L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Tous les problèmes sont réglés entre la FBF et Saboteur

Jean-Pierre Palm, Ministres des Sports du Burkina

"Tous les problèmes sont réglés entre la FBF et Saboteur"

 

Le mardi 6 mars dernier, nous avons rencontré le premier responsable du département des Sports au Burkina, le colonel de gendarmerie, Jean-Pierre Mori Ardjouma Palm. Avec lui, nous avons échangé sur les relations delétères entre la Fédération burkinabè de football et son entraîneur Drissa Traoré, dit Saboteur. Avec le style qu'on lui connaît, le ministre Palm a également donné des éclairages sur la menace de dissolution qui planait sur la fédération de boxe, et le partenariat entre ASO et le Tour du Faso. Autre point abordé par le ministre Jean-Pierre Palm, le match perdu sur tapis vert par les Etalons espoirs.

 

M. le ministre, quelle est votre opinion sur les relations qui existent actuellement entre la FBF et son employé, Drissa Traoré, dit Saboteur, l'entraîneur du Onze national ?

 

Jean-Pierre Palm (ministre des Sports et des Loisirs) : Je pense que vous avez déjà crevé l'abcès à travers un article dans votre journal. Il y a des problèmes d'humeur, beaucoup plus qu'un problème profond. L'équipe nationale représente quand même toute la population. Je disais tantôt, à une émission de la télévision nationale, que le vendeur de cigarettes que vous voyez au coin de la rue est un entraîneur national en puissance au Burkina. Nous sommes entre burkinabè, et notre pays est un pays de dialogue. Si nous arrivons à régler certains problèmes des autres, nous ne devons pas perdre de vue nos propres problèmes. C'est ce qui nous a poussé à rencontrer Saboteur une première fois, pour savoir de quoi il retournait, et il s'est exprimé. Nous avons ensuite rencontré la Fédération qui a également énoncé les griefs reprochés à l'entraîneur et nous avons échangé avec les deux parties le lundi 5 mars. Les discussions se sont passées dans une ambiance fraternelle. Il a été rappelé à Saboteur qu'il est un employé de la Fédération. Je pense qu'une équipe nationale n'est pas une propriété privée ; chacun a un rôle à jouer, et c'est dans la concertation, la solidarité, l'unité que nous pouvons pousser les enfants à aller le plus loin possible.

 

Quelle était la pomme de discorde ?

 

Il y a beaucoup de problèmes, et à travers les écrits dans la presse, certains disaient que c'était l'oeuvre de X ou Y. C'est pour cela que je disais il y a quelques jours, qu'il fallait que la presse joue sa partition, en ramenant le calme. J'étais heureux de lire votre journal qui allait dans ce sens. Je le dis, mieux vaut discuter que de faire un article, parce que, souvent, vous lisez le journal avec votre humeur du moment. Peut-être que ce n'est pas dit méchamment, mais votre interprétation vous pousse à des excès qui n'atteignent pas ce qui a été écrit, et je pense que c'est ce qui est arrivé. Nous avons demandé à l'entraîneur s'il était impliqué dans les écrits, une chose qu'il a niée. La Fédération a un chargé de communication, et c'est lui seul qui doit diriger ce volet.

 

Qu'est-ce que chacune des parties vous a dit ?

 

Cela est parti des écrits dans les journaux. Il y a également le problème de la sélection, parce qu'il y avait pratiquement de nouveaux joueurs. Je dis que c'est une bonne chose. Cependant, Saboteur n'est pas venu pour bâtir une nouvelle équipe mais nous qualifier pour la CAN'2008. Nous avons quand même des joueurs qui étaient là et constituaient une ossature. Nous ne pouvons pas les ignorer, parce qu'il y a des problèmes. J'ai invité l'entraîneur à jouer son rôle de rassembleur, en convoquant le maximum de joueurs, pour les tester sur leur forme du moment, et à partir de là, il peut faire sa sélection. Sur le terrain, il est le roi, mais, autour de l'équipe, le ministère est impliqué, de même que la Fédération, le Premier ministre, le chef de l'Etat et tous les Burkinabè qui marchent dans la rue sont impliqués. Je suis désolé mais j'ai dis à l'entraîneur qu'il n'était pas le propriétaire de l'équipe.

