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Paroisse St-Camille de Dagnoën : 40 ans de charité à Ouagadougou

Paroisse St-Camille de Dagnoën

40 ans de charité à Ouagadougou

 

La paroisse St-Camille de Dagnoën  a 40 ans. La célébration de cet anniversaire a eu lieu le 15 juillet 2007 dans l’église paroissiale. La messe jubilaire a été présidée par l’archevêque de Ouagadougou, Mgr Jean Marie Compaoré, en présence de très nombreux prêtres, de religieuses et religieux et d’une multitude de fidèles catholiques.

 

Accouru des quatre coins de la paroisse, voire de Ouagadougou, les chrétiens ont investi le siège paroissial de St-Camille pour prendre part à la célébration eucharistique de ce jubilé. Difficile d’évaluer le nombre de personnes, tant l’église et la cour étaient pleines à craquer.

Ce qui est sûr, c’est que le comité d’organisation a su mettre les petits plats dans les grands pour que l’événement se déroule de la plus parfaite manière qui soit. Le service de liturgie et les chorales ont merveilleusement joué leur partition pour accompagner de la plus belle manière l’assemblée en prière.

Cette paroisse en fête a été érigée le 1er juin 1967 par le cardinal Paul Zoungrana. Et comme l’a rappelé le curé, le Père Prosper Kontiébo, «l’histoire de la paroisse est intimement liée à  celle de la congrégation des Pères Camilliens au Burkina Faso». Si au début, on ne comptait qu’à peine une centaine de nouveaux baptisés par an, aujourd’hui, on en compte annuellement près de 2 000 tandis que le nombre des mariages frôle les 300 chaque année. Selon le curé, en 2006, plus de 42 000 fidèles étaient inscrits sur les registres de la paroisse. En 40 ans, la paroisse n’a connu que trois curés : le Père Pascal Del Zingaro (1967-1981), le Père Celestino Di Giovambattista (1981-2001) et le Père Prosper Kontiébo (depuis octobre 2001).

Dans son homélie, Mgr Jean Marie Compaoré a souhaité aux paroissiens une bonne fête patronale (ndlr : la veille, c’était St-Camille) et un heureux anniversaire. Il a noté avec satisfaction l’augmentation constante du nombre des baptêmes et des mariages, signe pour le prélat que la main de Dieu est à l’œuvre dans cette paroisse où chaque week-end, 17 messes sont célébrées.

Selon Mgr Compaoré, le cardinal Paul Zoungrana, en érigeant la paroisse et en la confiant aux Camilliens, avait dit que «cette paroisse ne doit pas être comme les autres. Elle doit être particulière eu égard au charisme de ses responsables». Ainsi, outre les activités pastorales classiques d’une paroisse, les Camilliens ont développé des services de santé (dispensaire et maternité, centre des malades du SIDA), mais également des services sociaux et pastoraux  au bénéfice des prisonniers et des malades de l’hôpital. Autant de lieux où s’exerce une charité agissante. C’est pour quoi l’archevêque de Ouagadougou a déclaré qu’en 40 ans, «les Camilliens ne nous ont pas déçu. Ils ont fait le travail qu’on attendait d’eux. C’est à nous, paroissiens, de suivre, de les suivre, de faire comme eux».

Dans son homélie, le prêcheur du jour a fait un clin d’œil au Père Celestino Di Giovambattista, «cet homme qu’on a eu la grâce de connaître et qui a incarné toute l’œuvre des Pères Camilliens au milieu de nous. Il a construit des maisons pour des orphelins, des veuves chassées, il a payé des scolarités, etc. C’est au prix de sa vie qu’il a travaillé. Ce qu’il a fait, c’est ce que font les autres Camilliens dans l’ombre et dans l’humilité». Le cardinal avait donc raison, cette paroisse ne devait pas être comme les autres.

L’archevêque a terminé son prêche en invitant les paroissiens à la charité, à la solidarité, bref à une vraie vie de famille dans les Communautés chrétiennes de base (CCB).

La messe a duré près de quatre heures, mais à cause de son intensité, on n’a pas senti le temps s’écouler. Et lors de la série d’interventions à la fin de la célébration, on a remercié les uns et les autres pour leur contribution à la réussite de la fête. Les Camilliens ont exprimé leur gratitude à Mgr Compaoré qui, comme le cardinal Zoungrana, leur a toujours manifesté «estime et confiance».

Le reste de la journée a été ponctué par une réception, puis une sorte de foire qui a duré jusqu’au soir. La fête s’est très bien passée, et rendez-vous a été pris pour 2017 en vue de la célébration du cinquantenaire de la paroisse.

 

San Evariste Barro

L’Observateur Paalga du 16 juillet 2007



16/07/2007
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