L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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UFOA : Ça passe ou ça casse à Conakry

Union des Fédérations ouest-africaines

Ça passe ou ça casse à Conakry

 

Depuis le 27 février 2007, des présidents et des représentants de 13 Fédérations de football demandent la convocation d’une assemblée générale extraordinaire et élective de l’Union des Fédérations ouest-africaines (UFOA). Mais le comité exécutif que dirige l’Ivoirien Jacques Anouma n’entend pas la chose de cette oreille.

Pour essayer d’aplanir les choses, le ministre des Sports ivoirien, Banzio Dagobert, a rendu visite à son homologue du Burkina, Jean-Pierre Palm, le lundi 30 avril dernier. On a parlé, entre autres, d’une concertation qui doit avoir lieu à Conakry où va se jouer l’avenir de la structure.

 

Tout est parti de la session de concertation à Lagos où des présidents et des représentants des associations de football s’étaient réunis sous la présidence de Sanu Lulu, le président de la Fédération nigériane de football. Ils avaient adressé une correspondance au président du comité exécutif de l’UFOA, Jacques Anouma, lui demandant de bien vouloir convoquer une assemblée générale extraordinaire et élective, à Accra, le 14 avril 2007 à 10 h, conformément aux dispositions statutaires de la CAF et de la FIFA. Selon eux, après une analyse approfondie de la situation de leur zone, les 13 associations présentes à cette réunion ont constaté avec amertume un disfonctionnement permanent et un retard notoire par rapport aux autres zones de la Confédération africaine de football ( CAF).

L’ordre du jour retenu à cet effet était le suivant :

- situation financière ;

- programme d’activités ;

- élection des membres du Comité exécutif.

Les pays signataires ont pour noms : Bénin, Cap-Vert, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal et Sierra Leone.

 

La réaction du secrétaire général

 

Dans une réponse datée du 3 avril 2007, le secrétaire général de l’UFOA, Abou Traoré, écrit avoir accusé réception d’une demande de convocation d’une assemblée générale extraordinaire élective de l’UFOA. Mais il déplore qu'il n’y ait pas eu transmission d’au moins une copie des lettres de convocation à la réunion informelle du 27 avril 2007 ni celle du procès-verbal de ladite réunion.      

Il a fait observer que l’initiative de la convocation d’une assemblée générale extraordinaire relève de la seule appréciation du Comité exécutif qui juge si elle est nécessaire (cf. l’article 4.1.4 des statuts de l’UFOA). Le cas échéant, l’ordre du jour d’une éventuelle Assemblée générale extraordinaire ne pourrait être décidée que par cet organe.

Le SG note qu’outre la proximité inexpliquée de la réunion du 27 février avec la date de la réunion de l’UFOA, tenue le 10 février 2007, à Khartoum, une éventuelle assemblée générale ne saurait avoir attribution élective, encore moins pour la date préconisée du 14 avril 2007, au mépris des dispositions statutaires de l’UFOA. Il a invité Sanu Lulu à bien vouloir soumettre au Comité exécutif, par l’intermédiaire du secrétaire général, les propositions et éventuelles motions que les associations nationales concernées désirent voir examinées prochainement. Ils les analyseront pour juger, au mieux, des intérêts de l’UFOA, de l’opportunité de la convocation et du lieu d’une prochaine assemblée générale extraordinaire.

 

650 millions pour le tournoi des 16 nations

 

Sur convocation de Jacques Anouma, le président de l’UFOA, une réunion du comité exécutif s’est tenue le samedi 7 avril 2007. Les membres du Comité exécutif ont pris acte de la motion signée le 27 février 2007, à Lagos au Nigeria, par les représentants à divers niveaux de 13 associations nationales, demandant au président du comité exécutif de convoquer une assemblée générale extraordinaire élective le 14 avril 2007 à Accra aux motifs de non-fonctionnement de l’Union et surtout de manque de compétitions.

Au regard de ce qui précède et de la grave menace qui pèse sur l’Union, le Comité exécutif a décidé de la convocation d’une importante réunion d’information à l’intention de toutes les associations nationales, membres de l’UFOA.

Le 14 avril dernier, dans la capitale économique, Jacques Anouma a réconfirmé, aux membres du comité exécutif, l’organisation en Côte d’Ivoire, du 20 juin au 1er juillet 2007, d’un tournoi qui regroupera tous les 16 pays membres de l’Union. Le financement de ce tournoi, qui s’élève à près de 650 millions de FCFA, est prêt grâce au gouvernement ivoirien. Les négociations, apprend-on, se poursuivent pour la couverture médiatique totale de ce tournoi. Les pourparlers sont très avancés avec CFI et une chaîne de TV du Qatar.

Face aux velléités de division de certaines personnes, des représentants des pays tels que la Gambie, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Niger, le Cap-Vert, le Togo et la Sierra Leone, ont exprimé leur soutien sans faille au Comité exécutif de l’UFOA et particulièrement à son président, Jacques Anouma, dont les actions depuis son arrivée à la tête de la structure ont permis sa relance progressive.  

C’est la même démarche qui a animé le ministre ivoirien des Sports, Banzio Dagobert, lors de sa visite de courtoisie à son homologue du Burkina Faso, Jean-Pierre Palm. Selon lui, il est venu à Ouaga pour rendre compte de ce qui se passe à l’UFOA à son homologue burkinabè. «Comme vous le savez, nous sommes dans la CEDEAO, actuellement présidée par le président Blaise Compaoré. Le ministre Palm est donc chargé, au niveau des sports, de gérer les questions qui se rapportent à cette structure», a-t-il précisé. Au cours de son entretien avec ce dernier, il lui a remis officiellement un communiqué final de leur réunion de Dakar qui avait réuni 6 ministres venus du Togo, du Bénin, du Niger, de la Guinée-Conakry, du Sénégal et de la Côte d’Ivoire. Il doit assurer le relais au niveau des 16 Etats membres de la CEDEAO pour que les ministres chargés des Sports se retrouvent bientôt à Conakry, afin qu’ils puissent, à cette occasion, parler de problème de cohésion au sein de l’UFOA. Au-delà de ce problème, le ministre Banzio pense qu’ils doivent parler d’une même voix. Il demande que le comité exécutif de l’UFOA, qui a adopté son programme d’activités 2007, soit soutenu par tous les pays membres. Elu pour un mandat de quatre ans, il doit aller jusqu’au bout de son mandat, qui court jusqu’en avril 2008.

 

Justin Daboné

L’Observateur Paalga du 3 mai 2007



03/05/2007
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