L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Une lueur espoir pour les agents

Affaires étrangères

Une lueur espoir pour les agents

Le Syndicat autonome des agents du ministère des Affaires étrangères (SAMAE) a organisé le 30 août dernier à la Bourse de travail de Ouagadougou une conférence de presse dans le cadre de son premier anniversaire.


"L'ordonnance de sursis est la preuve que le droit a été dit et le SAMAE est ainsi sauvé de l'arbitraire", a déclaré le SG du SAMAE, Désiré Boniface Somé. Jusque-là, la décision prise par la Justice n'est pas appliquée puisque les agents n'ont pas encore rejoint leur ministère. Mais une lueur d'espoir se dégage car mardi dernier, le bureau du syndicat a rencontré le directeur de cabinet du MAECR qui se porte garant d'être leur interlocuteur auprès des autorités.

Au cours de cette conférence, il s'est agi de faire le point des activités de la structure depuis sa création en août 2006 et d'informer les participants des démarches entreprises en vue d'un règlement rapide et pacifique de la crise née de la marche du 10 avril dernier.

Mais qu'est-ce qui a pu conduire les agents du MAECR à décider d'initier une marche le 10 avril dernier ?

Après moult tractations, l'administration acceptera, le 15 novembre 2006, de venir à la table de négociations. Après ce premier round, prétextant le nombre de missions à l'étranger, les priorités et les urgences, elle désertera. C'est fort de ce constat que lors de son AG tenue le 26 janvier 2007, le syndicat décide de l'urgence d'être servi en indemnités. Cette AG donnait 60 jours au ministre d'Etat, en son temps Youssouf Ouédraogo, pour se prononcer sur la question indemnitaire. Selon le SG du SAMAE, 2 correspondances datant des 29 janvier et 26 février ont été adressées au MAECR et qui sont restées sans suite.

La manifestation du 10 avril est la conséquence du mutisme des premiers responsables, a déclaré en substance le SG du SAMAE. Cette marche a été réprimée à travers la fermeture de l'IDRI le 11 avril, et le 23 mai par le reversement de 105 agents au MFPRE pour redéploiement dans d'autres administrations, "chose qui est en contradiction flagrante avec les lois et règlements de "la république".

Face à une telle situation, le syndicat a fait recours à la Justice et à la médiation notamment du médiateur du Faso, du président du CES et de Sa Majesté le Mogho Naba.

Le 26 juillet, le tribunal administratif a ordonné le sursis à exécution qui suspend ainsi la mesure portant reversement des 105 agents. Pour sa part, le gouvernement a interjeté appel le 7 août sans pour autant réussir à obtenir gain de cause.

Le SAMAE est la résultante du Comité d'initiative pour le dialogue social (CIDS), créé après les assemblées générales des 9 et 16 décembre 2005, pour entreprendre toute démarche pouvant aider à trouver des solutions aux problèmes des agents.

Gontran ZOUNGRANA

Le Pays 31 août 2007

ENCADRE

Abdoulaye Zongo se prononce sur son reversement au MESSRS

"Suite à la marche du 10 avril, j'ai été reversé au MESSRS. Après avoir rencontré les premiers responsables et pris service, il nous a été demandé de communiquer nos numéros de téléphone respectifs et de déposer nos CV pour qu'en temps opportun on nous appelle. Depuis près de 2 mois nous sommes toujours dans l'attente d'être appelés. Je me demande ce que je ferai au MESSRS. J'ai été formé pour faire de la diplomatie dans le cadre des relations internationales et voilà que je me retrouve au MESSRS. Même les responsables dudit ministère qui nous ont reçus se demandent à quoi nous allons servir. Nous sommes onze à y être reversés, alors que le ministère à un surplus d'effectif."



31/08/2007
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