L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Tout pour le cœur à Ouaga 2000

Tout pour le cœur à Ouaga 2000

 

Deux professeurs agrégés de cardiologie, Ali Niankara et Lucie Ouédraogo/Nébié, ont érigé un centre médical privé à vocation cardio-vasculaire. Située à Ouaga 2000, cette clinique, au cœur des maladies du cœur, a été inaugurée le 12 janvier 2008. La cérémonie y relative était placée sous le patronage du ministre de la Santé, Alain B. Yoda, et le parrainage de Simon Compaoré, maire de la commune de Ouagadougou.

 

"Les affections cardio-vasculaires sont de plus en plus fréquentes. Par exemple, l'hypertension artérielle concerne 25% des plus de 18 ans, soit un adulte sur quatre à Ouagadougou... D'ici à 2015, les maladies cardio-vasculaires vont constituer la première cause de mortalité dans nos pays africains, en commençant par nos capitales. Il apparaît donc que dans notre cité, une structure spécialisée dédiée à une prise en charge rapide et adaptée des affections cardiaques n'est pas de trop, nous dirons même était devenue nécessaire".

C'est en ces termes que le Pr Ali Niankara justifie la création de la clinique du cœur.

Grâce à son plateau technique, à son personnel dévoué, la clinique du cœur assure la prise en charge des urgences cardio-vasculaires. Elle assure aussi les consultations classiques de cardiologie et d'autres consultations spécialisées de pathologies souvent multiples et associées. Elle permet également la prise en charge, en urgence, des affections médicales grâce à une garde de médecins 24 h/24.

Dix-huit lits dont trois box d'urgence et deux lits de réanimation permettent l'hospitalisation lorsque celle-ci est nécessaire.

Les explorations quotidiennement disponibles sont l'électrocardiogramme, les échographies Doppler cardiaques et vasculaires, les holters (rythmique et tensionnel), permettant la surveillance permanente et ambulatoire sur 24 heures ou plus du cœur ou de la tension artérielle, l'épreuve d'effort sur bicyclette et tapis roulant.

La pose de stimulateur cardiaque (ou pace maker) y est déjà réalisée. La chirurgie générale de certains malades, très délicats sur le plan cardio-vasculaire, pourra être également assurée par la clinique, en collaboration avec les autres spécialistes.

L'ambition de la clinique du cœur est d'arriver à l'autonomie géographique aussi bien pour le diagnostic que pour les traitements. C'est pourquoi il y est envisagé la mise en place d'une radiologie générale (notamment pulmonaire et osseuse), la biologie pour raccourcir le délai du diagnostic et la cardiologie interventionniste, consistant à traiter des pathologies cardiaques graves sans chirurgie à cœur ouvert.

D'un coût initial évalué à 300 millions de F CFA en 2005, la clinique du cœur est à ce jour à un investissement effectif de 450 millions dont 250 pour le matériel. "Lorsque le bâtiment sera terminé en R+1 et que tous les équipements interventionnels ultramodernes seront mis en place, le cap du milliard sera largement dépassé. Cela peut aisément expliquer pourquoi une clinique propose une tarification permettant de faire face à tels investissements, de faire face aux charges, d'entretenir ces investissements et de fournir des soins de qualité. Mais les prix ici sont largement inférieurs à ceux proposés par les cliniques spécialisées comparables dans bon nombre de pays de même niveau que le Burkina Faso", a indiqué le Pr Niankara.

Le parrain de la cérémonie, Simon Compaoré, lui-même patient de cette clinique parce que souffrant d'hypertension, a fait un témoignage sur les compétences avérées de ses promoteurs et un plaidoyer en direction des institutions financières pour appuyer la clinique du cœur à réaliser tous ses projets.

Quant au représentant du ministre de la Santé, le Dr Karim Bandé, directeur du sous-secteur sanitaire privé, il a salué l'initiative des deux professeurs agrégés, qui contribue à rehausser le système de santé au Burkina Faso. Face au coût de la prise en charge, qui n'est pas à portée de tous les Burkinabè, le Dr Bandé suggère la promotion des mutuelles ou des assurances. Sur ce point, les promoteurs de la clinique du cœur  réfléchissent à la création d'une fondation dénommée "Fondation du cœur" afin d'aider les moins nantis, les personnes démunies, les personnes âgées, les retraités et surtout les enfants à accéder à des soins de qualité.

 

Adama Ouédraogo Damiss

L’Observateur Paalga du 14 janvier 2008



14/01/2008
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