L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Secteur 30 de Ouaga : Une secte accusée de pratiques sataniques

Secteur 30 de Ouaga

Une secte accusée de pratiques sataniques

"L'Eglise du Christ le Sabah, ministère de la guérison divine" n'est plus qu'un tas de ruines. Suspectée d'être un lieu de pratiques maléfiques plutôt qu'un lieu de culte, elle a été rasée par la population du secteur 30 le 9 octobre dernier, à la suite d'une dénonciation.

        Le mur d’enceinte de "l’église maudite"

Dans le quartier Karpala, au secteur 30 de Ouagadougou, ce jeune pousseur de barrique albinos est couramment appelé Moenga. C'est sur lui que les gourous de "L'Eglise du Christ le Sabah, ministère de la guérison divine" auraient jeté leur dévolu. Invité à venir livrer de l'eau, il aurait fait l'objet d'une tentative d'assassinat. Après s'être échappé de cette mauvaise passe, le jeune homme courut alerter ses parents qui ne tardèrent pas à effectuer une descente sur "l'église". C'était le 8 octobre au soir. Le lendemain matin, les riverains découvrent un spectacle de désolation : murs renversés, portes arrachées, objets divers jetés sens dessus sens dessous. La colère aidant, la foule qui ne cessait de grossir, s'acharne sur ce qui reste de ce curieux temple situé, comme par hasard, en face du cimetière de Karpala. Les occupants des lieux, de nationalité étrangère, avaient eu le temps de disparaître. Alertée, la gendarmerie a ouvert une enquête et s'est rendue sur les lieux en fin de matinée. L'équipe de gendarmes armés jusqu'aux dents et vêtus de gilets pare-balles avait déjà appréhendé deux gourous de la secte. Leurs témoignages et celui de "Moenga" permettront sans doute d'en savoir plus sur les pratiques de cette église. Mais d'ores et déjà, des objets insolites étaient visibles dans la bâtisse en banco, qui laissent dubitatif, tels des cornes et des couteaux plantés dans le sol, des capes rouges sang, une peau de chèvre, des autels enduits de bougies, une assiette pleine de fruits pourris. Une fosse creusée dans une salle attirait particulièrement la curiosité des badauds qui se demandaient ce qu'elle pouvait bien contenir. Une dame, présente dans la foule, suspecte des sacrifices humains : "Une fois, les occupants de l'église ont fait des signes à nos enfants, les invitant à venir ; depuis ce jour, nous leur avons interdit de passer devant ce lieu pour aller à l'école".

Mahorou KANAZOE

Le Pays du 11 octobre 2007



11/10/2007
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