L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Vers l’organisation des acteurs dela filière bandji

Filière bandji

Vers l’organisation des acteurs

Organiser les acteurs de la filière bandji que sont extracteurs et revendeurs de la sève du borassus, tel était l’objectif d’une session de formation qui a eu lieu les 5 et 6 mai 2008 dans la salle de conférences de la Direction régionale de la Promotion féminine des Cascades. La cérémonie d’ouverture de cette session a connu la présence de madame le préfet du département de Banfora.

L’arbre emblématique de la région des Cascades est sans conteste le rônier. Les habitants lui reconnaissent de multiples et indéniables avantages, tant sa place dans le tissu économique de la région se passe de commentaire. Le tronc de cet arbre est utilisé dans la construction de maisons, de dalots. Ses feuilles sont utilisées par les femmes dans la fabrication des objets d’art et sa sève, communément appelée bandji est la boisson la plus prisée de la région. Cependant, force est de reconnaître que la survie de l’espèce préoccupe les services de l’Environnement et du Cadre de vie, et la Société Bomba Techno à travers son premier responsable Soungalo Koné, le premier fils de la région qui a réussi à stabiliser le bandji en retardant considérablement, par des techniques naturelles, la fermentation de la sève du rônier. Leur inquiétude se justifie par l’exploitation anarchique dont le rônier est victime de nos jours, le mettant ainsi en danger de disparition. D’où la nécessité pour eux de réunir les extracteurs afin de leur montrer des techniques d’extraction capables de sauver les rôniers.

Selon Soungalo Koné, 12 milles litres de bandji sont extraits par jour à Banfora dans un rayon de 15 km. Ce qui rapporte environ 6 millions de francs aux extracteurs si le litre est vendu à 50 F. Cependant dit-il, il y a des extracteurs, même si ceux-ci sont en nombre très réduit, qui à travers leur métier tuent les rôniers, faute de technique appropriée. Pourtant, les rôniers participent pour beaucoup à la vie des habitants de la région car ils luttent contre la désertification et la vie chère. C’est pourquoi, soutient Soungalo Koné, il faut organiser les acteurs pour la protection du capital existant, pour la plantation de nouveaux sujets et pour renforcer leur compétence en technique d’extraction. Durant deux jours, les acteurs de la filière ont appris à mieux connaître le rônier ; ils se sont rendus dans un champ en compagnie de leur formateur où ils ont appris à exploiter le rônier tant pour sa sève que pour ses feuilles sans le tuer. A l’issue de la session, les participants se sont dits satisfaits de l’initiative de Soungalo Koné et se disent prêts à transmettre les connaissances acquises à leurs collègues du Mali ou du Sénégal où les formateurs sont sollicités.

Mamoudou TRAORE

Le Pays du 11 juin 2008



11/06/2008
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