 

Est-ce à dire que tous les problèmes sont maintenant réglés et qu'on ne parle plus de changement d'entraîneur ?

 

Tous les problèmes sont effectivement réglés, et il n'était pas question de changement d'entraîneur, mais il y avait des problèmes. Je l'ai dit, un employé ne peut pas vouloir tenir tête à son employeur. Et comme l'a dit Jean-Pierre Chevènement au sujet des ministres, et qui concerne aussi les entraîneurs, "vous la fermez ou vous démissionnez".

 

Jusqu'à ce que vous les rencontriez, la FBF exigeait le départ de l'entraîneur.

La Fédération n'a pas exigé de se séparer de son entraîneur. La FBF a dit qu'il y avait des problèmes et que si cela continuait, elle allait être obligée de se séparer de lui. Il y avait eu une rencontre où les choses se sont bien passées, et après elle a dit qu'il y avait eu encore des manquements et j'ai tenu à rattraper les choses en invitant les uns et les autres à la retenue, parce que ce n'est pas nous qui sommes sur le terrain. Nous sommes là pour déblayer le chemin pour les enfants, et il n'y a pas de raison que nous soyons en train de nous battre comme des chiffonniers. En plus, cela ne donne pas un exemple, parce qu'une équipe doit être quelque chose de solidaire. Si l'équipe dirigeante n'est pas solidaire, comment voulez-vous que les enfants sur le terrain soient unis ? Je pense que le message est passé très fortement et chacun a compris que ce n'est pas son ego qu'il fallait mettre devant mais plutôt l'intérêt national, et à partir de ce moment, celui des enfants qui suent sang et eau sur le terrain. Ils se sont compris, puisque chacun a mis un peu d'eau dans son vin, et j'espère que c'est parti pour que nous puissions battre largement le Mozambique à Ouagadougou.

 

Saboteur aurait souhaité dépendre du ministère des Sports...

 

Saboteur ne peut pas demander à ce que le ministère soit son employeur. Ce n'est pas vrai. Je précise que c'est la Fédération qui a recruté Saboteur. Ce n'est pas le ministre des Sports ni le président du Faso. Il est vrai que c'est l'Etat qui le paie et quand la FBF a porté son choix sur Saboteur, elle m'a appelé pour demander si j'étais d'accord sur le choix. Je n'ai pas à être d'accord ou pas, mais j'ai dit simplement que c'était une bonne chose que d'avoir un sélectionneur burkinabè, parce qu'il connaît mieux le milieu et nos mentalités.

J'ai néanmoins fais savoir que j'allais soumettre la question au chef de l'Etat, qui est le président du Conseil des ministres. Ce dernier a dit ne pas être celui qui doit imposer quelqu'un en la matière mais que nous voulons une personne qui peut conduire l'équipe vers des victoires. Tous ceux qui brodent autour de ce sujet racontent des histoires. Saboteur est un employé de la FBF, et pas plus.

 

A vos yeux, qu'est-ce qui est plus important entre les résultats et les hommes qui apportent ces résultats ?

 

