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Paix dans l’espace CEDEAO : Ouagadougou, caserne des chefs d’état-major

Paix dans l’espace CEDEAO

Ouagadougou, caserne des chefs d’état-major

 

Du 25 au 27 juillet 2007, le Comité technique des experts chargés des questions de paix de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dont le Burkina assure la présidence, tient sa deuxième réunion à Ouagadougou.

 

Les chefs d’état-major des armées des pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sont en conclave à Ouagadougou, depuis hier 25 juillet 2007. C’est la salle des banquets de Ouaga 2000 qui sert de cadre à cette rencontre. Deuxième du genre après celle d’Abuja en avril dernier, elle s’inscrit dans le cadre des activités du Comité technique des experts chargés des questions de paix de la CEDEAO. L’allocution de bienvenue à la cérémonie d’ouverture a été prononcée par le chef d’état-major général des Armées du Burkina, le Général Ali Traoré, en sa qualité de président en exercice du Comité technique des experts chargés de paix (CTEP) de la CEDEAO. Si notre capitale accueille cette réunion, c’est parce que depuis la première qui s’est tenue en avril dernier à Abuja, la présidence du CTEP est assurée par le Burkina. Le Général Ali Traoré s’est réjoui de l’accalmie dans divers foyers de tension et de la tenue de scrutins réguliers dans nos pays. Même si, nuancera-t-il son propos, des appréhensions sont quelquefois apparues au regard de certains faits regrettables en Guinée Conakry et récemment en Côte d’Ivoire avec l’attentat perpétré contre le Premier ministre Guillaume Soro. De son point de vue, l’ONUCI et la Force LICORNE  en Côte d’Ivoire peuvent avoir le sentiment du devoir bien accompli. Il en est de même de la MINUL, qui compte sur le soutien de la communauté internationale pour consolider la paix chèrement acquise au Liberia. Il ne reste que la relance des économies dans ces deux pays pour ramener chacun à jouer le rôle qui fut le sien au sein de la CEDEAO. Le chef d’état-major général des Armées a invité ses pairs à saisir cette réunion pour “faire le point de situation à travers une mise à jour détaillée et pointilleuse des questions fondamentales qui constituent les piliers de leur action ”. Ce qui, selon lui, leur permettra de s’informer davantage sur les efforts multiformes que déploient nombre de leurs partenaires pour accompagner les nombreuses initiatives que les chefs d’Etat et eux-mêmes développent dans des domaines stratégiques, telles que les communications et la sécurité sous-régionales. Il a en outre émis le vœu que, dans le cadre de la Force en attente de la CEDEAO (FAC), des pistes de réflexion, assorties d’une délibération commune dans l’immédiat ou dans un proche avenir sur leur contenu et leur portée, soient esquissées. La fidélisation des personnels désignés pour constituer les unités de la Force en attente, au moyen de documents administratifs consensuels applicables à tous dans l’optique de cristalliser les avantages certains qu’une telle disposition comporte ; la formalisation d’un soutien financier clair et substantiel aux pays membres en vue de les aider à juguler certaines charges inhérentes à la mobilisation de toute unité en attente quelle que soit sa taille; l’initiation de camps d’intégration et de cohésion, d’abord pour les cadres des unités promises à la FAC puis pour les troupes. Ce sont là des pistes qui, selon le Général Traoré, pourraient apporter un plus à la solidité de la forteresse qu’ils entendent bâtir. De telles actions, pense-t-il, peuvent favoriser la cohésion et la valeur opérationnelle des unités. Aussi a-t-il recommandé que la structure œuvre au renforcement "de l’amitié et la fraternité entre les hommes à travers l’association des cadres et des troupes à la célébration de nos différentes fêtes nationales ainsi qu’à toute activité interne pouvant  donner lieu à des brassages conviviaux entre frères d’armes de la sous-région".

La deuxième allocution a été prononcée par le commissaire chargé des Affaires politiques de la paix et de la sécurité de la Commission de la CEDEAO, le Colonel Mahamane Touré. Cette rencontre, selon lui, fait suite à une série d’activités menées dans la sous-région dans le cadre de la transformation du Secrétariat exécutif en commission. C’est ce dernier qui a annoncé le programme de la présente rencontre qui devrait s’ouvrir par un huis clos au cours duquel il est prévu une revue du statut du CTEP et la reformulation de son titre. Le commissaire Touré fera également aux participants un compte rendu des différentes consultations qu’il a effectuées et des recommandations du comité technique chargé des Affaires politiques, de la paix et de la sécurité.  L’état d’avancement de la mise en place de la Force en attente de la CEDEAO fera également l’objet d’un exposé. Il sera également passé en revue la situation sécuritaire dans la sous-région suivi d’un point de situation par chacun des commandants des Forces des Nations unies dans son secteur de responsabilité.

 

Hamidou Ouédraogo

L’Observateur Paalga du 26 juillet 2007



26/07/2007
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