L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Un crocodile sème la panique au secteur 2 à Bobo

BOBO DIOULASSO

Un crocodile sème la panique au secteur 2

Les habitants d’une concession du quartier Souroukouki, au secteur 2 de Bobo Dioulasso, ont été surpris, au petit matin d’hier jeudi 27 septembre, par la visite d’un crocodile solitaire. Comment ce reptile s’est-il retrouvé en plein cœur de la ville, et loin d’un point d’eau où il vit d’habitude? Mystère et boule de gomme. Lorsque nous arrivions sur les lieux, l’entrée de la concession était prise d’assaut par des badauds qui, malgré le danger, étaient difficilement maîtrisés par la police municipale.

Le chef de la concession explique que l’animal a été aperçu jusqu’à l’intérieur de la maison, aux environs de 4 h du matin au moment où les occupants de la cour prenaient leur repas en vue du jeûne musulman. Mais avec la lumière et le bruit, le visiteur mystérieux qui est heureusement resté inoffensif s’est retiré dans un coin à l’intérieur de la cour. Alertés en premier lieu, les sapeurs- pompiers sont venus constater les faits et ont recommandé que soient plutôt alertés les services de l’Environnement. Ce qui fut fait, toujours selon le maître des lieux qui précise toutefois que les agents des Eaux et Forêts ont été vainement attendus. Et c’est ainsi que la mairie de Bobo Dioulasso qui a été appelée à la rescousse en troisième lieu a, à son tour, fait appel aux gardiens de la tradition qui ont été accompagnés sur les lieux par une équipe de la police municipale. L’animal qui a finalement été capturé vivant aux environs de 12 h 30 par l’équipe des gardiens de la tradition venue de Dioulasso-bâ (ce ne fut pas facile), devrait être conduit au marigot Houet ou Dafra. Dans la foulée, on apprend qu’un autre crocodile, plus gros semble-t-il, avait fait son apparition à peu près au même moment dans une cour au secteur 22 de Bobo. Et une dizaine de jours plus tôt, un autre aurait été aperçu en divagation à proximité du théâtre de l’Amitié. Heureusement, on ne déplore aucune victime. Mais c’est tout de même la psychose à Bobo Dioulasso, et cela d’autant plus que personne, pas même les gardiens de la tradition, n’a encore déterminé avec exactitude la provenance de ces animaux qui sillonnent la ville, paradoxalement à un moment où les crues des rivières et même les pluies se font rares.

Par Paul-Miki ROAMBA

Le Pays du 28 septembre 2007



28/09/2007
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