Nous nous sommes laissés griser par notre victoire contre le Sénégal. Entre le Sénégal et nous, c'est le jour et la nuit. Il ne faut pas se voiler la face. Lorsque vous alignez des locaux qui se battent et gagnent le match, on se demande pourquoi on fera encore appel à un "pro". Le "pro" a bénéficié d'une expérience. Aujourd'hui, le championnat d'Afrique est un championnat d'Europe bis qui se déroule sur le continent africain. Ce sont donc des joueurs qui se connaissent bien. Quelle est l'équipe qui peut se passer d'un certain Dagano ? (ndlr, Moumouni, évolu à Sochaux en première ligue française). Le Burkina ne peut pas dire qu'on ne veut pas de Dagano parce qu'on a battu le Sénégal hier. Et moi je dis qu'on a battu le Congo ici, le Ghana (qui est l'une des meilleures équipes d'Afrique), l'Afrique du Sud. On n'est pas parti à la CAN' 2006 parce que le Cap Vert est venu nous griller ici. C'est pour dire qu'il faut une équipe d'expérience et des joueurs disciplinés. ça aussi, je l'ai dit : un joueur a beau être un vrai "pro", s'il arrive ici, il doit montrer de par son comportement qu'il est "pro". Celui qui vient faire le malin parce qu'il se dit "pro", on le chasse. C'est clair. Celui qui vient, qui joue au petit capricieux repartira en France jouer au capricieux. Nous avons envoyé Saboteur en Europe rencontrer individuellement les joueurs. Il l'a fait. Il doit regrouper tout le monde. C'est comme un maître d'école : dans la classe il y a des élèves turbulents, paresseux. Le maître doit amener tout le monde au meilleur niveau. Son rôle n'est pas de prendre partie, et je le lui ai dit. Je lui ai également dit qu'il avait eu tort d'attaquer Kéré (ndlr, Mahamoudou, ex-capitaine des Etalons) dans les médias. En tant que père, il devait l'appeler et le réprimander, mais ça devait rester entre eux deux. Mais, dès que ça sort dans la presse, il va réagir, parce que vous avez cassé ce respect qu'il allait avoir pour vous.

 

Quel est votre pronostic sur les Etalons cadets qui sont logés dans une poule relevée de la CAN qui débute au Togo ?

 

Il n'y a pas de poule relevée, et nous avons l'habitude d'être modeste. Je suis désolé pour ceux qui n'y croient pas, mais nous sommes maintenant un grand pays de football, et les gens ont peur de nous aussi. Les juniors ont éliminé le Ghana pour aller au Congo, les cadets ont réalisé un score fleuve de 6 buts à 1 face au Mali, et, auparavant, fait match nul avec l'Ethiopie chez elle. Nous ne sommes pas quand même des petits et nous n'avons à craindre personne. Je l'ai dit aux cadets, et c'est le même message que j'ai passé aux juniors et aux seniors : ils n'ont qu'à jouer et se faire plaisir. Nous voulons gagner, et si nos enfants jouent bien, ce sera un plaisir pour nous.

 

Après la mise en place de l'Union nationale des supporters des Etalons, avez-vous pour l'heure des motifs de satisfaction ?

 

Depuis que cette union a été mise en place, elle est en train de faire son petit bonhomme de chemin. Nous progressons normalement. C'est le problème de la vente de cartes qui se pose aujourd'hui. J'ai suggéré à l'Union de passer par le biais de la presse pour la mobilisation afin de vendre le maximum de cartes. Elle croit que l'opinion va penser qu'elle est en train d'escroquer les gens. Mais, comme tout se fera dans la transparence, il n'y a pas de problème. Georges Fadoul avait promis de faire des gadgets et de dresser des boutiques de supporters et faire aussi des pin's qui sont déjà là. On travaille à ce que ce soit une structure viable dans la durée.

 

Où en êtes-vous avec l'Union des journalistes sportifs ?

 

Je crois que c'est l'UPSB qui traîne les pieds, sinon l'AJSB est disposée. J'ai rencontré Gabriel Barrois (président de l'UPSB) qui m'a dit qu'une réunion dans ce sens s'était tenue il n'y avait pas longtemps. Vous les journalistes, vous avez à gagner dans la mesure où tout le monde est d'accord qu'il faut une seule union. Je pense que vous (ndlr, structures de journalistes sportifs) aurez à coeur le respect de la parole donnée. J'attends de voir.

 

Après avoir dissous la fédération de karaté pour mauvaise gestion, vous aviez menacé récemment la fédération de boxe de dissolution. Que s'est-il passé exactement ?

