissait d’une rencontre demandée par la majorité des membres du Secrétariat exécutif et nous avons compté la présence de presque toutes les provinces dans lesquelles nous sommes implantées…

Du côté de Bassière aussi, on revendique la même forte présence…

• Oh ! De toutes les façons, comme ils vont envoyer un procès-verbal au ministère de tutelle, on saura si ce sont des éléments de la rue qu’ils ont ramassés comme étant des responsables du FFS ou si ce sont vraiment des responsables du parti. Nous, nos participants sont de vrais responsables du FFS qui sont dans les listes déposées au MATD.

Vous refusez donc la dissolution du FFS ?

• Ce n’est pas que nous la refusions. C’est qu’il n’y a aucune dissolution du FFS ! Il n’y a que les membres du parti qui ont la possibilité de le faire. Ce n’est pas à des individus ramassés dans la rue de le faire. Le FFS demeure. Le FFS n’a jamais disparu, n’en déplaise aux petits apprentis sorciers. Nous sommes là. Nous sommes reconnu par le ministère de tutelle. Jusqu’à preuve du contraire, le MATD ne nous a jamais retiré le récépissé. Néanmoins, en juin, précisément le 28, nous allons prendre un autre récépissé pour prendre acte de la démission de Bassière et Cie.

Des informations qui nous parviennent disent que vous allez créer le Front des forces « socialistes » pour varier un peu le nom.

• Ce que vous dites n’a jamais été à l’ordre du jour de nos échanges.

On a l’impression que beaucoup de vos anciens compagnons du côté UPS vous en veulent. Ils vous reprocheraient une certaine ingratitude pour avoir utilisé l’UPS pour devenir député et de les avoir ensuite lâchés.

• Ecoutez ! Nous avions fait une coalition et sommes allés aux élections. Après les scrutins, chacun est libre de se retirer de ladite coalition ! La coalition a voulu se muer pour aller vers la fusion. Nous ne sommes pas allé jusqu’à la fin du processus. Je ne vois donc pas en quoi on va me traiter de renégat ou de calculateur. Nous ne sommes pas obligé d’aller jusqu’à la fin de la logique que les autres voulaient nous imposer !

 

Entretien réalisé par I.K.B.

L’Observateur Paalga du 5 mai 2008



05/05/2008
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