Quelqu'un a cru bon de balancer des écrits dans la presse pour dire que c'est le ministère des Sports qui ne veut pas que le combat d'Irissa (ndlr, Kaboré) ait lieu. Je dis non ! J'ai convoqué la fédération pour lui dire que l'Etat n'a rien à voir dans un combat professionnel. C'est le travail des promoteurs. Pendant que cela se faisait, le Premier ministre avait donné son accord pour que l'Etat prenne en charge ce combat parce que Irissa est l'un des boxeurs qui brillent aujourd'hui. On attendait que le ministre des Finances rentre d'un voyage. Le ministre est rentré, et la Fédération a touché son argent. J'avais dit que je voulais des justificatifs après le combat. On avait donné 2,5 millions FCFA pour la préparation du boxeur. Résultat, on n'avait mis que 250 000 F CFA dans la préparation du boxeur . Vous l'avez vu, il n'était pas en forme ce jour-là. Egalement, pour le gala, j'ai dit que c'était le ministère qui l'avait organisé et je voulais savoir quelles avaient été les recettes. Réponse : 900 000 F CFA. Tout calcul fait, la fédération nous devait plus de 4 millions F. J'ai dit de reverser l'argent au ministère. Ce jour-là, je leur ai donné jusqu'à 16h pour le faire en leur précisant que si ce n'était pas fait à cette heure-là, je dissolvais la fédération à 17h. Ils ont effectivement ramené un chèque de 4 millions F avant 16h. ça se passera désormais comme cela. Nous ferons la même chose à toutes les fédérations. Si à la fin d'une manifestation, et au regard des pièces justificatives, l'argent n'est pas au complet, on donnera une heure pour ramener le manquant. Si ce n'est pas fait au bout d'une heure, on dissout la fédération concernée. C'est du vol.

 

Mais les instances internationales ne sont pas d'accord avec cette façon du politique de gérer les fédérations !

 

Ces instances internationales n'ont qu'à venir payer. En attendant, c'est le Burkina qui paie. C'est nous qui payons et nous avons ce devoir de demander des comptes. C'est un devoir pour chaque Burkinabè que de demander des comptes sur l'utilisation de son argent.

 

Jusqu'à aller dissoudre une fédération ?

 

Quand elle est une voleuse, on la dissout. C'est elle qui combat ? C'est elle qui court ? Et que dit le joueur qui est sur le terrain ? Vous donnez de l'argent pour un athlète, et on ne le transmet pas. Celui qui bouffe l'argent sera chassé. Il n'y a aucune instance internationale qui a dit que les gens peuvent aller prendre l'argent de l'Etat bouffer sans être inquiété. C'est faux. Il faut qu'on se mette au sérieux. On a trop de "bana bana" qui se sont assis et qui se sont dit que la meilleure manière de bouffer l'argent, c'était de venir dans le sport. Cette ère est terminée. En tout cas, avec moi, c'est terminé. Une fédération doit être un exemple. Ce ne doit pas être des voyous. S'il y a des voyous à la tête des fédérations, les athlètes ne peuvent que devenir des braqueurs. On n'attendra plus une semaine ou dix jours pour exiger des justificatifs.

 

Quel a été votre sentiment lorsque vous avez appris que les Etalons espoirs ont perdu leur match contre le Ghana sur tapis vert dans le cadre des éliminatoires des Jeux olympiques ?

 

J'ai envoyé une lettre à la fédération de football pour demander des explications et situer les responsabilités. C'est grave parce qu'aujourd'hui aucun pays ne peut perdre un match sur tapis vert par méconnaissance des textes. Je dis non. J'ai donc demandé des explications à la fédération afin de situer les responsabilités et éventuellement sanctionner.

 

Avez-vous eu ces explications ?

 

Je n'ai pas encore reçu de réponse.

 

Et vos rapports avec ASO pour ce qui concerne le Tour du Faso ?

 

Je crois qu'on s'est compris avec les Français. On s'est beaucoup expliqué. Ils ont compris ma position. Je n'ai rien contre ASO mais je suis Burkinabè et je défends les intérêts du Burkina. Je n'ai pas à regarder la figure de quelqu'un avant de le faire. Je crois qu'ils ont fini par comprendre qu'il fallait qu'on s'asseye pour discuter. Le contrat tel que libellé n'était vraiment pas à l'avantage de nos cyclistes. Ils m'invitent en France pour pouvoir mieux discuter, mais c'est moi qui traîne un peu les pieds. Je ne signerai pas un contrat sur une course qui se déroule au Burkina, et soumise aux lois françaises. Cette course sera soumise aux lois burkinabè ou bien ils ne viendront pas. On a longuement échangé au téléphone et je crois qu'on s'est compris.

 

La partie française demande à ce que ce contrat soit signé de façon tripartite, c'est-à-dire entre ASO, la fédération burkinabè de cyclisme et le ministère burkinabè des Sports...

 

Non ! c'est la fédération de cyclisme qui va signer. L'Etat n'a pas à s'engager avec une organisation. Nous devons jouer le rôle d'arbitre. La course se déroule chez nous. La fédération burkinabè de cyclisme n'est pas une fédération de voyous. Ce sont des gens responsables. Je ne pense pas que Adama Diallo (ndlr, président de la fédération de cyclisme) puisse partir avec la caisse de ASO sous son grand boubou (ndlr, rires). Ils connaissent très bien Adama Diallo. Qu'ils signent donc avec la fédération ! Maintenant, s'il y a un problème, l'Etat peut intervenir.

 

L'Etat est pourtant signataire depuis le mariage du Tour du Faso avec ASO...

 

Je n'ai pas à critiquer quelqu'un mais, dans ma conception, je dis non. Je ne peux pas être juge et partie. Mieux, l'Etat avait-t-il une lecture sur les fonds ? Rien. Puisqu'il n'y a jamais eu de bilan, à part le premier Tour où je me suis fâché et j'ai menacé qu'il n'y aurait plus de Tour ici sans le bilan du Tour précédent. C'est comme cela que j'ai reçu un semblant de bilan. Les droits télévisés, la publicité qui passe sur le Tour du Faso en Europe, le Burkina n'y gagne rien. C'est le premier commerce où je vois que l'Etat investit 60 millions de F CFA pour ne récupérer que 6,5 millions de F CFA à la fin. On met 60 millions, on récupère 6,5 millions et on est heureux. C'est quel histoire ça ?

 

Pensez-vous être bien compris par les structures fédérales ?

 

C'est mon style. ça plaît ou ça ne plaît pas. Je pense que je ne me pose pas la question. Je dis simplement qu'il ne faut pas que je blesse quelqu'un. Si des gens sont fâchés parce qu'on dénonce leur comportement dévoyé, j'irai directement. Pour le reste, je fais tout dans ma vie pour éviter de blesser quelqu'un. Je suis quelqu'un de très respectueux. Je fais tout pour respecter les gens, tout comme je tiens à ce qu'on me respecte. Par rapport aux biens de l'Etat, je reste intraitable. Beaucoup ont commencé à comprendre que c'est quand même le budget de l'Etat et qu'ils se doivent de se mettre dans la réalité de ce pays. Ce message semble être passé au niveau des fédérations. J'ai l'appui du Comité national olympique et du sport burkinabè (CNOSB) avec le grand frère Pascal Kinda en tête. Son comité joue bien son rôle de mère de toutes les fédérations. De par son âge, le président du CNOSB joue aussi le rôle de facilitateur et de conciliateur dans beaucoup de choses. Je tiens aussi à souligner que j'ai des collaborateurs qui sont assez loyaux, avec lesquels j'ai de très bons rapports.

 

Jean-Pierre le gendarme, Jean-Pierre le colonel, Jean-Pierre le ministre. Quelle appellation vous convient le plus ?

 

Colonel ! C'est ça qui me convient le plus. ça, c'est pour moi (rires...). Je préfère donc colonel de gendarmerie (rires).

 

Propos recueillis par

Antoine BATTIONO et Alexandre Le Grand ROUAMBA

Source Le Pays du 12 mars 2007

 



12/03/2007
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